INTRODUCTION. LXXI
de Saint-Nicolas-de-la-Chesnaye , vingt portions ou prébendes pour autant de malades. Eudes de Vassy autorisa, en 1213, le chapelain de la léproserie de Juaye à prélever tous les ans, au profit des lépreux, huit setiers d'orge, sur le moulin qu'il possédait dans cette commune. La léproserie de Neuville, qui était située près d'une route , à l'entrée de la ville de Vire, avait droit d'écuage sur toutes les voitures chargées de grains qui passaient près de l'hospice. Ce droit consistait à puiser dans chaque sac la quantité de grain que pouvait contenir une écuelle; dans l'origine, c'était la capacité des deux mains réunies qui servait de mesure.
Les chapelles proprement dites dont j'ai repro- chapelles duit ci-dessus la nomenclature , étaient comprises , au xvme siècle, dans le dénombrement officiel des bénéfices du diocèse , et couchées sur le rôle des décimes, comme on disait alors. Après avoir inutilement interrogé la tradition locale, j'ai dû me borner quelquefois à transcrire leurs noms , en les rattachant aux doyennés dont elles dépendaient. La carte de fabbé Petite et celle de l'abbé Outhier n'indiquent pas toujours d'une manière précise le lieu où elles étaient situées. Quant aux autres chapelles, qui n'étaient point soumises à la taxe , on essaierait en vain d'en dresser un catalogue exact. Ce que Huet déclarait impossible en 1702, pour les chapelles de Caen, l'est aujourd'hui à plus forte raison pour les chapelles rurales.
Il y aurait d'abord à rechercher celles que le temps a détruites, ou dont il ne reste que des débris; par exemple : la chapelle du Reclus, située k Caen,