LA POSITION DTI CHEF PE FAMILLE
est inviolable; le chef de famille qui frappe de mort l’intrus qui vient violer la paix de la maison est clans son droit, nul
ne peut 1 inquiéter. Le créancier doit rattendre dans la rue, il reste désarmé si son débiteur se barricade chez lui... sauf qu’il était pris des précautions pour que cette si 1 nation ne
put durer. Toute communication officielle, tout avis juridique doit lui être donné devant le seuil de sa porte, le particulier qui veut invocfuer son témoignage devant le tribunal
I assigne de la même manière (f), et même s’il est publiquement sommé de comparaître devant la justice criminelle, c'est encore de là qu’il sera appelé au son du cort-é
La puissance du chef de famille sur la famille, disionsnous, est illimitée, et elle s’étend uniformément sur tout ce qui la com^^ose. Sur ses esclaves, sur sa femme, sur ses enfants, il a droit de vie et de mort (Jus neds uc vüæ)(^}. Mais la loi n'à pas entendu lui accorder un pouvoir arbitraire : elle le considère comme un juge (judex domesticiis'jd) et se lie à lui pour qu’il n’exerce sa puissance que dans de justes bornes. Sa décision cependant reste souveraine et comme celle de tout autre juge, ne supporte aucun contrôle.
II peut mettre ses actes à l’abri de la critique en faisant appel au concours de parents, en convoquant le tribunal de famille. L’usage, à l’époque postérieure, imposait ce concours, mais la loi ne fa jamais exigé. Le chef de lamille peut vendre esclaves, choses, femme et entants, ’fout ce que
(1) Difsposition de la loi des XII tables : Cui ieMimonium defverit, is If'rlüs (liebuf! ob porlum ohi’agulatum ito. Ft^sths Portiitri, et Vagulaiio. ^
(2) Varron de L. L. VI, 91 ; ad privati januam miltas, ubi canal. Cap. 92,
ibid. ante privati ostium.
(S) T.a prétendue întroductinn de ce droit par RoMULrs IDiox. II, -6, 27, Papinien Coll, IV. B) est l’expression pour signifier la coutiirne arilique. Dans la formule de l’arrogation il est expressément merUionne. Gellius, V, 19.
(4) Domestici magistralus, Seneca de benel. III, 11, domfshcitm judictum , Liv.:il,f41.