LA CONSTITUTION CIVILE DU GLXB6É
pour les assemblées primaires, et les citoyens ne voudraient pas aller à Saint-Gervais. Si Notre-Dame était détruite, moitié de Tannée on n*oserait porter les enfants recevoir le baptême à Saint-Gervais sans danger de mort pour eux. La tour de Saint-Gervais nouvellement construite est lézardée ; les fondations n*en valent rien. Noos vous supplions de décréter que Tunion se fera à Notre- Dame et non à Saint-Gervais (i) ».
Malgré le bien fondé de toutes ces réclamations, Notre- Dame fut sacrifiée. Le curé de Saint-Gervais enfitle service comme desservant, à partir du 8 décembre 1791.
Bien que d'une population peu considérable, la petite ville de Pont-sur^Seine possédait deux paroisses, Sain^ Martin et Saint-Nicolas. Lorsqu*il fut question de les réunirje conseil de la commune, dans sa séance du 4 mars, chercha le moyen d*éluder le fatal décret : « L*asseroblée a unanimement dit que la paroisse de Saint-Martin est plus considérable en population que celle de Saiot- Nicolas, puisque cette première contient environ mille ftmes et que celle de Saint-Nicolas n'en contient environ que deux cents. Cependant l'assemblée observe que l'église de Saint-Martiu n'est point assez grande pour contenir tous les habitants de la ville et que, jnsqn*à ce qu'il ait été pourvu à son agrandissement, elle croit indispensable de laisser subsister celle de Saint-Nicolas et qu'il y ait un prêtre qui y fasse les fonctions et Tofflce, an moins les dimanches etfi>tes (3) !>.
Ces observations, quelque justes qu'elles fussent» eurent le sort de celles qui s'élevèrent de toutes parts, lorsqu^il s'agit de démembrer ou de supprimer les anciennes paroisses. L'œuvre d'innovation entreprise par les législateurs en majorité révolutionnaires ne devait pas con-
(i) Arch.^ L. V., i5oa ancieiu (a) Arch. de Pont-sur-Seine.