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CHAPITRE XXVIII. STATISTIQUE ET RÉSUMÉ

en chape. Les chanoines assistaient au chœur en soutanes violettes, les quatre archidiacres et les dignitaires du chapitre en soutanes rouges.

Total du personnel : Vingt-six chanoines, un maître de musique, six vicaires da grand-autel, trente-six chapelains, quatorze habitués, six enfants de chœur, un suisse et trois conteurs.

À la messe , les deux prêtres en chasuble se plaçaient chacun d'un côté de l'autel, avant le diacre et le sous -diacre. Les quatre archiprêtres, ou leurs remplaçants, devaient être d'une taille élevée; ils se tenaient immédiatement auprès de l'évêque, deux de chaque côté, et récitaient avec lui tout le texte de la messe, moins les paroles de la consécration.

Le chapitre avait les prébendes suivantes : 1^ la première de Muneville,

qui consistait en un fief et des dîmes inféodées; 2^ de Saint-Samson, qui

conférait la seigneurie, le patronage et les dîmes de la paroisse; 3^ des

Vautier^, à Quibou, qui consistait en un fief, des dîmes inféodées et un tiers

du droit curial; 4° d'Huberville, qui conférait une portion des dîmes du lieu;

5® la deuxième de Muneville, dite du Château-Pair, qui consistait en un fief et

une portion des dîmes; 6° d'Yvetot, qui consistait dans la moitié des dîmes

de la paroisse; 7° de Saint-Jean, à Trelly, qui consistait en deux cents livres

de rentes seigneuriales; 8^ la première de Saint-Gilles, qui n'était que de

dix livres; 9^ des Viviers, à la Mancellière, qui consistait en un fief, des

rentes et des dîmes; 10° du Bois-Hérou, à Quibou, qui consistait en un fief,

des rentes, des dîmes et le tiers du droit curial; 11° de la Couterie, à la

Mancellière, qui consistait en un fief, des rentes et des dîmes; 12° de

Lengronne, qui consistait dans le tiers de la dlme du lieu ; 13° de Charpaigne,

à Trelly, deux cent cinquante livres de rentes seigneuriales; 14° de l'Aumône,

à Saint-Sauveur-Lendelin ; 15° de Vire, à la Mancellière, un fief, des rentes, un moulin et des dîmes; 16° la Grande de Trelly, un fief et des rentes

seigneuriales en argent et en nature; 17° de Saint-Nicolas-de-Coutances, le

tiers des dîmes de la paroisse; 18° de Gachebert, à Coutances, les deux tiers

des dîmes de la paroisse Saint-Pierre ; 1 9° la Théologale, l'autre tiers des

dîmes de Saint-Pierre; 20° du Val, à Quibou, un fief, des terrains, des

rentes et le tiers du droit curial; 21° la Petite de Saint-Gilles, dix livres de

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rentes, il y avait encore les quatre de Cherboarg et une à la MancelUère, nommée de la Foulerie.

L'évêque était patron de toutes les prébendes et chanoine de droit, le premier, d'où il s'en attribuait une à lui-même*

Les deux prébendes de Saint-Gilles, dont les biens étaient situés à Jersey, n'existaient plus que pour mémoire; l'éréque faisait dix livres de rentes à chacun des prébendes, et la seconde était attribuée à l'écolfltre.

La prébende était le titre ; chacun prenait le nom de sa prébende. Mais comme la plupart étaient insuffisantes, le chapitre avait en plus la commune, qui servait à rétablir une équitable parité. La commune était formée de dîmes, de rentes et de biens indivis, des amendes, du revenu des prébendes pendant les temps de vacance ^^K Elle devait fournir en outre au traitement des officiers laïques, à l'acquit des obifs, à l'entretien des six vicaires du maltre-autel , qui comptaient ensemble pour un chanoine et demi. Les vicaires du maltre-autel avaient pour obédience plus spéciale de suppléer dans leurs fonctions les chanoines empêchés.

Les prébendes et revenus capitulaires payaient ensemble; en temps normal, une décime de quinze cent soixante-deux livres quinze sous ; ce qui suppose vingt-cinq mille livres de revenu total ou plus, car les décimes accordées annuellement à l'Etat et renouvelées h chacune des assemblées du clergé de France, ne s'élevaient pas plus qu'au quinzième ou au seizième du revenu. La fortune ecclésiastique réputée exempte d'impôts, prenait pourtant ainsi part aux charges communes.

Les trois cinquièmes de la décime ayant été levés par anticipation en 1721 , les commissaires établirent ainsi leurs chiffres : l'évêque, trois cents livres ;

(I) La commune se composait des revenus de plusieurs fiefs appelés la prévôté du chapitre, des dîmes de Gitourps, le Rosel, la Baye-d'Ectot, LongueviUe, la Vandelée, Nicorps, la Chapelle-en-Juger, Besneville, Saint-Ebremond, Montaigu, données avec plusieurs rentes par Jean d'Essey; de la seigneurie d'Anneville-en-Saire, donnée par Geffroy-Herbert; en outre de vingt-quatre boisseaux de froment de rentes à chacun des chanoines ; de cinquante livres de renies et du fief du Bourg-de-Sainteny, ajoutés à la précédente donation par Louis Herbert» évéque d'Avranches. Tel était le fonds principal, auquel venaient s'adjoindre un grand nombre de moindres rentes.

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