CHAPITRE VIII
Le Serment.
Sommaire. — Le sermenl est obligatoire. — Gomment le clergé troyf n accueille la Constilatioo.— Opinion de Bouchotte, député de Bar-sur-Seine. - Sentiment contraire des représentants et des ecclésiastiques de la ville de Troyes. — Ils sont désapprouvés ptr les électeurs. — Défense du serment.— Ecrits contre la légitimité da serment. ~ Résistance du curé de Sainte-Madeleine. — ReAisde lire la Constitution au prône. — Démission de M>' de Barrai. — Refus du nouvel évê<|ue d'accepter la Constitution.— Il est imil^ par la majeure partie du clerjçc de lu ville — Prestation de serment et discours qui raccompajçncrent. — Noms des prêtres Qdèies et des Jurours. ~ Cause de la soumission de la majeure partie da clergé à la Constitution civile.
Le 27 novembre 1790, T Assemblée nationale décréta que les év(>qucs et les prt^tres seraient tenus de prêter serment à la Constitution civile du clergé, faute de quoi ils seraient déclarés démissionnaires et remplacés. En outre, diverses peines lurent portées contre les ecclésiastiques qui, n'ayant pas prêté le serment, chercheraient à exercer leurs anciennes tondions et, en général, contre ceux qui s'opposeraient à rcxéciilion de la nouvelle loi. A peine Louis XVI eut-il approuvé cette loi que la Constituante décida de fixer le mois de janvier 1791 comme dernier délai accordé aux ecclésiastiques pour jurer. A cette époque, le pape ne s'était pas encore prononcé sur la légitimité du serment exigé, et T Assemblée se hâtait de le rendre obliga«