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(4) Beschr., I. c., p. 119.
(5) C. I. G., 5898, OI-/.OÇ. V., sur le sens de ce mot, C. I. G., 5838, p. 748.
(6) Jordan, Forma Urbis Romæ (1874), fragm. 32.
226 LES DIVINITÉS D’ALEXANDRIE HORS DE l’éGYPTE.
restauration de Canina (1), en distinguant d’une manière sensible pour les yeux les divers éléments dont elle se compose. Quoique l’imagination de l’artiste s’y soit mise à l’aise, on peut y prendre une idée approximative de la configuration des édifices. Canina pense que le Sérapéum du Champ de Mars doit être placé à S. Stefano del Cacco, et que les statues du Tibre et du Nil en précédaient l’entrée (2).
Pour l’Isium , on sait par Dion Cassius (3) que le fronton était orné d’une image d’Isis. La déesse était représentée dans son rôle de divinité sidérale ; elle était assise sur le chien Sirius. On peut se figurer ce qu’était ce groupe, d’après un bas-relief du musée Kircher que nous avons interprété (4). Il est possible que les restes découverts sous la maison Silvestrelli en 1853 marquent l’emplacement de ITsium, et que, par là, les suppositions qui auparavant avaient guidé Canina dans sa restauration , aient été confirmées, ainsi qu’il l’assure (5). Mais, en pareille matière, le plus sage est de suspendre son jugement. La plupart des monuments qui pourraient apporter des données nouvelles dans la question sont sans doute encore sous le sol ; le nombre et l’état de conservation de ceux que l’on en a déjà tirés doivent encourager les archéologues à poursuivre leurs recherches dans ce quartier de Rome. Mais il est si populeux et si voisin du point où se concentre la vie de la cité moderne , qu’on ne peut espérer de le voir devenir bientôt l’objet d’une exploration méthodique.