GON8BRVATION DE LA GURB DE SAINT-JEAN
nelle d*un sieur Ghaumault, vicaire de la paroisse Saint- Remy de Troyes, qui a vomi les imprécations les plus infâmes contre les décrets de laugnste Assemblée, disant que Ton détruisait les temples du Seigneur et que Ton allait en faire des maisons iuf&mes, qu*on lui disait des sottises par les mes... »
Le prône du vicaire avait eu lieu le 19 décembre. A cette époque encore, les administrateurs savaient s*élever au-dessus des mensonges et des propos imaginés ou colportés par les révolutionnaires. La calomnie tomba d'ellemême et la dénonciation n'eut aucune suite ; on laissa à Saint-Remy son titre de paroisse.
Ce ne fut que le 3 janvier 1791 que les fidèles de Saint-Jean fii*ent connaître leur prétention à la conservation de leur paroisse : ils obtinrent, eux aussi, gain de cause. Ainsi fut satisfait le désir de l'assemblée générale qui, le 19 octobre précédent, avait délégué les marguilliers auprès du Directoire, pour représenter que la paroisse Saint-Jean était la plus ancienne, la plus étendue et la plus peuplée (plus dé 6.000 ftmes), non pas seulement de la ville, mais encore du département, qu'elle était située au centre de la ville, que la grandeur du vaisseau de l'église lui permettait de recevoir un grand nombre de paroissiens, comme l'exigeait l'Assemblée nationale pour le choix des paroisses des g^ndes villes.Les fidèles donnaient encore pour raison que les paroisses voisines ne se trou vaient point assez étendues pour que celle de Saint-Jean leur fût réunie, que, jusqu'en 171a, celles de Saint-Pantaléon et de Saint-Nicolas n'en étaient que les succursales et qu'enfin, si l'église Saint- Jean n'existait pas, il faudrait plutôt la construire qu'agrandir les autres.
Les paroissiens de Sainte-Madeleine se distinguèrent par leur vivacité à défendre leur église. Une réunion avait été tenue, le a6 janvier, dans la chapelle de Saint-Eloi, lieu accoutumé des assemblées paroissiales. Par prudence.
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les eonvoeations n^ayaient pas été faites au prône, eomme d* ordinaire, mais de porte en porte, par le sonneur. On décida de s'opposer à toute suppression et division de la paroisse, ainsi qu*à renlèvement des eflfets» titres, argenterie de la Fabrique et des pauvres confiés au curé et aux marguilliers. Le but de la pétition, comme on va le voir, est de montrer aux administrateurs du département que tout se réunit pour la conservation de la paroisse.
« L*église de la Madeleine a été, depuis un temps très ancien, réputée comme Saint-Frobert, succursale de Saint- Remy. Elle existait en i3oo, c'était un M. Bertrand- Bastard qui en était alors curé. Le môme curé les régit toutes les trois, et le (Ihapitre de la cathédrale en avait les droits primitifs et Texercice au même titre commun. Ces trois églises n en sont donc bien réellement qu'une. La nécessité d*une grande population, qui, dans ces temps reculés a occasionné la distraction de ces deux secours, est encore la môme aujourd'hui ; une, môme deux de ces trois églises ne pourrait contenir leurs habitants et paroissiens.
if Aux termes de l'article XVII du décret du xq juillet, l'intention de la loi est que chaque paroisse réunisse six mille âmes, c'est-à-dire, qu'il n'y ait pour six mille Ames qu'un seul curé et une seule masse de dépenses. Il y a plus de neuf mille âmes dans les trois églises de Saint-Remy, Sainte-Madeleine, Saint-Frobert ; mais il n'y a qu'un seul curé. L'entretien de l'église de la Madeleine se prend sur les revenus et les biens de la Fabrique ; les réparations, le culte, la décoration de l'église sont faites par la Fabrique. Que peut-on désirer de plus concordant avec la lettre et l'esprit des décrets, puisque rexisleuce de la paroisse de la Madeleine ne coûte rien à lEtat, et ne peut lui rien coûter ? Mais par qui la Fabrique a-t-elle été dotée ? Par les paroissiens. Pour l'usage de qui les paroissiens l'ont-ils faite cette dotation ? Pour le leur, et non pour des étran* gers. Si l'objet de leurs libéralités et de leurs vues est
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dénaturé, alors les familles ou les donatears retireront ces fonds.
« Il ne pourrait donc rester d'autre prétexte que le remplacement du casuel que Pon veut, dit-on. supprimer. Mais si TËtat paye un curé dans l'étendue des trois églises, son traitement sera le même pour une, comme pour trois églises ; ce ne sont pas les églises qui déterminent l'occupation et les devoirs d'un curé, c'est l'étendue et la population de sa paroisse ; que cette étendue, cette population soit distribuée entre trois églises, ou concentrée en une seule, il ne faut pas moins de vicaires, ni moins de zèle au curé. Le trésor public ne gagne donc rien à ce que de trois églises qui forment la paroisse, il y en ait deux ou une de détruites.
(( Mais la privation et la démolition de l'église de la Madeleine ôterait aux paroissiens les facilités qu'ils ont cherché à se procurer, en la construisant, de vaquer avec plus d'assiduité aux services et oflices, de fournir à leurs enfants et domestiques comme à eux-mêmes l'instruction de leur religion, d'obtenir plus sûrement pour eux et leurs familles l'administration des sacrements en santé comme en maladie. Les paroissiens de la Madeleine ont prévenu les obstacles qui s'opposent à Texercice assidu des œuvres de piété et de religion, en faisant les frais de bâtir et d'entretenir une église. Par quelle fatalité voudrait-on leur susciter de nouveau ces obstacles ?
c C'est dans cette église élevée par la piété et les dons de leurs pères qu'ils ont déposé les cendres de leurs ancêtres, c*est dans ses murs qu'ils ont reçu les premiers secours de la religion et tous les sacrements qui sanctifient la société ; c'est là qu'ils ont présenté à Dieu leurs enfants ; pourquoi ces consolations leur seraient-elles ôtées et, avec elles, la ferveur à la pratique des dogmes et du culte de la religion catholique, apostolique et romaine ?
« Les églises sont faites pour les fidèles, l'exercice de la religion est le plus saint des devoirs, il en est le premier ;
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il n*e8t point de sacrifices que rhomme religieux ne souscrive pour elle. Personne n*a le droit de détruire un établissement consacré par la piété aux pratiques de la religion sans le consentement des mêmes fidèles qui l'ont fondé.
« A tous les titres, Téglise de la Madeleine uHntéresse que ses paroissiens, mais elle les intéresse exclusivement, elle est leur propriété ; les fonds qui dotent et constituent la fabrique sont leur propriété. Personne ne nous a donné cette église, personne n'a le droit de nous l'ôter ; c'est nous qui l'entretenons, c'est nous qui rentretiendrons, elle est à nous ; et dès que les exercices qui s'y font, les cérémonies et le culte qui s'y observent, sont conformes aux lois de rÉglisc et de l'Etat, dès que le lieu est saint, qu*il est le centre de la communion des chrétiens, il ne peut exister aucun motif de nous en chasser. Le choix que nous avons fait de cette église, l'application que nous y avons faite de nos délibérations et de nos dons doivent rester dans l'usage de notre liberté, dès que cette liberté est conforme aux lois divines et humaines.
« Les soins et la piété des paroissiens de cette église ne se sont pas bornés à y assurer l'exercice de la religion, ils se sont encore portés sur rentretieu et le soulagement des pauvres. Le zèle de nos pères a pourvu eflicacement à leur assurer des secours qui pussent survivre aux donateurs et aux donataires. Secondes par le pasteur zélé et infatigable qui gouverne depuis trente-huit ans les trois églises de cette paroisse, les pauvres ont eu jusqu'ici une masse de rentes annuelles qui devaient les garantir de L'indigence et des horreurs de la misère. Le bureau de charité ou plutôt les pauvres out une jouissance assurée de plus de quinze & seize ceuts livres de rentes annuelles dont les fonds ont été laissés et placés en vertu des dispositions expresses. Ces fonds légués spécialement pour les pauvres de cette paroisse ne peuvent et ne doivent point être divertis et portés ailleurs que dans son enceinte. On ne peut les
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détoaraer, même poar alimenter ou doter des maisons projetées pour renfermer les pauvres, parce que ces fonds sont destinés exclusivement aux paroissiens et non à d'antres, qu'ils ont pour objet de procurer aux paroissiens pauvres les moyens de subvenir à leurs besoins, et de vaqner eux et leurs enfants aux exercices de la religion.
« Si l'église et la paroisse de la Madeleine étaient détruites, ce qu'à Dieu ne plaise, la destination des charités serait absolument détournée ; elle ne serait plus proportionnée aux besoins du grand nombre des pauvres ou rassemblés dans une renfermerie ou qui se trouveraient dans une paroisse devenue plus étendue. Ces charités se perdraient et les intentions des donateurs seraient violées. S'ils ont détaché de leurs successions ces portions de leurs fortunes, ça été pour servir à leurs propres familles, si aucuns de leurs parents se trouvaient dans la nécessité ; ça été en vue de l'attachement qu'ils avaient pour les paroissiens qu'ils regardaient comme leur famille. Tous ces motifs une fois trompés, alors les familles de ces donateurs réclameraient les fonds ; et on ne pourrait sans injustice les leur refuser, comme on ne pourrait pas sans injustice refuser de restituer aux familles les donations faites à la Fabrique, si on détruisait l'Eglise .
« Les paroissiens de la Madeleine sont bien éloignés de craindre que Messieurs les administrateurs du département de l'Aube et du district de Troyes reçoivent ou donnent des impressions contraires au vœu, comme à l'intérêt des paroissiens de la Madeleine. Où pourraient-ils faire une application plus éclatante des sentiments de piété et d'humanité qui les animent, qu'en conservant et maintenant les établissements que Téglise et la paroisse réunissent pour l'exercice de la religion et le soulagement des pauvres ? Tout les y invite, tout les y ramène, l'exécution même des articles du décret du i a juillet 1790 leur en fait une obligation. L'article XVII dit « que dans les villes où il y a plus de six mille âmes, chaque paroisse pourra com*
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prendre an plus grand nombre de paroissiens et qu'il en sera conservé autant que le besoin des peuples et les loca* lités le demanderont. » Or, rien n*exige la destruction ou désunion en tout ou en partie de la paroisse ; la situation, la population, la localité au contraire exigent sa conservation. C*est à cette localité que les paroissiens ont fait toufi» les sacrifices qui constituent la paroisse et ne laissent rien à faire à TEtat pour le culte, l'entretien du curé I Le territoire est un lieu écarté tel que Tarticle XIX le prévoit. L'article XIX dit que, s*il y a des lieux écartés, le curé enverra les jours de fêtes et de dimanches un vicaire pour y dire la messe et faire au peuple les instructions nécessaires. D*après cette disposition, si Téglise de la Madeleine n*était pas b&tie, il faudrait la bâtir ; si cette succursale n'était pas établie, il faudrait l'établir ; s'il était question de former une paroisse, pourrait-on la former autrement qu'en plaçant une principale église chef-lieu de la paroisse à Saint-Remy, et un secours avec vicaire là où est la Madeleine ? Toutes les conditions prévues par le décret du la juillet sur la population, l'étendue, la localité, les seoours, ont été prévues depuis plus de cinq cents ans ; la sagesse de la distribution et du régime des églises qui forment la paroisHe de Saint-Remy a prévenu celle du décret du i a juillet, on ne peut y donner d'atteinte sans attenter au décret même.
« L'article XX dit « que la réunion qui pourra se faire d*une paroisse à une autre emportera toujours la réunion des biens de la Fabrique supprimée à la Fabrique de Téglise où se fera la réunion. » Ceci suppose deux conditions, la première que la Fabrique supprimée fût insuffisante aux besoins de la paroisse à supprimer. La seconde, que les paroissiens et l'Etat y eussent intérêt et volonté. Or ici la Fabrique est sudisante, et la preuve, c'est que l'entretien de tous les besoins de l'église n'a jamais rien coûté ni à TÉtat, ni aux paroissiens; la Fabrique y a suffi, elle a toujours fourni à la nécessité, à la décoration et k l'ornement de l'église.
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« Ici l'intérêt et la volonté des paroissiens exigent sa conservation. Où les paroissiens seront-ils mieux et pins commodément, plus exactement que dans cette église ? Dans quel lieu trouveront-ils plus de consolation et d*édification ? Dans quelle paroisse les pauvres seront-ils mieux secourus et plus promptement ? Et pour qui dépouilleraiton la Fabrique, pour qui enlôverait-on les charités, pour qui arracherait-on les ornements que la piété de nos pères a accumulés en cette église ? Sera-ce pour enrichir quelque autre église qui nous regardera comme des étrangers, ou pour secourir des pauvres qui ne recueilleront que des gouttes d*eau du fruit de nos fondations, ou pour bâtir des maisons de renfermerie ? Mais il y a des fondations qui veulent que l'on préfère dans les aumônes les parents des donateurs demeurant sur la paroisse. On ne pourrait donc les détourner sans manquer à la volonté des fondateurs.
« Au surplus, et dans le cas imprévu et tout à la fois impossible où la réunion des deux paroisses de Saint- Remy et de Sainte-Madeleine serait ordonnée, il est toujours certain que Téglise de Sainte-Madeleine serait le centre de la population des deux églises.
« En eOet, elle se trouve le juste milieu entre la porte de Paris où commence cette population du côté du couchant et le Marché-aux-Trapans où se termine la population de la paroisse de Saint-Remy du côté du levant.
« La volonté, le vœu des paroissiens confirment ici les sages dispositions de la loi. Dès quelle est désintéressée, il ne peut plus rester de motifs^ et les paroissiens ne doivent plus conserver d'inquiétudes. L'intention de la loi n'a pu être de violenter le consentement des paroissiens. Nous vivons sous le règne de la liberté ; tout ce qui la blesse est proscrit d'avance ; la loi ne propose et ne veut introduire de changements que pour procurer aux peuples un sort meilleur ; les peuples doivent donc être con-
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salies; si la loi ne la pas dit, c'est qu'elle n'a pa Yooloirni supposer le contraire.
« En conséquence, les habitants et paroissiens de h Madeleine, émus par Texemple des alarmes déjà conçues dans les autres paroisses de cette ville, et par Tindication de projets déjà ébruités, de construire et d'augmenter des églises par remplacement de celles que l'on détruirait, croient devoir prévenir toutes les opérations que l'on entreprendrait tendant à la destruction ou division de l'église et paroisse de la Madeleine.
« Telles sont, Messieurs, les représentations que les habitants et paroissiens de la Madeleine ont l'honneur de vous mettre sous les yeux, dans l'espérance que, s'il pouvait jamais ôtre question de toucher à l'état de leur église et paroisse, ils seraient appelés et entendus, saut les moyens qu'ils pourraient ajouter alors au contenu da présent ».
Suivent plusieurs pages de signatures (i) parmi lesquelles celles de quatre ecclésiastiques résidant sur la paroisse ou attachés au service de l'église.
Les motifs de justice, d'honneur, de liberté et de charité invoques par les pétitionnaires n'étaient pas faits pour arrêter l'administration Celle-ci ne sait-elle pas se mettre à couvert par la loi, quand il s'agit de perpétrer les actes les plus contraires au droit ?
Elle avait rejeté impitoyablement la réclamation des paroissiens deSaiiit-Frobert en faveur de leur église.
Un décret du i5 mars consacra son œuvre, et l'évéqua rendit, le a5 avril, une ordonnance relative à la réunion des paroisses supprimées. Ces deux actes de l'autorité, bien qu'ils fussent prévus, firent autant de mécontents qu'il y avait de fidèles attaches à leur paroisse et tenant à la prééminence de leur clocher.
Sainte- Madeleine resta réunie à Saint- Remy dont elle devint un simple oratoire. Quoique consommée, cette
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union provoqua encore une réclamation, ce fut lorsqu'il igit de dresser l'inventaire de l'église, le 6 mai, deux irs après la cessation officielle du culte catholique. Les ai^illiers qui assistaient à l'accomplissement de cette rmalité protestèrent d'abord de leur entière soumission LX décrets. Puis, en leur nom et au nom de tous les amis ) Tordre, ils représentèrent que leur église était placée i centpe du territoire qui s'étend du Marché-aux-Trapans la Porte de Paris. Enfin ils exprimèrent l'ardent désir l'elle devint paroisse au lieu de celle de Saint-Remy qui ur semblait située à l'extrémité de ce territoire. Inutile ajouter qu'on ne tint aucun compte de cette demande, par dtedu fait accompli.
Les marguilliers de Saint-Nicolas plaidèrent à leur •ur, le 7 mai, la cause de leur église convertie en oratoire i Saint-Pantaléon. Us donnaient comme raison que Saintantaléon ne pouvait contenir les paroissiens, étant saucoup plus petit que Saint-Nicolas, et se trouvant entre latre rues, tandis que l'église Saint-Nicolas paraissait isceptible d'agrandissement et que, d'ailleurs, elle était tuée plus dans le centre que Saint-Pantaléon. Toutes les réclamations furent inutiles. Elles servirent spendant à amuser ceux qui prenaient les événements eir leurs petits côtés. De ce nombre était la comtesse de aillot qui écrivait le a5 décembre : « J'ai ri des disputes es paroissiens. Saint-Remy l'a-t-il emporté sur la sainte? aint-Nizier s'est bien conduit. » L'église Saint-Nicolas îssa d'être paroisse curiale le i5 mai ; celle de Saintizier, le 7 mai (i).
Les commissaires chargés de la question de la formation es paroisses donnèrent à celles qui furent créées ou agranies de nouvelles limites. La paroisse principale fut la ithédrale, conformément à l'article 8 du titre premier de i Constitution civile.
(i) Apch., L. V., 1573.
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Elle comprit le territoire des paroisses de Saint-Saavenr, Saint- A vent! D, Saint-Deois, Saint-André, Saint-Frobert, Saint-Nizier et une partie de celle de Saint-Jacques, le territoire de la Vacherie, du Pied-de-Gochon, de la Ribaodière, de Gournay, le faubourg SaintJacques, le Labourât, Chaillouet,les Moulins-Brûlé, les Tauxelleset St-Quentin.
On assigna à la paroisse Saint-Remy tout le territoire qui se trouve enclavé dans les bords du Rù Cordé près du Marché-auz-Trapans, la rue des Bains du côté du Boo- Pasteur, la partie septentrionale des rues du Domino (Paillot-de-Montabert) et du Coq, la rue du Bois des deux côtés, depuis la maison n"* 5^1 jusqu'à la rivière, le territoire situé entre les murs de la ville et la partie des nés du Coq et du Domino au nord, et en outre, la partie occidentale des rues Chumpeaux, du Chaperon, de la Bloanaie et du BefTroi jusqu'à la porte de ce nom.
La paroisse Saint- Jean avait son territoire en ville et en dehors des remparts. Son territoire intra maros s'étendait depuis THôtel-de- Ville et la rue Neuve-d'Orléans par les rues Champeaux et du Chaperon, jusqu'à la rue des Croisettes qu'il traversait pour arriver à la rue des Qnatre- Vents ; remontant de là par le Marché aux oignons et descendant par la partie septentrionale de la rue du Cerf ou de la Trinité jusqu'à celle du Temple, il contenait tout ce qui est derrière les rues du Temple et de Croncels jusqu'aux remparts ; il s'étendait à l'aspect du levant jusqu'à Is Grande-Tannerie, et remontant la partie méridionale de cette rue, ainsi que celle du Croc ou Renard-Bardé et la rue Neuve, comprenait tout ce qui se trouve baigné par le ilû Cordé depuis la tour Saint-Dominique jusqu'au petit pont de THùtel-Dieu, et en suivant la Grande-Rue (rue de THôtel de- Ville), tout ce qui se trouve à main gauche jusqu'à l'Hôtel-de- Ville. Enfin il traversait les rues Neuve, du Croc et de la Grande Tannerie, toujours à main gauche, jusqu'à la porte de la ville.