‹ Histoire du diocèse de Troyes pendant la RévolutionChapitre 104 sur 201 · LA CONSTITUTION CIVILK I>U CLERGÉ · texte numérisé non relu

LA CONSTITUTION CIVILK I>U CLERGÉ

« Qu*en conséquence, si on en excepte la cathédrale, aucune église à Troyes n'étant assez spaciense pour suffire à un plus grand nombre de paroissiens, les besoins des peuples, les localités exigent qu'on en conserve un nombre proportionné à celui des habitants ;

« Que Tarticle ao du même titre, disant que la réunion d*une paroisse à une autre emportera toujoura la réunion des biens de la fabrique de Téglise supprimée à la fabrique de Téglise oh se fait la réunion, il est évident que la suppression ne doit point tomber sur aucune des églises confiées au même pasteur, lorsque ces églises ont par elles-mêmes un revenu suffisant pour subvenir aux frais de leur culte particulier, sans augmentation de charge pour les paroissiens, que l'église Saint-Remy, avec ses deux succursales, n'a qu'une étendue suffisante pour contenir tous les paroissiens, mais que chacune d'elles a un revenu suffisant pour pourvoir aux besoins du culte, que le nombre des ministres, déterminé en raison de la population pour chaque paroisse, sera toujoura suffisant pour les desservir toutes trois, et qu'en les conservant telles qu'elles existent, les salaires des ministres ne seront point une surcharge contraire à l'esprit des décrets... )»

A ces raisons les pétitionnaires ajoutent qu'ils recevront très volontiers les paroissiens des églises qui seront supprimées. Ils font observer que l'édidce religieux peut être agrandi sans grandes dépenses ; enfin, ils réclament deux rentes de chacune i5o francs, qui ont été léguées à Saint-Remy pour les pauvres (i).

Leur requête faillit échouer par la calomnie d*un paroissien nommé Péquereau. Cet homiue, qui fréquentait les clubs révolutionnaires où se décidaient toutes les mesures hostiles au clergé, avait écrit, en effet, aux officiers municipaux : « Je vous dénonce la conduite crimi-

(i) Arch., ao G.. 9 reg. , fol. a5-a6.

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