Troisième partie
De quelques lois morphologiques de l’oeil du foetus 1S2
Explication des planches.
Explication des planches. ,
errata
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18, au lieu de : de fœtus, lisez : du fœtus.
21, >' des mammifères, lisez : de mammifères.
7, » mais en reste, lisez : mais il en reste.
30, » 1.9 — 13, lisez : 1. 9. 15.
2, " I. 2. lisez : I. II.
18, >> cristallienne, lisez .• cristallinienne.
19, » elle touche, lisez : elles touchent.
21, >1 IX. 2. 5, lisez . IX. 7. 8.
54, >' des nerfs optiques, lisez : du nerf optique.
13, » IX, 7, lisez : VI, 12.
H, » peu claire, lisez : plus claire.
6, U au corps vitré, lisez : du corps vitré.
11, » fermé par, lisez : formé par.
26, ■’ disparition, lisez : disposition.
14, » formée, lisez': fermée.
18, •. au lieu, lisez : au tiers.
3, >■ une paroi postérieure, lisez : une paroi antérieure et
postérieure.
50, .. (IV. 3), lisez : (IV. 5) 3».
6, >' V. 13 a. a, lisez : VI, 13. a. a.
8, » face externe, lisez : face externe de l’hyaloïdc.
14, » annulait, lisez : avait arrêté.
8, >1 oplique, lisez: optique.
I, >• VII, 1, b. lisez :VI11,1 b.
6, >> organe, même lisez : organe même.
22, " parties, lisez : pertuis.
24, •• retrouvées, lisez : retrouvés.
52, >' des planches, lisez : du plancher.
50, •• et s’unit, lisez ; et elle s’unit.
53, » en avant, lisez : antérieure.
55, >■ de plus en plus activés, lisez : s’alrophiant de plus
en plus.
5 (en remontant), au lieu de : força, lisez : fovea.
23, au lieu de : cheveu, lisez : fin cheveu.
24, Il bouton, lisez : tendon.
4 (en remontant), au lieu de : XI. 10, lisez : XI. 4.
18, au lieu de ; t. 111, fig. 10, lisez : t. 111, pl. 7, fig. 10.
DU
Préface et introduction.
Ces pages renferment, sous la forme la plus concise, les résultats de longues années de recherches sur le développej ment de l’œil humain. Elles étaient destinées à faire partie d’un ouvrage plus étendu, dans lequel j’aurais traité mon sujet, non pas seulement d’après mes propres observations , i mais encore sous le rapport historique et littéraire. Mais la marche de la science est maintenant si rapide, que c’est à peine I si les livres sont lus : on veut des pages là où autrefois il fallait ! des 10-4°; c'est pour cela que j’ai cru mieux faire, bien que I je connaisse et que j’apprécie les recherches des autres auteurs ; sur l’ophlhalmogénèse, en publiant seulement^ et le plus suc- ; cinctemenl possible, ce que j’ai vu et trouvé moi-même à ce ; sujet. Mon travail est complètement dégagé de la confusion qu’entraînent de longues études; c’est un simple texte, libre et
clair, dépourvu de notes et de citations. J’ai cherclié à arriver à une connaissance exacte des lois de l’ophthalmogénèse chez l’homme; et ce n’était pas chose facile, car les matériaux ne pouvaient être amassés qu’à la longue et à force de patience. Puissent mes communications, fruit de recherches multipliées et d’une observation impartiale, être sanctionnées par d’autres observateurs. La science, en progressant, aura à les revoir, à les interpréter, à les corriger. Il s’agit presque toujours ici d’observations faites sur des yeux de fœtus humains; ce n’est qu’exceptionellement que J’y ai fait entrer de l’embryogénie comparée. J’ai dû inventer des noms pour ce qui était neuf et inconnu jusqu’ici. Il fallait des dénominations nouvelles pour signaler les faits nouveaux aux investigations de la science. Quelque nombreuses que puissent paraître les figures qui accompagnent le texte, je me suis borné cependant à donner celles qui étaient strictement nécessaires à son intelligence. Il faut les avoir sous les yeux en lisant mon travail ; elles ont été toutes dessinées très-fidèlement d’après nature par un artiste distingué, M. Kranz. Le premier chiffre indique la planche, le second la figure.
Cet essai d’une histoire du développement de l’œil humain est divisé en trois parties. La première traite du développement en général, d’après des périodes déterminées de la vie fœtale ; la seconde renferme l’histoire du développement des divers organes de l’œil ; la troisième contient des considérations générales sur des lois particulières du développement en ophthalmogénèse. La morphologie a ensuite attiré mon attention. Elle fait connaître la position et le mode de développement des parties de l’œil qui font encore l’objeli des controverses des anatomistes, et nous explique beaucoup : d’affections oculaires congénitales. Les yeux sont les organesf qui présentent le plus fréquemment des altérations de cette; nature. Il n’est pas rare quelles servent à élucider l’embryogénie. Dans le cours de mes recherches (de 182(5 à 1857), je me suis toujours appliqué à dénouer le nœud gordien des
diflicultés ; je ne l’ai jamais légèrement tranché. Cela n’était pas facile, car, dans le développement de l’œil, la nature, si pratique, est beaucoup plus simple dans sa méthode que notre esprit, qui s’en écarte facilement, ne se le représente. Il faut, au commencement, bien de la peine et du travail pour s’habituer à la grande simplicité de ses modes de production ; elle finit cependant par se révéler peu à peu, à travers toutes ses manifestations si variées, à celui qui la cherche avec patience. Je puis dire que j’ai lu tout ce qui a été écrit jusqu’ici sur l’embryogénie de l’œil. Je me suis efforcé de tout oublier, pour observer et juger avec impartialité; je n’en excepte pas mes travaux antérieurs sur l’ophthalmogénèse. S’il m’était arrivé de me trouver en opposition avec mes premières recherches, cela aurait été tout naturel; un plus mûr examen conduit souvent, sinon toujours, à une connaissance plus exacte.
Il faut distinguer deux périodes dans l’examen des modifications histologiques des yeux de fœtus humain : la première précède l’apparition du système vasculaire, la 3econde suit le développement de celui-ci. Le parenchyme de chaque organe, c’est-à-dire les éléments primitifs, se forme dans l’œil sans aucune influence extérieure; il doit son origine à sa matière plastique propre, sans aucune intervention du système vasculaire. Mais lorsque les vaisseaux sont venus s’ajouter au parenchyme, c’est l’origine d’une nouvelle période de développement de ce dernier; alors commence le stade du développement histologique spécial, propre à chaque système d’organes. Au développement normal de chaque organe se rapporte nonseulement la formation de nouvelles cellules ou l’agrandissement de celles qui existent déjà, mais encore la métamorphose des cellules dans les éléments histologiques propres à chaque tissu. L examen de cette partie de l’ophthalmogénèse a fixé mon attention en divers endroits de la seconde partie de mon travail. Je n ai point donné cependant de figures représentant le développement progressif, pour ne pas en augmenter trop
le nombre; je ne puis pas non plus considérer mes communications comme le dernier mot de la science, mais comme un exposé fidèle d’observations méthodiques. L’histoire du développement des nerfs dans l’œil du fœtus humain ne fait point partie de ce travail. J’ai bien trouvé en assez grande quantité dans diverses parties de l’œil du fœtus, avant et après le cinquième mois, et encore plus tôt probablement, des fibres nerveuses complètement développées, courtes et pleines de substance nerveuse ; et avant cette époque, dans la choroïde entre autres, j’ai vu des cellules se réunir, bien quelles fussent encore séparées, çà et là, par des cloisons, de sorte que les fibres nerveuses à double contour n’avaient pas encore leur véritable forme et ne renfermaient pas de pulpe nerveuse. Je ne puis rien dire de plus sur le développement des nerfs de l’œil, sur l’époque de leur apparition dans les différentes parties de cet organe, sur leurs rapports avec le développement des autres tissus oculaires, ni sur le trajet, la ramification et Ja terminaison des nerfs de l’œil.
H y a plus de vingt-cinq ans que le grand physiologiste J. Millier écrivait : « L’histojre du développement de l’œil est une grande lacune dans la science, qui exige, pour être comblée, de grands efforts et une observation très soutenue. » Je soumets à mes lecteurs un essai sur ce sujet. La persévérance n’a point manqué à mes observations, mais mes forces n’ont pas toujours été à la hauteur des difficultés de mon entreprise; je le sens moi-même mieux que tout autre. Aussi ne présenté-je pas mon œuvre avec une confiance trop présomptueuse; je ne puis cependant pas affecter de dédaigner, par un excès de modestie, ce qui est désormais acquis à la science. J’ai trouvé beaucoup de choses; beaucoup d’autres encore sont restées dans l’obscurité ou dans l’ombre.