‹ Histoire du diocèse de Troyes pendant la RévolutionChapitre 120 sur 201 · PAROISSES INCORPORÉES · texte numérisé non relu

PAROISSES INCORPORÉES

En résamé, par suite de la Constitutioii civile, treize paroisses euriales oa succarsales du diocèse de Troyes furent incorporées au diocèse de Langres, et cent-vingt(i) de celui-ci passèrent dans le nouveau diocèse de Troyes, ainsi que vingt-trois de Tancien diocèse de Sens. Le diocèse de Troyes perdit, par contre, dix paroisses qui appartinrent désormais au diocèse de Meaux et cent paroisses cures, avec leurs seize succursales, qui sont aujourd'hui du diocèse de Châlons-surMarne, sauf une qui appartient au diocèse de Soissons (a).

Cette perturbation n'affecta pas seulement le territoire ; elle atteignit aussi et plus douloureusement les consciences, et en dernière analyse, ce furent les âmes qui eurent surtout à souffrir de l'application du décret sur la Constitution civile ; car la Révolution fut anti-chrétienne et par conséquent poursuivit de la même haine l'œuvre de Dieu et l'ancien régime ; voyons comment elle réalisa son plan dans le diocèse de Troyes dès l'année 1790.

(i) Noas ferons remarquer que nous indiquons les paroisses et non les communes qui quelquefois comptaient plusieurs paroisses .

(a) Le nombre des cures incorporées au diocèse de Ghàlons serait de quatre-vingt-dix-neuf, d'après A. Millard, Le clergé du diocèse de ChâlonS'BUT'Marne, 1. 1, p. xvii ; mais dans sa liste, cet auteur ne compte pas comme cure Nuisy qui, cependant, au moment de la Révolution, formait une vraie cure, distincte de Fontaine-Denis, et il fait une cure de la succursale d'Outines, dépendante de Joncreuii.

406 LB SBRMBNT

Page 1