PLANCHE II, FIGURES
Fente oculaire fœtale. — La deuxième et la troisième planches renferment des figures représentant la fente fœtale de l’œil, son origine, sa durée, sa disposition par
soudure de la sclérotique et de la gaine du nerf optique.
1 . Coupe fortement grossie d’un œil de fœtus de mouton, durci dans l’acidc chromique, au début de la gestation, lorsque la vésicule optique se montre comme une
saillie latérale de l'ampoule cérébrale et communique avec celle-ci. — La vésicule optique (a) est en communication directe avec l’ampoule cérébrale (6); elle n’en est pas tout ù fait distincte, mais les deux vésicules sont accolées. On ne distingue pas encore d’organes internes de l’œil ; les deux vésicules sont remplies du liquide cérébral du fœtus.
2 et 3. La communication entre l’ampoule cérébrale (2) et la vésicule optique (1) déjà plus développée, a diminué. Elles ne sont plus en rapport que par un prolongement en forme de gouttière qui se transforme plus tard en nerf optinue. Cet étranglement s’opère au-dessous d’une petite plaque osseuse en forme ne fourche {furca orbilalis) (3) qui se trouve entre le bulbe et rampoule cérébrale, et qui fait partie des os de l’orbite en voie de développement. Le nerf optique commence donc à se développer en môme temps que l’orbite. L’origine de celui-ci, c’est cette petite plaque osseuse fourchue qui concourt ù séparer la vésicule optique de l’encéphale. (Voyez le chapitre qui traite du développement de l’orbite et la planche XII.)
Les figures Set 6 donnent les contours, mesurés très exactement au compas, d’yeux de fœtus humains au troisième (4), au quatrième (5) et au cinquième (6) mois de la grossesse, d’après leurs diverses formes et leur grandeur.
Les figures 7, 8, 9 et 10 représentent des têtes d’embryons d’oiseau (10), de quadrupèdes (7, 8) cl de tortue (9). Elles sont reproduites ici pour faire voir les différenles directions que peut prendre la fente choroîdienne de l’œil du fœtus au début delà gestation, directions qui dépendent des positions diiïérentes qu’alTecle l’œil ù cette époque. La fente fœtale est horizontale fig. 7 elle est oblique en dedans et en bas, fig. 8, presque perpendiculaire en bas, fig. 9; dans la fig. 10, elle est déjà dirigée en arrière et en dehors.
Les figures suivantes, de H à 24, démontrent l’iiisloirc de la fente fœtale de l’œil, son origine cl sa disposition. On ne peut l’observer d’une matiière complète que chez des embryons de poulets. Aux yeux de fœtus humains on n’en retrouve que des traces isolées ; il faut réunir ces observations éparses à celles que l'on fait successivement sur des embryons de poulets, pour arriver à un ensembb^ génésique complet. Les figures 1 1 à 24 présentent une série d’yeux d’embryons de poulets, où l'on a représenté, d'après des observations très-exactes faites sur des œufs couvés, les transformations de la fente oculaire du fœtus: les figures sont fortement grossies.
11 et 12. La figure 11 re|n’ésenle l'œil d'un embryon de poulet âgé de quelques jours, vu de face. — Sa partie supérieure est plus large que l'inférieurè ; elle déborde celle-ci : elle est plus élevée, plus bombée; l’autre est plus plate. On voit la fente de la sclérotique, qui part du bord inférieur de la cornée, se porte en bas et en arrière, en ligne droite, jusqu’au centre de la paroi postérieure du bulbe (12). La fente se termine là en se déviant un peu à droite.
13 et 14. L’œil est pln.s avancé dans son développement ; sa moitié inférieure est atissi saillante que la supérieure. — La fente de la sclérotique est un peu rétrécie à la face antérieure du bulbe et en bas (13); en arrière, elle a gardé ses dimensions, mais elle est devenue oblique, ce qui indique un déplacement de l’envelop|)e de l’œil dans les diverses régions de celui-ci, et, par suite, un changemcnl dans sa forme.
13 et 16. La suite des mélarnorphoscs de la fente scléroticalc, c’est-à-dire de la soudure de ses bords, est démontrée clairement par la comparaison des figures 1.3 et 16 avec les figures 13 et 14. On voit surtout robluralion de la fente à la partie inférieure de la sclérotique.