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Calomnies des Nouvelles ecclésiastiques contre M&r de Luynes.
Les Nouvelles ecclésiastiques ne cessaient de prolester contre les prétendues vexations de M8r de Luynes, qui, disaientelles, avait fait une carcasse de notre faculté de théologie. Or, il sulfit, pour rendre la calomnie palpable , de suivre la date
des événements. Tous les docteurs en théologie reçurent la constitution en 1714, sous peine d'exclusion de la faculté pour les réfractaires. Après la mort de Mgr de Nesmond , trois de ces docteurs , MM. Regnauld , Buffard et le P. Godechal, jacobin , dont les deux autres exploitaient la faiblesse, commencèrent à exciter des troubles. Sous l'impulsion des deux premiers , l'appel fut interjeté , et les dix docteurs qui étaient restés fidèles, furent exclus en 1719; ils furent rétablis en 1721. Le P. Drouin , successeur du P. Godechal , M. Buffard et M. Jourdan furent chassés de l'université en 1722, M. Regnauld en 1724 ; M. Fauvel subit le même sort en 1726. La même année , l'appel fut rétracté , et la constitution reçue par tous les membres de l'université , à l'exclusion de l'abbé de Sainte-Croix. M8r de Lorraine n'est mort qu'en 1728; Msr de Luynes lui a succédé en 1729. et il lit exiler l'abbé de Sainte- Croix en 1740. On se demande alors comment l'éloignement d'un Artien , principal du collège du Bois , « dont la capacité ne s'étendait pas jusqu'à parler latin , » ôtait Yesprit de vie à la faculté de théologie et la métamorphosait en carcasse. Ce seul trait suffit pour nous éclairer, et nous tenir en garde contre les calomnies que la feuille janséniste se plaisait à répandre.