LA POSITION DU CHEF DE FAMILLE
peuple pouvait la rejeter ou l’approuver. Quant au testament, je l’établirai en son temps. Dans les deux cas, toute la familia se trouvait transportée ailleurs. Un paterfamilias et un pubère seuls pouvaient être arrogés et faire un testament; une femme était sans capacité dans les deux cas, non à raison d’un motif de forme, parce qu’elle ne pouvait pas paraître dans 1 assemblée du peuple, mais le but intrinsèque de l’acte s’y opposait. Une femme ne peut propager le nom ni la race, ce qui était le seul but de rarrogation, et son patrimoine ne pouvait êti'e enlevé cà sa famille (p. 81). Que ces deux actes dussent être accomplis dans l’assemblée du peuple, je n’y attache pas la raison de pure forme qu’il s’agissait de la familia entière, et non d’une partie isolée de celle-ci; pareil motif n’indique que la différence entre les deux cas, sans donner le fondement de la différence de leur traitement juridique. Celle-ci résidait plutôt dans la diversité des intérêts qui étaient en jeu, et qui devaient pouvoir se faire entendre du peuple entier : rintérêt de l’Église et des sacra qui exigeait dans Tiin et l’autre acte la présence des pontifes; l’intérêt des agnats et de la gens quant à leur droit héréditaire légal; dans l'arrogation, l’intérêt du créancier. Dans rassemblée du peuple, chacun pouvait faire valoir sa cause, élever sa protestation, et ni le collège des Pontifes, ni le peuple, ne donnaient leur assentiment avant que tous les intérêts ne fussent sauvegardés. Nous avons vu (p. u8) que telles étaient exactement les attributions conférées dans la con-
farreatio aux dix témoins et OiXiponlifex maxhnus.Gette opinion est confirmée par les dispositions du droit ancien concernant l’exposition des enfants; le chef de famille peut à son gré exposerles lilles,saul l’aînée, mais il est tenu d élever les fils, l’intérêt de la communauté l’exige, il ne peut les exposer que s’ils sont difformes ou débiles,; la communauté n’en souffre pas ; mais dîins ce cas il doit appelei des témoins. Ceux-ci ont à émettre leur avis. Sans aucun doute, ils lem-