‹ Histoire du diocèse de Bayeux (volume 2)Chapitre 48 sur 93 · XX. - PAGE · texte numérisé non relu

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Relique de saint Gontest.

Sur les instances de Henri II, roi d'Angleterre , Philippe de Harcourt, évêque de Bayeux. transféra, le 3 mars 1162, les reliques de saint Contest, de l'église de Saint-Exupère, où il est probable qu'il fut inhumé, à l'abbaye de Fécamp (1). Au mois de juin 1857, Msr Blanquartde Bailleul, archevêque de Rouen, a ouvert la châsse de marbre blanc , dans laquelle est renfermé le corps du bienheureux , avec les reliques de plusieurs autres saints. Étaient présents: MM. Le Gros, vicaire-général

(I) V. Hehmaist, p. 42.

du diocèse de Rouen ; M. le curé de Sainte-Trinité de Fécamp; M. le curé de Saint-Ouen de Rouen , et M. l'abbé Le Conte , curé de Saint-Exupère de Bayeux , délégué par M8' Didiot auprès de Mst l'archevêque.

Un médecin de Fécamp avait été prié de faire le recensement des os , et de les désigner par leur nom , après en avoir constaté le nombre. Cette opération terminée, Mer l'archevêque a bien voulu remettre à M. l'abbé Le Conte , pour Msr notre évêque, l'os péroné d'une des jambes de saint Contest, comme un nouveau lien de la charité qui a toujours uni notre Église à la métropole. C'est le cinquième évêque de Bayeux dont les précieux restes vont enrichir les reliquaires de la Cathédrale.

XXL— page 154.

État de la vaisselle d'argent portée à la monnaie de Caen en 1759.

L'évêque de Bayeux 375 marcs.

Les religieux de St-Étienne (argenterie d'église). 147 —

Les Jésuites de Caen 28 —

Les religieuses de la Charité 9 —

Les Bénédictins de Saînt-Vigor. , 19 —

Le curé de Saint-Germain-de-Tallevendes.. . . 20 —

Le curé de Condé-sur-Noireau 10 —

M. de Biaudos, doyen du chapitre 27 —

XXIL— page 181.

Abbaye de Mondaye.

Nous avons préféré l'opinion de l'abbé Delarue à celle du P. Dumonstier sur l'origine de l'abbaye de Mondaye. Cependant nous savons que la question peut être controversée. On peut demander, par exemple, pourquoi, quelques années après la fondation, Enguerrand du Hommet, frère du fondateur, l'approuve et la sanctionne— gratum etratum habui, et prœ~

senti cartâ confirmavi. — Si ce n'est pas sur son patrimoine que l'évêque a fondé le monastère, pourquoi cette approbation donnée par son frère à un acte qui n'affectait en rien les intérêts de sa famille?

D'un autre côté , dans Y Histoire du prieuré du Mont-au- Malade, on lit — de 1164 à 1170 — que Nicolas, prieur de ce monastère, désirant se mettre en rapport avec Arnould, évêque de Lisieux, « vole au manoir de Nonant, » où le prélat résidait à cette époque. La baronnie de Nonant appartenait donc aux évêques de Lisieux dans le siècle qui précéda la fondation de l'abbaye. Ce ne fut donc pas sur son propre patrimoine, mais sur celui de son siège, que Jourdain du Hommet réalisa cette fondation.

Enfin, il en est qui font remarquer que Jourdain du Hommet acquit le Mont-d'Ae de Raoul de Percy, et en concluent qu'il fonda l'abbaye sur une propriété , laquelle ne faisait partie ni du domaine de sa famille , ni du patrimoine de son siège. Il est vrai que le territoire du Mont-d'Ae, acheté par l'évêque Jourdain , fut ensuite réuni à Nonant , et par conséquent au diocèse de Lisieux. Mais est-il besoin d'ajouter que cette opinion , loin de contredire la nôtre , se concilie parfaitement avec elle? L'abbé Delarue cite en même temps le fait principal sur lequel il s'appuie comme nous, et celui que l'on nous oppose. Après avoir rappelé la charte de Guillaume-le- Gonquérant, qui, dès le xie siècle, confirma la baronnie de Nonant à l'évêque de Lisieux , il ajoute que Raoul de Percy avait vendu à Jourdain du Hommet des terrains nécessaires à sa fondation. Du reste , M. L'Échaudé-d'Anisy fait observer avec raison qu'il est très-difficile de résoudre les questions relatives à l'origine de Mondaye, attendu que les chartes des premiers fondateurs ont été enlevées du cartulaire, et que nous ne pouvons avoir d'indices sur les commencements de son existence, que d'après la copie certifiée des titres primitifs, et les chartes données par le P. Dumonstier.

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