C. I. L., VI, 846; C. 1. G
(8) Am. Hauvette-Besnault, dans le Bull, de corresp. hellén., mai-juin 1882.
134 LES DIVINITÉS D’ALEXANDRIE HORS DE l’ÊGYPTE.
a ’hiérophone, que l'on rencontre quelquefois (1), est synonyme de celui de prophète ; il y avait dans le Sérapéum de Porto , à l’embouchure du Tibre, deux hiérophones (2). S’il en était ainsi dans une petite ville, quel personnel ne devaient pas compter les grands temples de Rome! A Athènes, le prêtre qui assiste à une consécration et qui la dirige s’appelle quelquefois le lacchagogue( 3), du nom que l’on donnait, dans les mystères d’Eleusis, à celui qui conduisait la procession en l’honneur d’Iacchus (4). Ce sacerdoce paraît d’ailleurs être resté propre à l’Attique, même dans le culte alexandrin (5). Enfin, les ministres d’Isis et de Sérapis sont désignés aussi par le titre d 'hiérophantes (6) que portait chez les Grecs le pontife de Déméter et de Korè (7).
C’est à cette classe des prêtres proprement dits qu’appartient celui que l’on voit sur les monuments offrir l’eau sacrée à l’adoration des fidèles (8). Il règle les cérémonies de l’office et remplit toutes les fonctions du dignitaire le plus élevé.
La classe qui suit immédiatement comprend d’abord les stolistes (9), c’est-à-dire ceux qui sont chargés d’habiller les statues des dieux et de conserver leurs vêtements. Des personnages qui ont occupé cet emploi sont mentionnés dans des inscriptions d’Athènes (10) avec le prêtre consécrateur ; ils semblent avoir tenu auprès de lui un rang honorable. Les initiés attachaient une valeur symbolique à la couleur, à la forme des étoffes et des bijoux dont on parait les saintes images ; on les changeait suivant le caractère de la cérémonie du jour (11), et ce ne devait pas être une sinécure, si l’on en juge par les inscriptions suivantes.
Fouilles de Délos , inscript., noa 16, 17, 18, 43. Dans une inscription (n“ 43), il porte aussi le titre d'àpexaXoyoi; (Cf. n° 21), qui doit être à peu près synonyme de celui d ’onirocrite , quoique jusqu’ici cet emploi du mot ne fût connu par aucun exemple (V. Hauvette-Besnault sur l’inscr. 21).
(1) Franz, C. I. G., t. III, p. 305, col. 1, d'après Letronne, t. T, p. 453.
(3) C. I. Att., III, 162 et 163.
(4) Maury, t. II, p. 402.
(5) Hermann, der griech. Ant. Zweiter Theil, g 55, 27.
(6) Tertull. Ed. Migne, II, 260 c.
(7) Maury, t. II, p. 396, 397. On rencontre aussi un hiérocéryx , C. I. Alt., III, 905. Cf. Maury, t. Il, p. 399-400.
(8) Y. plus haut, pag. 115.
(9) « EfoXiaxat, lepocxxoXiaxai, lepoaxoXoï. » Plut., De Is. et Os., ch. III, et XXXIX. Athènes : C. I. Alt., III, 140, Franz, l. c.
(10) C. I. Att., III, 162, 163.
(11) Plutarque, t. c.
LE SACERDOCE
La première (1) contient l’inventaire des objets qu’un particulier avait donnés à deux temples contigus d’Isis et de Bubastis, situés à Némi, près de Rome :