CHAPITRE XXVin. STATISTIQUE ET RÉSUMÉ
l'archidiacre de Coutances, six livres; l'archidiacre du Bauptois, cent sous; l'archidiacre du Val-de-Vire , six livres; l'archidiacre du Cotentin, vingt livres.
Les vingt-huit prébendes, diversement tarifiés, payèrent entre eux quatre cent dix-sept livres dix sous. Les chapelains, au nombre de trente-sept, furent taxés à trente, quarante et cinquante sous. Six vicaires de chœur payèrent chacun cinquante sous; le maître de musique, trois livres. Six habitués , dont un diacre , vingt sous et trente sous. Sur trois conteurs, deux furent exemptés pour cause d'indigence, le troisième paya trente sous ^^K
Les abbayes furent taxées : Saint-Sever, à quatre cent cinquante-cinq livres; la mense abbatiale, à deux cent deux livres dix sous. Saint-Sauveurle-Vicomte, y compris la mense, à six cent cinquante-six livres. Saint-Lo, à quatre cent sept livres dix sous ; la mense, à trois cent trois livres. Lessay, à neuf cents livres ; la mense, à trois cent vingt livres. Blanche-Lande, à quatre cent cinquante-sept livres ; la mense, à quatre cent cinq livres. Cherbourg, à quatre cent cinquante-cinq livres; la mense, à deux cent deux livres. Hambye, à trois cent quatre livres ; la mense, à deux cent quarante-deux livres. Montebourg, à sept cent sept livres ; la mense, à deux cent trente-trois livres.
Il fut levé ainsi sur le clergé du diocèse au préalable une somme de vingtcinq mille cent six livres un sou, formant les trois cinquièmes de trente-cinq
mille cent quarante-huit livres neuf sous, décime de l'année.
Les prêtres qui ne remplissaient aucunes fonctions, payaient de six à quinze livres pour leur sacerdoce ; les diacres trois livres, et les sous-diacres deux livres pour leurs ordres. Et comme il y en avait de trop pauvres pour pouvoir payer, il fut compté une somme de mille livres en sus de la taxe pour suppléer aux non-valeurs.
La dîme se prélevait ordinairement à la dixième gerbe, mais aussi parfois
(1) La prébende était taxée à part et le prébende à part. La première de Qoibou payait trente livres; la seconde de Quibou, vingt-sept livres; la troisième de Quibou, vingt-quatre livres; les trois curés, à portion congrue, chacun dix livres. Un prêtre maître d'école, il y en avait environ trente dans le diocèse, payait six livres en qualité de prêtre, trois livres en qualité de maître d'école, et trois livres en sus, s'U était habitué de l'église du lieu. S'U avait quelque fortune personneUe, la taxe s'élevait à proportion.
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414 HISTOIRE DU DIOGÈSB DE COUTAKCES ET AYRANCHES.
à la treizième ou à la quinzième. Lorsqu'une paroisse était divisée entre plu* sieurs décimateurs, chacun avait un trait, c'est-à-dire une portion de paroisse qui formait sa part exclusive, et souvent le décimateur était dîmé lui-même à la tierce gerbe par quelque chapelle, maladrerie ou autre établissement.
Les curés faisaient recueillir leurs dîmes par des serviteurs , et il leur fallait être diligents, car les moissonneurs ne laissaient pas sur les sillons ce qu'il y avait de meilleur. Les décimateurs lointains, tels que les chanoines et les monastères, étaient obligés de mettre leurs dîmes en fermage ou en fief; mais le système de l'inféodation était ruineux, parce que le prix du blé s'élevait notablement de siècle en siècle, tandis que la rente restait la même à perpétuité.