DISTRICT DE BAR-SUR AUBE
Canton de Bar-sur-Aube.
La majorité des prêtres du canton de Bar-sur-Aube se soumit à la Constitutiou civile. Ce furent : Jacques Banchet, curé d'Ailleville ; Rémi Castel, curé d'Arconville ; Antoine-Joseph Joffroy, curé d'Arreutières ; Simon Chrétien, curé d'Arsouval ; Ignace Bocquenet, curé de Baroville ; François-Nicolas Bergerac, curé de Saint-Pierre de Bar-sur-Aube ; Nicolas Lemanière, curé de Sainte-Madeleine ; Edme-Joseph Uiel, cui*é de Saint-Maclou ; Henri Cornibert, aumônier des Ursulines ; Jean-Baptiste-François Gauthier, curé de Baycl ; Nicoias-Samson Gillot, vicaire de Couvignou ; Didier Guidcl, curé d'Engente ; Jacques-Pierre Deparis, curé de Jaucourt ; Pierre Luc Guillcmé, curé de Montier-en-risle ; Jean-Baptiste-François Voirin, curé de Proverville; Jacques-Pierre Petit, curé de Rouvres ; François Lemanière, curé d'Urville (i).
(i) R. L. indique à tort le curé d*UrviUe comme vicaire épiscopal.
Le curé d*EngeQte ne crut pas trouver dans son grand ftge une raison de tenir à son serment, et il le rétracta. Celui d*Arrentières se conduisit sans cesse comme n'en ayant prêté aucun.
Quant à Edme Aubert, curé de Couvignon, il prêta serment le Q7 décembre 1790, à TAssemblée nationale, où nous savons que les électeurs l'avaient député. Voici la lettre dans laquelle il informe ses paroissiens de cette détermination :
« Paris, 8 janvier 1 791. « Messieurs et chers paroissiens,
« Je vous envoie le certificat de TAssemblée nationale par lequel il est constaté qu'en satisfaisant à ses décrets, j*ai prêté solennellement, dans sa séance du 27 décembre dernier, le serment qu'elle exige de tous les ecclésiastiques chargés de fonctions publiques.
« Il m'eût été beaucoup plus doux de remplir au milieu de vous un devoir aussi cher h mon cœur, en vous donnant l'exemple de ma soumission aux lois, en jurant, à la face des saints autels, de sacrifier mes soins au salut de vos âmes, d'être soumis à la nation, à la loi et au roi, et de maintenir de tout mon pouvoir la Constitution décrétée par l'Assemblée et acceptée par le roi.
« J'aurais recueilli de vive voix le précieux témoignage de la confiance et de l'estime que vous m'aviez accordée, avant môme que je n'eusse coopéré à la formation des lois qui assurent votre bonheur ; j'aurais joui de la satisfaction de lire sur vos visages l'expression de votre reconnaissance envers l'Assemblée nationale, de votre soumission à la loi, de votre amour pour le chef de la nation, et d'off*rir avec vous au Seigneur, dans l'enthousiasme de la joie la plus pure, les justes actions de grâces que nous lui devons pour les bienfaits signalés qu'il répand sur la France. Le moment de notre réunion, mes chers paroissiens, est encore éloigné, mais il n*en sera que plus agréable pour vous et pour moi : pour vous, parce que