‹ Histoire du développement du droit romainChapitre 33 sur 53 · L'acquisition de la manus — manelpalio · texte numérisé non relu

L'acquisition de la manus — manelpalio

b) Puissance du chef de famille à l’intérieur. — Etendue de

la manus.

Au sein de la famille romaine, la puissance du chef de famille est illimitée : le régime auquel est soumise la maison romaine est celui d’une monarchie absolue, le chef de famille est maître souverain. Nulle autorité ne peut prévaloir sur la sienne, pas même celle du peuple ou du pouvoir public. La maison romaine est un monde fermé à toute ingérence extérieure; le chef de famille seul y domine, sans contrôle aucun. La loi n’a point de restrictions à imposer à l’ordonnance de son gouvernement, l’autorité est sans force, même contre ses abus de pouvoir envers les siens, ses créanciers memes ne peuvent l’attraire en justice. L’arracher de sa maison n’est pas une violation formelle de la loi, c’est un crime contre la religion, contre le fasi^), car la maison n’est pas seulement la demeure des hommes, c’est le sanctuaire des dieux, des pénates; le foyer est l’autel domestique dont le chef de famille est le prêtre; il y sacrifie aux divinités; comme tout sanctuaire, elle est un asile, c’est-à-dire qu’elle

(1; Gic. pro domo c. 41. L. 18, 21, de in jus yoc. (2, 4).

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