‹ Histoire du credoChapitre 31 sur 33 · d'une Bible sans titre, in-d (autre · texte numérisé non relu

d'une Bible sans titre, in-d (autre

1605. — d'une Bible (Genève, Berjon, in-12.

» — d'une Bible (Genève), Mathitu Birjon, in-8.

1606. — d'une Bible (La Bochelle), les Héritiers de Hiérosme

llaultin.

1608. — d'une Bible (Genève), Jean Vignon.

1614. — d'une Bible (Saumur), Thomas Portau.

1615. — d'un Psaulirr (Saumur), Pierre Pic-dc-Dieu.

1616. — d'une Bib'e (La BocheUe), Haultin.

1619. — d'une Bible ^bauniur).

1622. — d'un Psautier (Genève), Samuel Chouet.

1647. — d'un Psautier (Paris), Pjcrre des Hayes.

» — d'uiîe Bible (Genève*, Samuel Chouet.

» — d'un NouvefiU Testament (Charenton), in-32.

16d8. — d'un Psautier (Charenton).

1655. — d'un Psautier (Paris), Des llayes et Cellier.

1656. — d'un Psautier (Paris), Des Hayes et Cellier. 1658. — d'un Nouveau Testament (Paris), Antoine Cellier.

1665. — d'une Bible avec Psautier, J. A.et Samuel de Tournes.

1666. — d'un Psautier (Charenton), Etienne Lucas.

1667. — d'un Psautier (Niort), Philippe Bureau.

1668. — d'un Nouveau Testament (Charenion), Lucas. 1675. — d'un psautier (Charenton), Pierre Chouet. 1678. — d'une Bible (Genève), in-folio.

1684. — d'une Bible avec P8auiier(Gencve), Samuel de Tournes. 1688. — d'un Nouveau Testament (Cliarenton), Cellier. 1688. — d'une Bible aViC Psautier, ia-8, Londres (en français),

GrifTin et Everinghain.

1701. — d'un Psaulicr (Berlin), Dusarrat.

1712. — d'une Bible (Genève).

1726. Liturgie (Genève).

1768. A la suite d'ua Psautier (s. 1.).

1784. — d'un Psautier, in-8 (Genève), J. L. Pillet. 1790. — d'un Psautier, in-8 (Vevey), Chenebié et Lortscher. 1825. — d'un Psautier (Cambrai), Hurez.

1837. — d'un Psautier (Valence;, Marc Aurel (2).

(1) On trouve souvent dans les familles protestantes des Bibles dont le titre a été enlevé. Comme la possession du volume sacré était interdite sous peine des galères, on rendait ainsi les saints livres moins faciles à reconnaître par le premier venu.

(2) Le Lien, 1860, 22 déc.

A celle longue énuméraiion, nous ajoulerous un mol encore. Un des érudiis qui connaissent le mieux les livres qui concernent notre hisioiro proieslanlc, M. le professeur Nicolas nous a déclaré iravoir jamais \u le Ci^edo dans une liturgie française du dimanche, ni du xvi'' ni du xvii'^ siècle.

Qu*oppose-t-on à des faits si nombreux, si clairs, si considérables ? Un seul argument qui n'a aucune valeur : Un psautier sans titre, et par conséquent, sans lien ni date, en sorte qu'il peut avoir été publié en Allemagne ou en Suisse aussi bien qu*en France, et qui contient, dit on, le Credo après l'Oraison dominicale. Mais est-ce bien dans la liturgie du dimanche ? Nous avons demandé que ce livre fût communiqué à un de nos amis qui se trouvait dans la localité où il existe; nous n'avons pu lobtenir. Cette preuve unique, et si douteuse, d'une thèse soutenue avec passion, est jugée, du moment qu'elle refuse de se produire au grand jour (voyez V Espérance du 5 juin 1868, p. \U).

On nous objecte encore une liturgie grecque et latine publiée par les E:>tienne, en 1551, 1563, 1575, et qui, en elTet, place le Credo à la suite; de la prière finale du dimanche matin. Xim que prouve ce fait? que l'usage de lire ainsi le Credo était connu ? sans doute, nous ne le nions pas. Qu'il était obligatoire ? qu'il était général ? Est-ce sérieusement qu'on prétend le démontrer avec une liturgie en latin et en grec ? I^s Églises nformées de France ont-elles jamais fait lire dans leur culte h Credo en latin ou en grec? C'est une lit rgie française qu'il faudrait nous montrer; mais on ne le peut, et nous en produisons plus de cinquante en notre faveur.

Enfin, ti bout de raisons, on en est réduit à dire que les Églises de Hollande, qui ne lisent pas le Credo dans le culte, l'y chantaient autrefois les jours de communion d'après une décision du synode de Dordrecht. On imagine même que ce Credo chanté était le texte français du syn)bole en prose, ce texte qu'on voudrait ériger en Chibboleth et dont on ferait volontiers une formule cabalistique. « Le symbole que l'on chantait, dit le journal V Espérance, n'était autre que la prose que nous connaissons, puisque le recueil intitulé la forme des prier^s^ etc. (15A5), qui renferme des psaumes en ver.^..., ne contient

i6& HISTOIRE DU CREDO.

d'autre symbole qne celui que nous lisons nous-mêmes chaque dimanche. » {Esp., 19 juin 1868, p. 199.)

Ce puisque ne prouve absolument rien. Si le psautier de 15/!i5 est incomplet à cet égard, la magnifique édition de Jean de Tournes, 1563, contient les Commandements de Dieu, rOraison dominicale, la prière avant et après le repas, et enGn le Credo en vers, non sous le titre mensonger de Symbole des Apôtres, mais sous celui-ci : les Articles de la Foy :

le croy en Dieu le P^re tout-puissant Qui créa terre et cielresplendissant Et en son fils unique Jesus-Christ Nostre Seigneur, conceu du Sainct-Esprit Et de Marie entière et vierge né, Dessous Pilate à tort passionné, CruciAé^ mort, en croix estendu^ Au tombeau mis, aux enfers descendu . Et qui de mort reprint vie au tiers iour.

Monta la sus au céleste seiour Là où il sied a la dextre du Pero Père éternel, qui tout peut et tempère.

Et doit encor de là venir ici luger les morts et les vivants aussi.

Av Sainct-Esprit ma ferme ftsy est mise ; le croy la raincte et catholique Église Estre des saints et des fidèles voe Vraye vnion» entre eux en tout commune.

De nos péchés pleine remission Et de la chair la résurrection ; Finalement, croy la vie éternelle :

Telle est ma foy et veux mourir en elle.

Nous ne conseillons à personne de remettre en usage dans nos temples le chant de ces vers trop na!fs. Une autre traduction en vers, sous ce titre : Le Symbole qu^on appelle des Apôtres^ sur le chant du Psaume 128, traduction qui n'est remarquable que par une rare platitude, se trouve dans Fédition du Psautier, publié par le Consistoire de Paris à Valence, 18^0. La descente aux enfers y est passée sous silence, et pour

y suppléer, deux strophes sont consacrées à la sépulture du Christ :

6 • Dans une tombe obscure On mit son sacré corps ; Exempt de pourriture Il fut entre les morts.

Page 1