‹ Histoire du diocèse de Troyes pendant la RévolutionChapitre 85 sur 201 · XIII — CHAPITRE DE JULLY-SUR-SARCE · texte numérisé non relu

XIII — CHAPITRE DE JULLY-SUR-SARCE

En Tan laoô. Gui de Ghappes, seigneur de JuUy, ' désirant que la chapelle qu'il venait de faire const^ire dans son château fût desservie par un chapelain particulier, s'adressa, pour en obtenir la permission, à Gui II, abbé de Moutier-Saiht-Jean. La demande du pieux seigneur fut octroyée, mais à condition que les oblations de la chapelle appartiendraient au curé de la paroisse. Telle est Torigine du petit Ghapitre ou collégiale des chanoines de Saint-Louis de Jully (i). En laa^, Pétronille, dame du lien, fonda deux nouvelles prébendes en sa chapelle (q). Les chanoines étaient au nombre de cinq en IQ71. En i36i, Jean deDinteville établit également deux prébendes (3). Le revenu total de Tancien Chapitre était de 1248 livres 5 sous avec 166 livres de charges (4). Il n'y avait, en dernier lieu, qu'une prébende dont fut pourvu en 1762 Pierre Guenet, du diocèse de Rouen. En fait, la coUéj^iale de Jully, comme celles de Villemaur et de Montmorency, n'existait plus au moment de la Révolution; puisqu'elle ne comprejnait qu'un bénéficier ; les décrets de l'Assemblée nationale

(i) R. L., l. IV, p. 5i, donne pour vocable l'Annonciation de Notre- Dame et Saint-Louis. Notre-Dame était le titre du prieuré.

(a) Archives de la Côte-d'Or, Molesme, carton 45, et R. L.,t. iv, p. 5i.

(3) Lalore, Nouvelles recherches historiques sur JuUy-les- Nonains et Jullii-sur-Sarce, p. 14.

(4) Apch.,L.K. V184.

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n*eurent donc pas à être exécutés à son égard. Il ne reste plus à Jully, comme souvenir de Texistence de la collégiale, que la Rue des chanoines.

Trois autres collégiales, appartenant à Tancien diocèse de Troyes, étaient situées dans le diocèse actuel de Chftlons ; une à Sézanne, une à Broyés et une à Pleurs. Aucune n a survécu à Tœuvre néfaste de la Constituante ; mais leur histoire n'entre pas dans le cadre que nous nous sommes tracé et nous n'avons rien à en dire de plus.

Des treize Chapitres de chanoines supprimés en 1790, il ne reste aujourd'hui que celui de la cathédrale, et encore peut-on dire qu il est loin d*étre rétabli dans les conditions exigées par le droit canonique. La cathédrale est, de nos jours, à peu près muette comme les églises de Saint> Urbain, de Saint-Maclou, de Mussy; au lieu d'un clergé nombreux, maintenu par Tordre et la discipline, quelques ecclésiastiques, dont le petit nombre n'est point en proportion avec l'assiduité à roffice du jour et aux autres fonctions du saint ministère, représentent seuls une institution qui a eu une place si importante dans les fastes de l'église de Troyes. On sait d'ailleurs que les chanoines actuels se voient, pour la plupart, obligés d'exercer d'autres ministères qui leur procurent les ressources nécessaires à leur existence.

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