PLANCHE XI, FIGURES
Angé'iologie de l'œil du fœtus et formation des paupières. — I. Figure grossie, montrant la distribution des vaisseaux dans la fosse liyaloïde (a). La capsule cristalline et la lentille onlété enlevées, pour permettre de voir les branches vasculaires qui se ramifieul dans la fosse liyaloïde et leurs anastomoses avec les artères (le la couronne ciliaire, b. L’arlèrc centrale, à l’endroit où elle se divise avant d’arriver à la capsule postérieure, fournit des branches collatérales circulaires pour le disque artériel de la fosse liyaloïde; elles se ramifient à sa surface et se réunissent en disque en formant une espèce d’étoile vasculaire compacte. Ces vaisseaux sont situés entre la capsule postérieure et la face anterieure de la fosse liyaloïde; placés à la surface de celle-ci, ils s’aiiastoiiiosenl sur les bords de cette dépression avec des braiiebcs artérielles de la couronne ciliaire. J’ai vu aussi plusieurs fois des rameaux isolés (les vaisseaux de la couronne ciliaire se distribuer à la face postérieure de 1 liyaloïde près du corps vitré.
2. OEil de fœtus de mouton injecté, vu à la loupe. Il est divisé en deux par une section transversale bien réussie, mais les deux moitiés, nageant dans l’eau, se tiennent encore, aa. Section de la sclérotique et de lu cornée. On voit la face iiileriie de lu clmroïde, qui adhère à la sclérotique. Les procès ciliaires attirent ensuite I attention. Il n'exislo pus encore <riris. Une membrane unit, les procès ciliaires an bord de la capsule du cristallin, b. On voit sur la capsule postérieure les ramilicatioiis des vaisseaux, c. L’artère centrale n’existe qu’en partie, elle (-st oblitérée ru d. Le corps vitre est revenu un peu sur lui-méuie eu ce point. Lu rétine lœlale, très épaisse, a été isolée du
anière à laisser voir à sa face interne la disposition des vaisseaux.
; fuvée). La maeéralion à laquelle 1 vx... « , . ' -i- • „o n..
piffmeulde la choroïde et de Luvée : il n’est reste qu entre les procès ciliai. es. Un
voit la membrane pupillaire qui naît des procès ciliaires et qui s etend régulièrement vers la pupille. 11 existe ici une membrane pupillaire postérieure.
i: Figure grossie de la eouronne vasculaire, qui se développe au commencement de la vie fœtale chez l’homme, à la face interne des paupières (cercle arteriel loeta des paupières). Celte couronne présente sur tous ses jioinls de petites brandies transversales qui rappellent la disposition primitive des vaisseaux des proeès eiliaires (PI. X, lig. 8 6). Les glandes de Meïbomitis se développent plus tard, selon la direction de ces petites branches transversales ; elles manquent encore a celle époque de la vie fœtale, ainsi que le cartilage tarse. , . , . ,
5. Figure, grossie à la loupe, des paupières de l’œil droit d un fœtus humain etc deux à trois mois. Les paupières ne se touchent pas encore, elles n’ont pas jusque la de cartilage tarse; leur forme et leur position sont telles qu’on pourrait conlondie l’angle palpébral externe avec angle interne, a. Angle palpébral externe; b. angle interne. Il n’existe encore ni points lacrymaux, ni caroncule lacrymale.
6. Angle interne de l’œil droit d’un fœtus humain, présentant, en haut et en bas, des plis rentrants, triangulaires ; il se forme ù la même époque des replis ù la fiice interne de ces régions. Les plis triangulaires s’allongent promptement et forment les ligaments palpébraux, comme le représente la figure.
'7. Ligament palpébral supérieur. A la face inlcrne du point « se forme le point
lacrymal. . . i
8. Le développement de ligaments palpébraux, à l’angle oculaire inlerne, coïncide avec la position oblique en bas que prend la fente palpébrale, ainsi qu’on le voit dans celle figure sur un fœtus de trois mois. Le bulbe oculaire est[ilacé un peu en dehors, il ne correspond pas au milieu de la fente palpébrale. Le lac conjonctival, formé par l’œil et la paupière, devient plus grand à cette époque ; il est le siège de la sécrétion d’un liquide transparent, dans lequel baignent les points lacrymaux en voie de formation.
9. Figure grossie de la face inlerne des paupières d’un fœtus humain. Le tarse est développé aux deux paupières, les bords tarses se touchent étroitement; ils sont lisses et recouverts seulement en partie par la conjonctive palpébrale. Cclle-ci n’est (las eiilièremcnl développée, aa. Elle ne recouvre qu’une partie du tarse, bb. On voit, en cc, la fente tarsienne fermée. On a introduit une sonde molle, d, sous la conjonctive des deux cartilages tarses. La sonde est libre sous les tarses, mais elle est recouverte en haut et en bas par la conjonctive palpébrale. Il n’existe pas encore de glandes de Meïbomius. La conjonctive oculaire est limitée aux points aa ; elle s’est déj;'i avancée du globe optique sur la face interne des paupières, mais sans les recouvrir complètement; cela n’a lieu que lorsque les glandes de Méïbomius se sont développées au devant et sur le tarse. (V. fig. 1 1 de celte planche.) Les carlilages tarses se louchent en formant une fente, leurs bords ne sont pas encore aplatis obliquement.
10. l'ace inlerne des paupières d’un fœtus plus avancé dans son développement. On voit, adroite, les points lacrymaux qui ressemblent à des papilles saillantes; la fente oculaire est ouverte artiliciellement, elle est ordinairement encore fermée ù celle époque. On voit, dans la fente, les débris de la membrane qui l’oblitère, la conjonctive Le développement des glandes de .Méïbomius a commencé; on en voit les premiers rudiments disposés obliquement le long dn bord des cartilages tarses.
1 1. Coupe perpendiculaire passant à travers les os propres du nez cl l’orbite, trè.s près, par conséquent, de l’angle inlerne de l’œil, sur une tête de fœtus humain de Irois à quatre mois. La fente palpébrale, encore close, est placée en dehors, le dessin représente le côté gauche de la face. On peut déjà distinguer à celle époque un rudiment de sac lacrymal sur la coupe des parties osseuses.
12. Les glandes de Meïbomius, grossies ù la loupe, représentées à l’époque
! par
longitudinales élémentaires. L’épaisseur de ces couches glanduleuses est assez con-
.■^idérable. On voit au milieu une espèce de raphé, qui correspond au raphé du cartilage tarse. C’est en cet endroit que les paupières se séparent plus lard.
13. 14. Figures théoriques, destinées à montrer comment s'opère chez le fœtus humain la séparation des glandes de Méïbomius, lorsque les bords des paupières deviennent libres. Il se forme, à de courts intervalles, selon la direction de la ligne ce, de petites ouvertures (points de résorption), arrondies et qui sont toutes placées au sommet d’un grand follicule (156), dans les endroits situés entre deux points au ou 66, fig. 14. L’extension des trous de résor|)lion forme des lignes de résorption; celles-ci s'agrandissent, et il en résulte enfin une fente linéaire dentelée, comme le
montre la (ig. U ce. Les paupières disjointes sont découpées en scie à leur bord libre {marge fœtale dentelée des paupières, 12.2). Ces découpures sont constituées par les lolliculcs devenus libres, aaa, bb, bb, lig. 13 ; elles deviennent plus tard les orifices des glandes de Méïbomius.
PLANCIIC XII, FIGURES 1-13.
1. Figure grossie îila loupe, rcjirésentant la disjonction des bords des paupières du fœtus, vues par leur face interne. La séparation s’est déjii faite à la partie externe et internede la fente palpébrale, les paupières sont encore adhérentes à leurs régions moyennes. Toute la face interne est déjà recouverte par la conjonctive et les glandes de jléïbomius.
2. Figure grossie des paupières du fœtus, immédiatement après leur désunion. On voit sur les bords les follicules des glandes de Méïbomius, qui font saillie en forme de dentelures. Les bords palpébraux ii’onl pas encore de rebord tarse, celuici n’apparaît que plus tard ; les bords palpébraux doivent devenir lisses, et les cils se développent dans l’enveloppe cutanée commune.
3. Celte ligure représente deux cilsoo, sortant de leurs follicules; ceux-ci apparaissent primitivement sous forme de simples dépressions (cryptes).
4 et 5. Les follicules ciliaires, dans leur état primitif, consistent en de simples cryptes disposés sur deux rangées le long des bords palpébraux. Ces deux rangées se réduisent à une seule en se développant (5) ; les cryptes supérieurs, 4aa, descendent dans la rangée inférieure et ne forment qu’une ligne avec elle, bà Cette préparation a été faite sur un œil de fœtus de mouton.
f>. L’œil gauche d’un fœtus humain; il adhère latéralement à l'orbite encore très peu excavé, et n’est pas encore entouré d’un bord orbitaire cxtérieui’. Les paupières ont été enlevées. Cette figure représente le premier stade du développement de l’orbite chez l’homme.
7. Tête de fœtus à trois mois, grandeur naturelle; une section, passant par le front, montre les bulbes optiques en forme de boutons saillants à la face bb. Us ne sont pas encore en avant du bord orbitaire.
8 à 13. Ces figures donnent uu aperçu graphique du développement de l’orbite chez le fœtus humain.
8. 9. Les pièces sont représentées de grandeur naturelle en dessous. La figure principale est plus grande que nature. L’orbite est très aplati, comme le montre son profil (9); elle est plus longue que large ; il n’y a de formé que sa partie interne, le bord orbitaire externe n’existe pas encore (9a).
10. 11. Les figures en dessous sont de grandeur naturelle. L’orbile d un fœtus, plus avancé dans son développement, vu à la loupe. 11 est plus long que large et assez profond. C’est ce que montre la fig. 1 1 qui donne la coupe verticale de l’orbile.
12. Coupe d’une tête de fœtus humain d’environ dix à onze semaines. La section passe verticalement par le tiers interne de l’orbite, du côté du nez. On voit la cavité oculaire en haut, et en bas en ce, la sclérotique, dont les lames vont en se rapprochant d’avant en arrière et qui est aplatie en bas, de sorte que le bulbe tout entier a une forme ovoïde. En bas et un peu en arrière se trouve l’antre d lligliniore.
d. La paroi supérieure de celte cavité forme le plancher de 1 orbite. Ou voit, eu oo, la paroi orbitaire supérieure, elle est beaucoup plus mince que la sclérotique. Lu
dessous, les parties sont représentées de grandeur naturelle.
15. Figure théorique de la cavité de l’orbite plus avancée dans son développement. Elle est de forme amygdaloïdc. (Comparez planche 1, figures 14-20 et leur explication.)