CANTON DE S A INT - PI E RRE - ÉGLI SE
1. SaiDt-Pierre-Eglise. — S. Brillevast. — 3. Canteloup. — 4. CamevUle. —5. Clitoarps. — 6. CosqueviUe. — 7. FermanvUle« — 8. Galteville. — 9. Gonneville. — 10. GoubenriUe. — tl. Le Theil. — 12. Le Vast. — 43. Maupertus. — 14. Néeville. — 15. Rethôville. — le. ThéviUe. — 17. TocqueviUe. — 18. Varouville. — 1». Vrasville.
1 . Saint-Piebre-Eglise comprenait deux portions curiales antérieurement à 16G5, de présentation laïque Tune et l'autre ; mais elles furent réunies peu après. Cependant, Thôtel-Dieu de Saint-Lo y avait eu des droits, car Charles Castel, seigneur du lieu, en négocia la cession et donna en échange le patronage de la chapelle de Haut-Moitiers, qu'il avait acheté, en 1666, en même temps que la charge de grand bailli du Cotentin. La nef de Téglise est d'architecture romane. Le curé payait une décime de soixante-dix livres. L'école était de fondation ecclésiastique et payait une décime de cinq livres. Saint- Pierre- Eglise a été le berceau de Charles- Irénée Castel de Saint- Pierre, académicien, écrivain fécond, élégant, philosophe peu chrétien, plus singulier que profond , qui se signala parmi la foule et qu'on ne lit plus.
2. Brillevast (Beroldvast). L'église Saint-Martin-de-Brillevast fut donnée avec les deux tiei*s des dîmes de la paroisse à l'abbaye de Montebourg, par Guillaume du Vast, du consentement de l'évêque Guillaume de Tournebu. La paroisse eut une chapelle Saint-Sébastien, fondée en 1699 par René Le Long, sieur des Tillans, curé de Brillevast, avec une aumdne de quarante vergées de terre (environ neuf hectares), à charge de messes et de services religieux. La cure payait une décime de trente livres.
3. Cai>9Teloup. L'église Saint-Martin- de-Canteloup dépendait de l'abbaye de Montebourg. La cure était taxée à une décime de vingt-quatre livres.
4. Carneville. L'église Saint-Malo-de-Carneville devint de patronage laïque , «près avoir appartenu à l'abbaye de Montebourg. L'église est d'arohiiecture romane. Le curé payait une décime de trente livres. La paroisse eut une chapelle Saint - Samson , dont le seigneur du lieu était patron présentateur.
5. Clitourps. L'église Notre-Dame-de-Clitourps fut donnée au chapitre de Coutances l'an 1420, par Simon, fils de Roger, en présence du duc-roi
Henri P'. L'évêque Jean d'Essey confirma cette donation en 4250. Jean d'Essey avait lui-même acheté à CUlourps le manoir de Torgistorp des religieux de Saint-Sauveur-Ie-Vrcomte, moyennant cent sous de rente, pendant qu'il était archidiacre du Cotentin, en 1238, du consentement de i'évêque Hugues de Morville.
Le duc-roi Henri II fonda en cette paroisse un prieuré sous le vocable de saint Michel et saint Gabriel, au bénéfice et à la charge de Tabbaye de Saint- Sauveur-le-Vicomle. Le prieur était un religieux ; il avait le dixième rang au synode. Le prieuré payait une décime de cent trente livres. La cure était taxée à vingt-cinq livres. Torp est un mot saxon qui veut dire village ou demeure, la première syllabe représente un nom d'homme.
6. CosQUEViLLE. L'égliso Notre-Dame-de-Cosqueville [Escoquevilla] demeura de patronage laïque. La cure était taxée à cent livres de décimes. La paroisse eut une chapelle dédiée sous le vocable de saint Jean.
7. Ferman VILLE. L*église est sous le vocable de saint Martin. La cure demeura toujours à la présentation du seigneur. 'Le curé payait une décime de soixante-dix livres. La paroisse eut une chapelle dédiée à saint Etienne , qui dépendait du manoir et payait une décime de cinq livres.
8. Gatteville. L'abbaye de Cherbourg se disait dame et patronne de Gatteville ; cependant la cure était divisée en deux portions, dont l'une était à la présentation du chapitre de Coutances et lui avait été donnée par l'évéque Richard de Brix. La seconde avait été donnée à Tabbaye du Vœu par le ducroi Henri II ; Jean-sans-Terre confirma cette donation par un acte du 10 février de l'an 1200. Les deux portions étaient réunies en 1675 ; mais ces réunions étaient toujours viagères. L'église est sous le vocable de saint Pierre. Le curé payait trente-cinq livres de décimes.
Il y eut au manoir du Bro une chapelle Saint-Gourgon , récemment détruite, qui avait été fondée en 1519 par Nicolas de Henot, seigneur de Cosqueville, et bénite par I'évêque de Castoire (Castorie). Il y eut pareillement un prieuré, estimé à six mille livres de tevenu, dont les bAtiments se voient non loin de l'église ; il était de nomination royale et à la présentation du chapitre de Coutances. A la fin, le roi y nomma directement. En 1789, un ancien capitaine de dragons en était titulaire. Non loin de l'église est une chapelle Motre-Dame, fort ancienne, qui ne s'ouvre qu'à certaines solennités.
9. Gonnbville. L'église Saint-Martin-de-Gonneville et les dîmes de la paroisse furent données en 1090 à l'abbaye de Montebourg, par Guillaume de Reviers, seigneur du lieu. La cure était taxée à une décime de quarante livres : c'est que le curé avait l'autelage, les menues dîmes et les novales. — Il y avait une chapelle au château. François Jouenne, libraire à Paris, inventeur des Etrennes - Mignonnes , dont il publia le premier numéro en 1724, avec privilège pour seize ans, était natif de Gonneville. Il mourut en 1 741 , en léguant une forte somme pour fonder des écoles et rebâtir l'église.
10. Gouberville. L'église est sous le vocable de Notre-Dame. La cure était à la présentation du seigneur; elle n'était pas taxée. Il y eut jadis deux portions curiales; mais elles furent réunies d'une manière définitive en
4660 environ. La paroisse de Gouberville, annexée depuis 1803 à Néeville, recouvra son existence propre en 1820, par ordonnance du 12 janvier.
11. Le Theil (Tillia). L'église Sainte-Marguerile-du-Theil fut donnée en 1330 à Tabbaye du Vœu, avec celles de Sideviile, de Sainte-Geneviève et des Pieux, en partie, par Philippe YI, enxompensation des dommages qu'elle avait soufTerts dans le cours de la guerre contre les Anglais. Hais en dernier lieu les seigneurs avaient recouvré le droit de présentation. Le curé payait une décime de trente-huit livres.
12. Le Vast. L'église Notre-Dame-du-Yast fut donnée à Tabbaye de Yal- Richer en 1146, par Tévêque Algare, avec le lieu, c'est-à-dire le manoir de Sainte-Croix-du-Yast, édifices et dépendances. Ce prélat était lié d'amitié avec saint Bernard et avec Nivard , son frère, l'un des fondateurs du Yal- Richer. Le droit de présentation était revenu au seigneur. La cure payait une décime de trente-cinq livres.
13. Maupertus. L'église Saint-Martin-de-Maupertus fut donnée en 1148, ou environ, à Tabbaye de Longues, diocèse de Bayeux, par Hamon^ réchanson (db Bamane pincerna], de l'assentiment de Henri, comte du Bessin. Le curé payait une décime de trente livres. L'antique église de Maupeilus a été détruite, et l'église actuelle, commencée en 1870. La première pierre fut posée le 22 mars. — Erigé en succursale le 28 août 1808.
14. NiÉEViLLE. L'église Saint- Martin-de-Néeville dépendait de l'abbaye de Montebourg. Elle avait été donnée par Guillaume, le moine, avec celles de Rethôville, Acqueville, Angoville, Yarouville, la mare de Néeville, etc., etc., au prieuré qu^il fonda en cette paroisse vers 1140, au profit et à la charge de l'abbaye de Montebourg. Le curé payait une décime de vingt-cinq livres. En 1289, Richard, abbé de Montebourg, et dame Silvestre, veuve de Richard de Tollevast, transigèrent au sujet de la propriété de la mare de Néeville. Le prieuré a cessé d'exister à une date déjà reculée, car il n'en est plus fait mention dans les actes diocésains de 1675. Les fondations s'en retrouvent dans les champs dits des ahbayes. Louis XYI en employa les pierres à la construction du fort de RethôvilU*.
Il y a dans la paroisse une fontaine dite de Saint-Benoit, à laquelle se
rattachent quelques dévotions populaires relativement à la guerison des
maladies, et qui se rattache elle-même à l'histoire du prieuré, puisqu'il était de Tordre de Saint-Benoît.
15. Rethôville. L'église Saint - Martin - de - Retbôville dépendait de l'abbaye de Montebourg. (Yoy. fart. Néeville.) La cure était taxée à une décime de vingt-sept livres. — Erigé en succursale le 28 aoAt 1808.
16. Théville. 1° L'église Notre-Dame-de-Théville fut donnée par le duc Richard II à l'abbaye de Saint- Pierre de Chartres : ThedisHltam cum ecclesia et molendinû et pertinenliis. Une autre charte de la même époque dit Fillam Thet ; 2** suivant Toustain de Billy, dans son Histoire des FMques de Coutances, l'évéque Geoiïroi de Montbray acquit le patronage de Théville; 3^ Téglise Notre-Dame-de-Théville fut donnée à l'abbâye de Montebourg par Guillaume Estout, le jour de la consécration de féglise abbatiale. (Règne du duc-roi Henri II) ; 4"* au temps de la domination anglaise, Henri Y présentait à la
cure de Théville, comme on le voit aux Rôles normands; par confiscation, sans doute, ce qui indique que le patronage était revenu en mains laïques; 5** la présentation appartenait en dernier lieu à Tabbé de Montebourg. Le curé payait une décime de trente-six livres. Il y eut dans la paroisse un prieuré dit de Saint- Joseph, à la nomination du seigneur, dont il n'est plus fait mention en 1675. n ne restait alors que la chapelle; elle payait une décime de trente livres.
17. TocQUEViLLE. L'églîso Saint - Laurent- de - Tocqueville fut donnée à Tabbaye de Montebourg avec deux gerbes de la dîme par Tévêque Richard de Bohon, en 4176 ou environ. Le patronage dut ensuite revenir en mains laïques, car Henri V présentait à la cure du temps de la domination anglaise, en vertu de confiscation, probablement.
• Dès 1464, le droit de présentation avait fait retour aux seigneurs du lieu; puis il revint à Tabbaye de Montebourg. — Le curé payait une décime de quarante-cinq livres. Le droit de nomination revenait au donateur par dévolution, lorsque le donataire n'avait pas fait en temps utile une présentation agréée par Tévêque ; il fallait ordinairement un procès pour le lui reprendre.
18. Varouville. L'église Saint-Martin-de-Varouville fut donnée à l'abbaye de Montebourg vers 1140, par Guillaume, dit le moine. (Voy. l'art. Néeville.) Mais depuis, le patronage avec droit de présentation à la cure revint aux seigneurs du lieu momentanément. Il retourna ensuite à Montebourg. Le curé payait une décime de trente-deux livres.
19. Yrasville. (Everardi Villa.) L'église Saint-Martin-de-Vrasville était de patronage laïque. En 1676, Louis XIV était patron au titre de la baronnie de Néhou; en 1735, c'était le duc de Penthièvre au même titre. La cure était taxée à une décime de trente livres. Yrasville et Angoville ont été réunis à la paroisse de Relhôville depuis 1 803 jusqu'en 1 862. Alors elles en ont été distraites
en 1236. Le chapitre la céda à Tabbaye de Montebourg. Elle était sous le vocable de Notre-Dame. Le curé payait une décime de quinze livres. Il y avait une école de fondation ecclésiastique, qui payait une décime de cinq livres.
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