‹ Histoire du diocèse de Troyes pendant la RévolutionChapitre 76 sur 201 · IV. —CHAPITRE DE SAINT-MACLOU · texte numérisé non relu

IV. —CHAPITRE DE SAINT-MACLOU

L'église Saint-Maclou n'était dans son origine qu'une chapelle des comtes de Bar-snr-Anbe, desservie par des religieux et ensuite par des chanoines. D*abord sous le vocable de Saint-André, elle prit le nom de Saint-Maclou, quand elle appartint aux chanoines de la collégiale fondée en 1159-1160 par Henri le libéral (i).

Il y avait vingt-trois canonicats, y compris les prébendes dont jouissaient les trois curés de la ville et la prébende préceptorale. Celle-ci avait été assignée au principal du collège en 1781, afin d*aug^enter son traitement qui n*était que de 3o livres par élève.

En 17849 1^ chanoine Aubert avait renoncé à son bénéfice en faveur des enfants de chœur, à condition que le collège prendrait soin d'eux. Un des chantres, Etienne Sauvage, remplissait les fonctions de maître des enfants de chœur.

Les revenus du Chapitre s'élevaient à 36.090 livres i5 sous 8 deniers ; les charges n'étaient que de 10.673 livres 3 sous 3 deniers (q).

En 1783, un décret épiscopal convertit deux demi-prébendes en deux canonicats. Les chanoines qui avaient sollicité cet arrangement pensaient qu'ils en retireraient plus de ressources et qu'il leur serait plus facile par cette augmentation de remplir leurs obligations canoniales (3). On supprima en même temps neuf chapelles et on unit leurs revenus à la mense capitulaire, à charge par le Chapitre : V de laisser les titulaires dans la jouissance des revenus jusqu'à leur mort ou leur démission ; a<» d'acquitter les charges de ces chapelles. Ces neuf chapelles étaient

(i) L'année iiSq commença le 19 avril et se termina le 96 mars (9)Arch., L. K.V181.

(3) Arch., G. 36^ et R. L., t. iv, p. aa.

292 SUPPRESSION DBS CHAPITRES

celles de T Annonciation, la Conception, Saint-Barthélémy, Sainte-Catherine, Saint-Etienne, Saint- Jean-rBvangéliste, Sainte-Marguerite, Saint-Nicolas et la Sainte-Trinité (i).'

Le Chapitre avait le droit de nommer anx cnres de Barsnr-Aube, Ailleviile, Proverville. Couvignon, Bayel» Urvilie et Baroville. Anciennement il était enjoint aux nouveaux mariés de Bar^ur-Aube de lui payer, dans le délai de six semaines, les honoraires de la célébration du mariage, avec défense d'habiter ensemble jusqu'à ce qu*ik eussent satisfait à ce paiement, sous peine d'excommunication (a).

Les chanoines ne pouvaient élire leur doyen que par la permission de Tévéque, qui avait le droit de récuser l'élu.

Les dignitaires étaient au nombre de cinq : le doyen, le prévôt, le trésorier, le chantre et le sous-chantre. Le prévôt et le trésorier étaient nommés par i'évêque : le chantre et le sous-chantre par le doyen (3).

Dignitaires.

Luc Evers, né à Dublin, chanoine en I749« ^^^ de Saint- Maclou de 1760 à 1764, doyen en 1779.

Barthélémy-Claude Pilvois, gradué du diocèse de Blois, né en 17221, chanoine et prévôt depuis 174^, curédeSaint- Maclou de 1754 à 1772.

Jean Poucet, né à Gyé-sur-Seine le q juillet ijoS (4), chanoine avant 1770, syndic et trésorier.

Pierre-Antoine Verdin, né à Ricey-Haut, chanoine en 1766, grand-chantre en 1781 et aumônier de l'hôpital Saint- Nicolas.

Augustin Mutinot, né à Bar-sur-Aube, chanoine en 1779, sous-chantre en 1786.

(I) R. L., t.iv, p. a3.

(a) Chevalier, Histoire de Bar-sur-Aube, p. 49.

(3)R.L.,t. IV, p. aa.

(4) Et non 1707, comme le dit R. L.

ghap1tr& db saint-maclou 293

Chanoines

Edme-Vincent Rivière, né à Bar-sur- Aabe, chanoine en 1743* desservant de Sainte-Germaine.

Louis-Hubert Méchin, né à Bar^sur-Aube, chanoine en 1748(1).

LfOuis-Nicolas Méchin, né à Bar-sur-Aube, chanoine en 1756, frère du précédent.

Nicolas Lemanière, du diocèse d'Embrun, ex-desservant deRennepont, chanoine en 1761, curé de Sainte-Madeleine de Bar depuis 176a, et doyen rural depuis 1780.

Jean-Baptiste-Quentin Guerrapain, né à Bar-sur-Aube, chanoine en 1763. A cette prébende était attachée la jouissance de cinq hommes de vigne, d*un revenu de la livres (2).

Joseph- Alexandre Filleux, né à Bar-sur-Aube, chanoine en 1764, (mort le 7 avril 1790).

Nicolas Jourdain, né à Langres, chanoine en 1766.

Edme-Joseph Riel, né à Bar-sur-Aube, chanoine en 1767, notaire apostolique, curé de Saint-Maclou depuis

François-Nicolas Bergerac, né à Bar-sur-Aube, chanoine en 1772, curé de Saint-Pierre depuis 1779 (3).

Joseph Humblot. né à Laugres, chanoine en 1775.

Joseph-François Pillard, né à Bar-sur-Aube, simple clerc tonsuré, chanoine en 1776 (4).

Jean-Baptiste-Joseph Haumonté, né à Bar-sur-Aube, chanoine en 1778

(i) L. H. Méchin naquit en i^aS^ et non eo I7a3, comme Tindique R. L.

(a) Un homme vaut 5 ares 27.

(3) Bergerac est né en 1740 et non en 1748, comme Tindiqae H. L. qui rappelle Bergerat.

(4) Pillard est ne à Bar-sur-Aube même en 1751, et non en 1769, comme le dit R. L.qui le donne comme originaire du diocèse de Paris.

SM SUPPRESSION DBS CHAPITRKS

Joseph-Marie Bonchel, né à Chanmont, chanoine en

Henri Gomibert, né à Chanmont, chanoine en 1781.

Jacqnes-Nicolas Girardon, né à Bar-sur- Aobe, chanoine en 1789.

Nicolas Delamonsse, né à Beanne» ancien diocèse d*Antan, chanoine en 1789, vicaire général de Glermont et prieur de Belroy (i).

L'inventaire de la collégiale eut lieu le ao octobre 1790. On trouva, entre autres revenus pour 1789, une récolte de 19Q muids de vin qui avaient été répartis entre les chanoines, y compris le régent du collège, à raison de chacun neuf muids ; cinq muids furent donnés au prieur de Sainte-Germaine, quatre aux héritiers du chanoine Filleux, trois au doyen. L*année suivante, le revenu de chaque chanoine tomba à 600 livres, parce que, d*une part, la vendange avait été des plus minimes et, d'autre part, les dîmes étant supprimées n'avaient rien produit.

Chaque chanoine eut sa pension arrêtée à i.oSa livres 1 1 sous I denier. Quant aux dignitaires, on assigna à ceux dont les revenus étaient plus élevés une pension plus forte. Le doyen eut la sienne portée à 1988 livres 5 sous ; le prévôt reçut 1.109 livres 11 sous i denier.

Le Chapitre de Saint-Maclou avait, comme celui de Saint- Jean de Chaumont, le privilège d'envoyer deux députés aux synodes diocésains.

Les trois curés de la ville de Bar-sur-Aubo se trouvant de droit chanoines de Saint-Maclou (q), il s'ensuit que c'était vraiment le Chapitre qui administrait les paroisses de la ville. Il n y avait aucun inconvénient à cet état de choses : les prébendes dues à la générosité du fondateur formant

(i)R. L. indique à tort^ comme chanoine en 1790, Charles-Gaspard Jourdain, curé de Lignoi, qui avait résigné son canonicat en 1775.

(9) 11 avail été convenu en 1684 que leur prébende leur tiendrait la place de portion congrue. R. L.,t., iv^p. 99.

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