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Forme des cellules du pigment choroïdien

15. Fragment de tissu pigmentaire, vu au microscope, qui montre les phases successives du dépôt de pigment sur les parois des cellules. Quelques cellules sont remplies de pigment, d’autres n’en ont que sur leurs parois ; leur cavité n en renferme pas; quelques cellules, dont les contours sont bien définis, ne renlermcnt pas de pigment; chez d'autres, enfin, il n’existe que des points de pigment dans leurs parois. On ni'ap|)Orta au jour le cristallin de l’œil d’un nouveau-né, qui s était vidé par suite d’une opiitbalmie purulente; une portion de la zone de Zinn et des débris de pigment adhéraient à la lentille. J’examinai atlenlivemcnl le pigment, et je le trouvai formé de très belles cellules hexagonales. Elles élaient, en grande partie, privées de granules pigmeiilaires, quelques-unes cependant en étaient rcinplies. Le pigmcntllc la zonnle appartient, comme on voit, an pigment des procès ciliaires, dont la face interne était soumise de cette façon au microscope ; les cellules préseulaieiit le môme étal que celui que nous avons figuré plus haut, fig. 13 et 14.

PL.UNCIIE X, FIGURES 1-15.

Avgéïologicde l'œil du fœtus. — 1 . Premiers linéaments des vaisseaux sur un œil d'embryon de poulet, au quatrième jour de l’incubation. Ils présentent de nombreuses ramifications latérales, an-dessous de la membrane d’enveloppe commune. A cette époque, il n’existe pasencorede pigmentoculaire. Les vaisseaux ressemblent à des îlots de globules du sang, qui se transforment en gouttières et en canaux.

2. N aisscaux de la cornée ; ils sont placés à la surface de cette membrane et dans son épaisseur; à la surface ce sont des vaisseaux capillaires qui se terminent en rameaux non anastomotiques.

5. 4. Figures théoriques destinées à démontrer la position des artères ciliaires entre les couches de la sclérotique, et la formation des foramina peuetranlia de hi sclérotique par dépôt de couches nouvelles, ab. Couche primaire de la sclérotique; un vaisseau perfore au point a celte couche mince pour arriver à rinléricur du bulbe. La portion inférieure de ce vaisseau bd est recouverte |)eu ;'i peu par une nouvelle couche membraneuse e. de manière que le vaisseau se trouve placé sur la couche la plus externe de la sclérotique en d, ])uis en est recouvert, chemine quelque temps entre les deux couches, et arrive enfin ù la couche interne île la sclérotique.

4. Môme état de choses, vu latéralement, aa. Seclion de la couche primaire ou interne de la sclérotique, par laquelle ])énèlre un vaisseau bb; celui-ci est placé plus haut entre la couche primaire aa et la couche externe cc, qui s’est déposée [leu à peu sur le vaisseau. Le trajet du vaisseau bb entre les deux couches scléroticalcs «a et ce détei'inine l'espace qui cousiilue un foramen de la sclérotique.

3. Figure grossie montrant de nombreuses branches artérielles qui passent de la sclérotique ù la cornée. Ces vaisseaux s’anastomosent fréquemment entre eux ; ils recouvrent, en partie, la face postérieure de la cornée, dette figure est dessinée d'après un œil de fœtus humain au quatrième mois, vu à la loupe.

6. 7. 8. Les vaisseaux qui se ramifient à la face interne de la sclérotique chez le fiElns, se (livisent près du bord de la cornée en deux groupes aa. Ces vaisseaux, plus ))ériphériques, se portent, soit isolés, soit réunis deux à deux (en s’anastomosant souvent entre eu.x), sur la face interne de la cornée ; arrivés là, ils s’anastomosent entre eux, ou biiui se ramifient et se perdent dans le parenchyme de la cornée, mais ne forment jamais d’anses. Les artères qui sont plus proches de la cavité de l'œil, sont destinées à former les vaisseaux des procès ciliaires aa. Elles donnent naissance, eoninie le montre la figure 7, à des vaisseaux pairs {va.sa gemella fœlalia), qui pénètrent la membrane encore mince des procès ciliaires et qui s’unissent par des rameaux collatéraux, ainsi ipi’on le voit figure 8 b. Ces vaisseaux s'allongent peu à peu et finissent par former des anses vasculaires propres.

8. a. Les trois figures a, 6, c, 8, sont des ligures théoriques destinées à démontrer le mode de formation des anses vasculaires des procès ciliaires. En aa,

lig. 6, les vaisseaux pairs sont encore imlcpemlanls les uns des aiilres, se tcrniiiiaiiL en cul-de-sac, mais déjà plus développés, li;;. 7. (Celte ficure lliéoriipic esl renreseulee beaucoup plus gi'ande que uiilurc.) Plus lard, se montrent de petites saillies vasculaires, aussi bien latérales ipic teriniiiales (8 6 etc), qui, [ilus tard, revêtent la tonne indiquée 8 o; en même temps que les deux troncs artériels doiiiienl naissance parfois a des braiiclies (8 c) (|iii se rafqiroclicnt, en se courbant en arcades, eliiui s unissent entre eux. ’

9. Hranclies yasculaircs sortant de l’ouverture du nerf opli(|uc à la Jonctioii du nei 1 iivcc la sclérotique cl se dislribuanl à la face irileriic de celle mcinbraiic. b. Une sonde est iiilrodiiile dans rouverlurc du nerf optique, c. Les vaisseaux forment parfois en cet endroit un cercle artériel. Le nerf optique n’est pas creux, mais son eonleiiii est une masse pulpeuse et molle de substance nerveuse, qui permet riiilrodiiC' lion d’une soiulc fine.

10. Figure Ibéoriqiie représentant le trajet de l’artère centrale de l’œil. - a. Son entrée dans l’œil par la fente optique. — ab. Sun trajet au fond de l’œil. — b. Points où elle pénètre dans le canal liyaloïde. — c. Uaniilicalions latérales; elles se dislribueiil à la losse liyaloïde, à la capsule du cristallin, etc.

i 1. 12. J’appelle anse fœtale de l’artère centrale, une courbure que l’artère centrale décrit souvent dans son trajet lï travers le canal liyaloïde, avant d’arriver è la capsule postérieure. Celle courbe s’efface plus lard, lorsque l’œil s’allonge d’avant en arrière. J’ai trouvé deux fois celte anse fœtale chez des fœtus bumains au septième et au huitième mois, et une fois chez un fœtus de cerf. Elle se trouve en dedans du point où l'artère se divise en trois ou quatre branches avant d’arriver à la capsule postérieure (5. 8.). Elle s’efface peu ù peu d’elle-méme par le redressement de l'artère, suite de l’allongement de l'œil; elle est probablement en rapport avec ralropliic progressive de l’artère centrale. Cette question réclame de nouvelles recherches.

15. Rameaux pariétaux hyaloïdiens de l’artère centrale. Quelques branches collatérales de l’artère centrale naissent de la portion engagée dans le canal liyaloïde et forment un réseau ca|)illaire sur les parois de ce dernier. Une branche collatérale, a, traverse cjuelquefois la membrane du canal liyaloïde, et ses rameaux se distribuent aux divisions latérales qui segmentent le corps vitré. Ils pénètrent dans l’épaisseur même de l’hyaloïde en passant à travers des ouvertures ménagées dans les cloisons qui le subdivisent {foramina pariv.lalia corporis vürei) b b b. ic n’ai pu observer ces faits chez des fœtus humains, mais bien sur des yeux de fœtus de mouton, qui avaient été injectés et conservés dans l’alcool. On observe souvent dans ces yeux la lainellisalion du corps vitré.

14. 15. L’artère centrale devient très forte à l’endroit du futur punctum cæcum de la rétine, chez le fœtus humain, ù partir du sixième mois. 14. C’est le présage de roblitéralioii de l’arlèrc; au lieu de former une pyramide droite et roide, elle devient flasque et sinueuse, en se détachant peu à peu. 15. Puis elle disparait leiilemeiU par absorption. Le corps vitré esl traversé ù celle époque d'avant en arrière par un canal assez large, qui disparaît prompleracnl peu après. L’hyaloïde parait pemlaiilqueh|ue temps revenu sur lui-même en cet endroit. (.Irea J/arteÿ^ïana.) La portion supérieure de l’artère centrale qui adhère à la capsule postérieure, s’oblitère plus lard, ù partir du point où l’artère centrale se détache et tombe.

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