‹ Histoire du diocèse de Troyes pendant la RévolutionChapitre 59 sur 201 · CHAPITRE DB LA CATHÉDRALS tSi · texte numérisé non relu

CHAPITRE DB LA CATHÉDRALS tSi

Chanoine clerc.

Biaise de Barsse, du diocèse de Clermont, chanoine depuis 1789, par résignation de Pierre-Mathias Charbonneit et prieur de Pomayrols en Rouergue. Il était domicilié à Paris, paroisse Saint-Eustache.

Chanoines a l'autel db Notre-Dame (i).

Jean-Baptiste Prat, du diocèse de Pignerol, reçu chanoine en 177a, après avoir satisfait, selon la règle, à un examen sur le piain-chant.

Nicolas Ruelle, né à Troyes, reçu chanoine en 1774* chapelain pour moitié de Saint-Nicolas d'été et de Sainte- Madeleine à Saint-Pierre.

Jean-Baptiste Thierry, du diocèse de Paris, nommé chanoine en 1778.

Simon Pougiat, né àTroyes, nommé en 1788.

MaRGUILLIERS - PRÊTRES.

JeanFrançois-Guillot-Nazaire de Villeneuve, du diocèse de Saint-Pons, reçu en 1768.

Jacques-Nicolas Robert, né à Troyes, reçu en 1776 cloltrier de la cathédrale.

Bas-chœur.

Joseph Peugnet, du diocèse de Paris, reçu maître de musique du Chapitre en 1788.

Jean-Baptiste-Maximin Joly, organiste.

Neuf vicaires ou musiciens laïcs, parmi lesquels quatre basses-contre et deux serpents.

Huit enfants de chœur et un ecclésiastique chargé de leur éducation.

Douze officiers laïcs pour le service de Téglise.

Quatre marguilliers à verge.

Deux marguilliers à chape.

(i) Sur Torigine des chanoines de Notre-Dame consulter G., t . Il, P "7.

25S SUPPRESSION DBS CHAPITRES

Trois bedeaux, gardes da chœur.

Un conducteur des chAsses.

Un suisse.

Un maltre-sonneur et douze sonneurs.

Le Chapitre se tient le mercredi et le vendredi à l*issue de la messe.

Opficialité.

Lorsqu'il se trouve quelque a flaire à juger, le Chapitre nomme les membres de sonof&cialité. On appelle de cette juridiction à rofficialité métropolitaine (i).

Seigneurie.

Le droit de seigneurie temporelle du Chapitre de Saint- Pierre s'étendait sur les localités suivantes dont plusieurs constituaient anciennement des mairies importantes (a):

Bonneuil, sur les Noës ; Bréviandes ; Champillon sur Lougeville : Chi^y (Yonne) ; Gourceaux (Yonne) ; Echenilly, sur Saint-André ; Fontaine-Fourche (Seine-et- Marue) ; Grandes-Chapelles ; Joux sur Saint-Benolt-sur- Vanne ; Les Noës ; Longeville ; Macey ; Mesnil-Vallon ; Orvilliers ; Planty ; Sainte-Syre ; La Vacherie près Troyes ; Vallant-Saiut-Georges ; Vannes ; Villemoiron ; Villepart ; Villiers sur Droupt-Saiat-Basle.

Ce fut le 3 juin 1790 que le Chapitre nomma pour la dernière fois ses ofticiers :

Le chanoine Henry fut élu officier des anniversaires ; le chanoine Danton, syndic et avec le chanoine Félix, directeur de la maîtrise ; le chanoine Laliouette, ofEcier des grains et des rentes; le chanoine Bourgouin,fabricien; le chanoine Bouczo, oilicial ; le chanoine Gaffié, compteur (3) ; les chanoines Des Marais, Maydieu, de Cham-

(i) Almanach de la ville et du diocèse de Troyes, 1790.

(^)Laiore,Cartulaire de Saint-Pierre, Introduction. Lalore place Joux sur Planly. — Le nom de Bonneuil n'est pas cilé dans le Dictionn. topog, de Boutiot.

(3) )^e compteur ou pointeur, punctator, marquait les présences des chanoines.

CAAriTRB DK LA CATHÉDRALS tH

pagne et Terrar, auditeurs des comptes ; enfin le chanoine Lenoir, greffier et garde des archives ( i) .

Le Chapitre de Saint-Pierre exerçait la juridiction spirituelle soit en vertu de son droit propre, soit comme administrateur de Tévêché pendant la vacance du siège.

Il donnait des provisions pour les cures de Barbonne, Ghauchigny, Corbeil et Brebant sa succursale, Greney, Donnement et Balignicourt sa succursale, Fayel, Géraudot, les Grandes-Chapelles, Laubressel, Macey et Montgueux sa succursale, Moussey, Orvilliers, Pont- Sainte-Marie, Ramerupt et Isle sa succursale, Saint- Aventin de Troyes, Saint-Denis de Troyes, Saint-Martinde-Bossenay, Saint-Nizier de Troyes, Saint-Parres-aux- Tertres, Saint- Pierre de Bossenay et Rigny-la-Nonneuse sa succursale, Saint- Remy de Troyes avec Sainte-Madeleine et Saint-Frobert ses succursales, Saint-Saturnin, SainteSyre, Trouan-le-Petit, Valentigny et Hampigny sa succursale, Yallant-Saint-Georgeset Villy-le-Maréchal.

A dé{aut du coUateur ordinaire ou en son absence momentanée, le Chapitre nommait aux cures d*Arrembécourt, des Essarts-lès-Sézanne, de Gelannes, de Louze, d'Onjon, de Queudes, de Saint-Bon, d*Esiissac et de Thuisy sa succursale, de Villeneuve-aux-Riches- Hommes, et de Yèvres et de Courcelles sa succursale (a).

En Tabsence de Tévêque, le Chapitre accordait la licence d*enseigner (3), la permission de confesser et de prêcher Tavent et le carême, les dispenses de bans et d*empêchements de mariage (4)-

Quel était le revenu du Chapitre au moment de sa suppression ?

Les chanoines,se conformant aux décrets de TAssemblée

(i) Arch., G. i3i5.

(a)Arch.,G. 3989.

(3) Arch., G. 8989, reg., fol. 38.

(4) Arch., G. 3989, reg., fol. 5i, 5a.

B4 tomunsioN dbs cHAPmtt

nattoomle, dressèrent Tétat de leurs rerenns aTee le plus grand soin.

Le produit des lots fat tronré de 19^7 lirres 9 sons auxquelles il faut ajouter i5o livres 8 sous, somme à laquelle montent les redevances en natore dont le détail suit : « 55 paires de poulets estimés 3o sons la paire; 4a chapons à 40 sous la paire : a dindes ; a charges de sarment ; un boisseau de pois blancs ; 5 livres de poupée ; a6 livres de chanvre à 6 sous la livre; a boisseaux de fruits; 3 boisseaux de sarrazin; a ballées de navets», total 19557 livres 17 sous, « qui divisé en 40 portions, M. le doyen compris pour deux, le collège pour une, et MM. les quatre chanoines de Notre-Dame, ayant chacun une demi-portion, employés pour deux portions entières, donne pour chaque portion 4B8 livres 18 sous 1 1 deniers ».

Le total des recettes de la chapelle Notre-Dame s'éleva en 1790 à 9093 livres i5 sous. Les dépenses ne iurent que de 943 livres 10 sous.

Les options (i), vignes et maisons canoniales, produisaient par an 4Bai livres 4 sous 7 deniers. Cette somme n*était divisée qu'en 38 portions, attendu que les chanoines de Notre-Dame ne participaient point aux options et que dans leur raense, ils avaient des maisons et des vignes qui leur étaient particulières (a).

L*ollice des anniversaires était le plus important comme revenu, il comprenait deux sortes de recettes : Tune ordinaire et annuelle, et l'autre extraordinaire.

Le Chapitre avait à dire a.3ao messes à 10 sous chacune par an ; il devait célébrer a4 anniversaires payés au moins 9 livres chacun. Parmi ces charges figurait Tentre-

(i) L'oplioQ était le droit qu'avaient les chanoÎDCs de choisir chacun successivement et par ordre d'ancienneté la prébende vacante qui s'uiTrait à eux, en se dépouillant de la leur. (Durand de Maillane, Dictionnaire du Droit canonique, t-ti, p. 371).

(a) Arch.^ G. 3974, reg.

GaAPlTRK DB LA GATHÉDEALB ttS^

tien do bas chœur et de la maîtrise. Le moins payé des musiciens gagnait 29 sous par jour sans compter les gratifications qu'il recevait dans le courant de l'année. La maîtrise coûtait 3. 000 livres par an, non compris les émoluments du prêtre chargé de l'éducation des enfants de chœur et d'un maître de musique. Le premier avait 800 livres d'appointements, le logement et la nourriture ; le second recevait 3oo livres. L'organiste touchait 4<^ ^^^ vres par an et le suisse 45o livres (i).

Au total, la recette moyenne annuelle de l'office des anniversaires était de 4o.536 livres 16 sous 3 deniers ; la dépense ne s'élevait qu'à g.iSa livres. Reste net : 3i.384 Uvres 16 sous 3 deniers.

Les cens et les rentes donnaient en moyenne i3.393 livres 3 deniers. La dépense étant seulement de 3ii livres 7 sous, restait net : i3.o8i livres i3 sous 3 deniers. A l'office de la Grand-Chambre était réuni celui du cellier. Comme le fait remarquer le rédacteur de VEtai des revenus, a dans les biens appartenant au Chapitre de l'Eglise dcTroyes, il s'en trouve dont le loyer est en grains et que, par conséquent, il a été nécessaire d'évaluer en argent pour fixer le revenu du dit Chapitre. Or cette opération s'est faite eu formant une année commune des dix dernières années.... » En 17B9 le froment valait 5 livres 19 sous ; le seigle 3 livres 10 sous ; l'orge a livres 5 sous. Le total des offices de la Grand-Chambre et du cellier réunis s'éleva à 24^80 livres 6 sous 3 deniers ; la dépense ne fut que de 493 livres 14 sous 3 deniers ; reste net : 23 786 livres 12 sous.

L'office des gros valait 17. 772 livres 11 sous 10 deniers ; dont il faut déduire une dépense de 4 -431 livres i5 sous 4 deniers. Les chanoines de Notre-Dame n'avaient pas part à cette recette, mais seulement le prieur de Yallant-Saint-

(1) Arch., G. 3931, reg., p. 17 et iS,

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Georges. Elle était donc partagée en 39 portions. En résumé, le reyenn annael de chaque chanoine était de a.664 livres 4 sous i denier. Le doyen avait donble part. Les chanoines de Notre-Dame touchaient chacun X087 ^~ vres la sous 6 deniers (i).

Conformément à la nouyelle loi, chaque chanoine de Saint-Pierre vit le produit net de sa prébende réduit par le directoire à a.569 livres la sous, et son traitement on pension fixé à 1,7^4 livres i5 sous 10 deniers qui, au bout de quelques mois, furent ramenées à 1.629 livres 16 sous.

C^étaît une perte sensible, pour les dignitaires surtout. Le doyen avait à lui seul i4-74^ livres 14 sous 8 deiuers, toutes charges déduites. Le chantre recevait a sous et demi sur chacun des mille enfants des petites écoles de la ville épiscopale ;il avait sur les cures de Yalentigny, Villegruis, Joncreuil, Ëscardes, Bonsac et Bouilly, des pensions s*élevaut à un total de S109 livres. Il retirait 36i livres de biens-fonds Jardin, pré, qu*il louait sur les finages de Boulages, de Lavau et des Tauxelles ; enfin Tévéché de Dijon lui servait une pension de q.ooo livres à titre de vicaire général de ce diocèse, ainsi que nous l'avons dit.

C'était une perte aussi pour les archidiacres qui ajoutaient à leur prébende, sauf du Colombier ci de Barrai qui n'étaient pas chanoines, les revenus de leur archidiaconé. Celui de Sézanne, par exemple, rapportait à son, titulaire 386 livres à raison de 3 livres pour la cure et de q livres pour l'église de chaque paroisse visitée.

Les chanoines, qui, pour la plupart, avaient d'autres bénéfices simples leur rapportant jusqu'à q.ooo livres, 3.000 livres, se virent donc réduits à la portion congrue.

(i) Arcb;, G. 3974,reg. — D*après le rôle déjà cité, le revenu total du Chapitre était de aS.ooo livres, soit 700 livres pour chacuae des quarante prébendes (B. G., % xix-176)

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