DÉNONCIATION
elle-même se faisait une religioa de ne pas reconnaître.
€ Enfin, les auteurs de la délibération finissent par annoncer qu'ils adhèrent d'esprit et de cœur à la déclaration d'un grand nombre d'évêques et autres membres de l'Assemblée en faveur de la religion catholique et du maintien exclusif de son culte dans le royaume. Je l'ai dit, et en voilà bien la preuve, que les prêtres qui ont signé cette délibération ont été entraînés par la séduction de l'exemple, et certes le tort le plus éminent est à ceux qui se sont élevés du sein de l'Assemblée nationale pour enfanter cette inutile et dangereuse déclaration dont le but apparent était de défendre une religion qui n'était point attaquée et l'objet véritable de faire passer les fondateurs de la liberté pour les persécuteurs de la foi C'est depuis ce signal solennel de scission que les partis se sont prononcés avec une nouvelle force et que le mot est devenu, comme il est presque toujours arrivé dans les grandes révolutions politiques, le cri de ralliement des mécontents ou l'arme favorite des ambitieux ; mais cette déclaration s'anéantit chaque jour devant les etlbrts que T Assemblée nationale fait pour soutenir, pour relever d'un nouvel éclat cette même religion contre laquelle on l'accusait de conspirer ; et adhérer aujourd'hui à cet acte insiguiliant. c'est jeter au hasard un cri d'incivisme et s'élever en pure perte contre la raison publique. Telle est, en substance, la déclaration que je dénonce à votre zèle , je n'ai point cherché à en aggraver les torts ni à les pallier ; j ai préféré opposer à leurs erreurs des principes qui seront avoués par tout vrai chrétien... Je me contenterai de dénoncer cet écrit à l'Assemblée nationale qui pèsera dans sa sagesse si le temps n'est pas enfia arrivé de mettre un frein à ces déclamations que la religion désavoue et que la saine raison réprouve. x>
Le gallican Beugnot ne se contente pas de signaler à la Constituante l'écrit des chanoines de Troyes ; comme
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conclusion à son perfide réquisitoire, il annonce qn*il écrira à chacun des signataires de cet écrit pour Tinviter, au nom de la religion et de la patrie, à peser cette démarche, à s'en désister dans un court délai, et surtout à éviter de se rassembler dans quelque partie que ce soit de la paroisse de Saint-Pierre et à la même heure, pour y réciter Toffice en commun et sons l'habit de chœur canonial. Il ajoute que, si ces rassemblements ont lieu, il prendra les mesures compatibles avec le respect dû aux ministres des autels, pour leur interdire Téglise, sauf à celui qui restait chargé de la desserte de la cure (i).
Ces menaces du procureur général devaient demeurer sans effet : les chanoines u*avaient aucun intérêt à résister à la force qui, déjà alors,priniait le droit : ils se courbèrent sous Torage comme leurs contrères des collégiales de la ville et du diocèse, dont il nous reste à parler.