‹ Histoire du diocèse de Coutances et AvranchesChapitre 52 sur 191 · CHAPITRE XXYIII. STATISTIQUE ET RESUME · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXYIII. STATISTIQUE ET RESUME

3^ A Huisnes, les fermes de la Hersendière, de Lillemanière, du Jardin, de BouIIenaye, des rentes seigneuriales et des dîmes à Tonzième ; 4^ A Tanis, la métairie des Maubruns et des rentes ; 5** A Macey, le manoir de Noyant et les dimes de la paroisse ; 6^ A Curey, les deux tiers des grandes dimes et des rentes seigneuriales ; 7^ A Céaux, la seigneurie et les rentes seigneuriales sans aucun domaine^ 8^ A Espas, la moitié des dîmes et quelques rentes ; 9^ A Boucey, les deux tiers des dimes ; 4 0*^ A Aucey , un petit trait de dîmes ; 11^ A Argouges, le quart des dîmes ; 42® A Servon, le quart des dîmes ;

13° A Saint-Aubin-de-Terregate, le trait de dîmes de Balant ; U® A Ponts, le trait de dîmes de Saint-Michel ;

15® La ferme de Brion, consistant dans le manoir de Brion, les dîmes de Genêts et de Saint-Michel-des-Loups, le moulin de Genêts, le moulin le Comte à Bacilly^ deux traits des dîmes de Tissey et des Sablons, du Tilleul et de Claquerel à Sartilly, la ferme du Bourgée à Saint-Michel, les rentes seigneuriales de Genêts, Dragey, Saint-Jean-le-Thomas, Saint-Michel, Bouillon, le bois de Brion, un trait de dîme à l'onzième aux Biards, une rente de deux cents livres sur le âef de Bacilly et une de quarante-cinq livres chargée de fondations sur la ferme des Bouillons h Saint-Jean-de-la-Haize; 1 6® Le manoir de Montrault avec de grandes dépendances, en Févêché de Dol; 17® Le manoir de Saint-Méloir-des-Ondes, en Tévéché de Saint-Malo; 18® Toutes les dîmes de Cancale et deux clos de terre en la paroisse ; 19® Les prieurés de Notre-Dame-de-Tombelaine, Saint-Nicolas de Pontorson, le Mont-Dol, Saint-Symphorien de Craon, près la Flèche, et TAbbayette dans le Maine, qui, n'étant pas unis, c'est-à-dire attribués à la mense abbatiale ni à la mense claustrale, étaient en eommende et valaient à leurs commendataires le premier six cents livres, le second deux cent vingt livres, le troisième trois cent cinquante Uvres, le quatrième sept cent soixante livres dix sous, et le cinquième cinq mille cinq cents livres. Les cinq titulaires étaient des religieux bénédictins, qui avaient fait vœu de pauvreté ;

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SO^ Une rente de soixante-quinze livres due par le prieuré de Saint-Germain-sur-Ay» et une seconde de vingt livres due par les six vicaires perpétuels de la cathédrale d'Avrancbes sur les dtmes de Juilley.

Tel est Tétat des biens et revenus présenté le 49 février 1790 par le prieur claustral aux oQiciers du bailliage, ^conformément au décret de TAssemblée nationale du 1 3 novembre précédent ; mais il y manque des détails considérables ; sans doute la part de Fabbé. Ainsi il n'y est pas fait mention de la grande et belle baronnie de TOisellière ni de ses riches dépendances, de la cure de Saint-Planchers, qui valait mille livres, de fiefs et extensions de fiefs à Coudeville, à Bréville, à Saint-Martin-le-Yieux, à la Beslière, au Loreur ; de traits de dîmes plus ou moins considérables à Muneville-le-Biogard, à Donville, à Saint-Ursin, à Bréville, à Coudeville ; de beaucoup de rentes sur particuliers ; du patronage de Saint-Planchers , de iingreville pour la première portion, de Saint-Pair, de Saint-Jean-des-Champs, de Coudeville, alternatif avec le seigneur du lieu, de Saint-Aubin-des-Préaux ; de la principale seigneurie de Coudeville, riche de plusieurs fiefs ; ni généralement du patronage des églises dépendantes du Mont ^''.

Plusieurs religieux vivaient dans le monde, quelques-uns s'exilèrent avec l'espoir , à peu près universellement partagé par les émigrants , de revenir bientôt et de rentrer en possession de leurs biens.

A Savigny, l'abbaye était soumise à un régisseur séculier, le gouvernement touchait les revenus, pour payer les dettes. Le dernier prieur claustral, dom Yerdier, prêta le serment et devint curé intrus de Parigny. Il avait encore avec lui trois religieux, dont deux l'imitèrent.

Ils avaient été chassés de leur monastère en 4790, par une populace ameutée qui mit tout au pillage, et le pillage dura plusieurs jours, tant qu'il y eut des objets susceptibles d'être emportés. Ils se réfugièrent dans les dépendances. Maintenant, il reste de l'abbaye la grande ruine de l'église, toujours debout, quoique dépouillée de ses granits.

A Montmorel, il n'y avait plus que trois religieux, nous l'avons dit ; l'abbé

(i; L'abbé Deschamps du Manoir, Bisti^re du JfotU-SotnNWcM.

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