CHAPITRE XXXin. LA LITTÉRATUIIE
Jean-Baptiste, décédé curé de Cherboarg <'\ après avoir été longtemps missionnaire du diocèse, a plus de saavité et d'onction, il excelle dans les conférences, il plaît, il attache; Adolphe, missionnaire apostolique, plus de puissance et d'action : il y a du Bourdaloue dans sa manière. Mais il se soutient moins ; il est inégal. Nous voulons dire que ses sermons ne sont pas tous d'une même valeur. Il y en a un certain nombre de très-remarquables ^^K Beaucoup de recueils imprimés au dernier siècle et très-prises alors, ne valent pas celui-ci.
Nous ferons observer, à l'occasion de la Conférence sur la femme loeriueusef de la fin du IIP volume, que l'Eglise ne décerne point aux femmes en général le beau titre de sexe dévot. Le devotus feminetis sexus de l'antienne Sancta Maria des suffrages regarde les religieuses. Devotw vient de votum. Cette formule paraît remonter au temps où la prononciation des vœux était accompagnée d'une sorte de consécration.
Terminons cette trop courte notice par la mention des prélatures dont le clergé du diocèse fut honoré dans la personne de plusieurs de ses membres. Et d'abord l'excellent et savant Jean-Charles-Richard Dancel, de Cherbourg, curé de Yalognes, promu en 1 827 à l'évêché de Bayeux. Ensuite le docte et célèbre Jacques-Louis Daniel, de Contrières, évéque de Coutances, dont nous avons parlé amplement, et le sage et pieux François-Augustin Delamare, de Valognes, grand vicaire de Coutances, devenu évêque de Luçon, mort archevêque d'Auch en 1 871 .
M^ Dancel naquit à Cherbourg en 1762. Il était professeur au collège d'Harcourt, lorsque la Révolution éclata. Il publia une Apologie du serment civique^ sous l'anonyme d'un prêtre de la société de Sorbonne, ami de la religion et des lois. Puis il se reconnut, se rétracta et émigra en Angleterre. Mais un prêtre du nom de J.-J. Scelle, ancien curé constitutionnel de Briqueboscq et non rétracté, devait lui faire payer cher ce faux pas, en publiant
(1) La ville de Cherbourg n'était pas encore diTisée en plusieurs paroisses, et le curé était vicaire général pour Tarrondissement.
(2) Nous signalerons parmi les meilfeurs : le deuiième du recueil, sur la Parole de Dieu ; le Tingt^septième, sur le Délai de la Conversion; le cinquante-quatrième, sur la Chananéenne ; le cinquante-siiième, sur la Communion ; le cinquante-huitième, sur le Ciel, etc.
à 30D tour plusiears Mémoires & l'adresse de ce collègae assermenté d'autrefois. Le dernier est de 1831, etl'évéquede Bayeux devait mourir ea 1836.
M*' Aimé-Victor-Fraoçois Guîlbert, supérieur du sémia&jre de HortaiDr ensuite curé de Valognes, maiotenanl évêque de Gap, est ué à Cérisy-la- Forét le 15 novembre 1813.
M*' Pierre-Marie Osouf , secrétaire de t'évéché de Coutaoces, sacré en 1 877 évêque d'Arsinoë (inpartibus infidetium), vicaire apostolique du Japon Septentrional, est né à Cérisy-ia-SolIe le 26 mai 1 829.