COMMANDERIES
de Mauléon de SavaiUan (i), chevalier profès de Tordre de Saiat-Jean de Jérnsaleui, ancien capitaine commandant les galères de Malte, domicilié au château de Vaumain près Cjîaors,
Le oapucin Philippe-Antoine Risbourg desservait la -chapelle, moyennant i5o livres par an. Il cessa le i*' septembre 179a.
La commanderie de Goulours, fondée au milieu du xii« avait pomr dépendances dans le département de l'Aube, Mesnil-Saint-Loup, Rigny-le-Ferron et Vallée.
i) Ms8inL*SAiNT-Loup. Le titulaire de la commanderie était seigneur haut-justicier de Mesnil-Saint-Loup, il avait la collation de la cure et jouissait de toutes les dîmes de la paroisse. £n 1783, la terre et la seigneurie étaient affermées 1.400 livres. Le commandeur était alors Pierre de Mauléon de Savaillan.
a) Riont-lb-Ferron. De cette ancienne maison du Temple il ne restait plus, en 1788, que 188 arpents de terre loués avec la ferme et le moulin de Gerbeau 5.5oo livres.
3) VALLés, paroisse de Bercenay-en Othe. Les terres et les bois dépendant de cette maison rapportaient, en 178a, la. 000 livres.
L'ancienne commanderie de Rosnay-rHôpital ne consistait plus en 1788 qu*en une ferme dont les r8o arpents enterre de labour, prés et bois, rapportaient 1.400 livres. Lors du démembrement de cette commanderie, les dépendances de Trouan, de Chapelle- Vallon et d'Arcis avaient été réunies à la maison de Troyes.
La commanderie de la Ferté-Gaucher possédait à Fresnoy, paroisse de Montpothier, un domaine affermé, en
(i) Arch., ia5 reg. Il prit possession le 4 décembre 1789 par procurear, à la place de Pierre-André SufTren, g^^and - croix de Malte, décédé. Ce dernier ne succéda donc pas à de Mauléon, comme le dit Tabbé Caulin dans Quelques êeigneurieêt p. 447.
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1783, a. 700 livres. Le commandeur y avait haute, moyenne et basse justice, avec des oensives et des rentes fiNieières.
L*aucieu diocèse de Langres renfermait trois eommanderies dont le territoire est compris dans le département de TAube : c*étaient Avalleur, Buxières et Thors.
V Avalleur, territoire de Bar-sur-Seine. Cette commanderie, fondée en 1167 par Manassès, évéque de Lanières, alors comte de Bar, eut pour dernier titulaire Charles de Clugny (i), commandeur de La Romagne. Le revenu était en 1780 de 27.115 livres. Le village d'Arrelles, la moitié de celui de Buxières et le hameau d*AvaUeur dépendaient de la commanderie. La justice y appartenait ao commandeur de Malte.
a^* Buxières. Le commandeur d' Avalleur y avait la seî* gneurie avec la justice par moitié avec Tabbé de Mores, d*après une donation du comte de Bar-sur-Seine, Milon II, possesseur primitif du domaine. Les deux commanderies d'Avalleur et de Buxières furent réunies au xv« siècle (a).
3*^ Thors. Cet établissement avait été fondé au xii*» siècle et donné aux Templiers vers 1190 par les seigneurs de Beurville, Aimon, Anschaire et Guillaume. Après la suppression des Templiers, il passa aux chevaliers de Malte. La commanderie de Corbelin y fut unie dans la suite. La Tour de Gourcelles sur le finage de Bar-sur-Anbe était une des rares dépendances de la maison de Thors (3). Le titulaire fut, de 1776 à 1790, Louis-Krançois de Lamirault. La maison de Thors était la seule de Tordre
(i) LAlmanach de Bar-sur- Seine de i8(36 indique seulement ravanl-dernier prieur Louis Prud'homme de Foutenoy. La dalc de 1 167 est donnée par Coulant, Histoire de Bar-sur- Seine, p. 384 ; Boutiot, au contraire^ donne deux dates : 117a, dans son Diction' nalre topographique, et 1 179, dans Les Templiers et leurs étabUasemenis. .. p. 40.
(a) R.L.,t. IV,p.ai4.
(3) Arch., I Q. 33i, lias.
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teutonique dans la contrée (i). Elle ne doit pas être mise «a nombre de celles de Saint Jean de Jérusalem.
Dans la partie du diocèse de Troyes incorporée au dépar- ^ment de la Marne, Tordre de Saint-Jean de Jérusalem comptait les commanderies de Barbonne, réunie à celle de Goulours, de la Chapelle- Lasson, de Soigny, réunie à celle de Legneviller, et de Tréfob, dépendant de celle de Chevreul.
Les chevaliers de Malte, qui jouissaient d'un grand nombre de privilèges et d'exemptions, n'étaient point tenus de faire enregistrer leur prise de possession des commanderies. C'est pour cette raison que les registres des actes épiscopaux ne font aucune mention de ces bénéfices, malgré Timportance de leur revenu.