‹ Histoire du diocèse et de la ville de Chartres (volume 2)Chapitre 66 sur 67 · MONSIEUR · texte numérisé non relu

MONSIEUR

Gomme Monsieur Challine estoit en ceste ville, il me proposa d'imprimer les œuvres d'/t'o Carnotensis, lesquelles à cause du long débit desdites œuvres que j'appréhende , j'ay un peu de répugnance d'imprimer : mais enfin insensiblement je m'y suis engagé de parole , et me suis résolu d'employer mille escus en ladite impression , espérant que les sçavants de vostre Ville et mesme du Diocèse contribueront de leur pouvoir à la distribution des œuvres, estant curieux de les avoir : et comme j'ay apprins, Monsieur, que vous aviés grand désir que quelque libraire se disposast d'imprimer lesdites œuvres dVuo, et mesme que vous aviés beaucoup travaillé à l'ornement de cest ouvrage, je vous écris ces lignes, afin d'apprendre de vous, s'il est ainsi, et si vous ne pouvés servir de quelque chose en ladite impression. Si cela est, je vous prie me le mander, aflRn que je vous puisse escrire plus amplement sur ce sujet. Atten-

dant la faveur d*un mot de response, je suis, vostre ti*ëshumble et affectionné serviteur, Cottereau. De Paris ce 2 Aoust

Alia ejusdem Episîola, qua accepto à Soucheto responso, grattas

tidem agit, epistolamque D, Goussainvilla ad ipsum mittit,

qua castigandis menais operam pollicetur.

MONSIEUR, j'ay receu la vostre et vous remercie des offres que vous me faites par icelle, d'ordonner tout le reste des œuvres dVvo à la réserve du Decretum, auquel il n*y a rien à faire. Je vous envoyé cy-enclos une lettre d'un honneste homme, qui prendra grand soing pardeça à la correction desdites œuvres , et cependant que nous travaillerons au Décret, je vous prie de disposer le reste des œuvres , affiu que nous ne discontinuions point. Vostre, etc. De Paris, ce 18 Aoust 1646.

Epistola D. Goussainvilla, qua Soucheto corrigendis erratis & editione pronwvenda operam suam offert,

MONSIEUR, Ayant apprins de M. Cottereau, libraire de ceste ville , que vous aviés travaillé sur les œuvres d7vo Camotensis, j'ay pris la hardiesse de vous escripre et vous offrir mon très-humble service pour le travail, ou plustost pour la conduitte de Timpression de ce livre, qui est si utile à toute l'Eglise. C'est le sentiment de beaucoup d'habiles gens, qui avoient grand regret de veoir que cest insigne Autheur ne se trouvoit ni dans les Bibliothèques, dont il y a si grand nombre à présent dans Paris, ni chez les Libraires qui nous impriment tous les jours des fatras de livres nouveaux, ou inutiles, ou destructeurs des anciens. J'ay esté ravy de sçavoir que cest Autheur, à qui toute l'Eglise se sent obUgée, alloit estre mis au jour, et que c estoit des personnes de son Diocèse qui en prenoient le soing, un Chanoine en son Eglise qui y faisoit les notes , et le dédioit au

Successeur de ce grand homme , auquel Successeur TEglise ne se sent pas peu obligée pour les grands services qu'il lui rend depuis vingt ans et plus. Je vous diray franchement, Monsieur, que ces considérations m'ont aussi fait venir Tenvie d apporter à cest ouvrage le peu d'industrie que Dieu m'a donné, ayant l'honneur d'estre du Diocèse de ce S. Evesque, et ayant esté Disciple de son digne Successeur, et de plus voyant l'estime que les grands Autheurs qui ont esté depuis 400 ans, font de cest honmie qui semble en ce temps presque ensepvely soubz les bastiments des nouveaux. Je ne vous dirai point ce que vous scavés mieux que moy, que ce sera un livre tout nouveau que vous don/nerez au public , puisque Von n'a point encoi^e veu les œuvres d'Ivo en un corps ensemble et encores ayant des pièces qui n'ont point esté imprimées j conune j*ay apprins que vous avés. Je vous prie de faire toute la diligence possible pour en trouver de ceste sorte, car cela embellira bien l'ouvrage. Je suis après deux personnes qui se ventent d'avoir quelques Manuscrits non encores imprimés, mais je désespère quasi de les pouvoir obtenir. L'un est un ReUgieux de S. Benoist que je congnois ; mais il désire auparavant faire imprimer deux ou trois Epistres Manuscriptes d'Ivo dans un livre qu'il compose, auquel ces deux Epistres servent beaucoup. L'autre est un Libraire de cestc Ville qui m'a dit avoir quelques Sermons MMSS. d'Ivo, mais il fait semblant de les vouloir faire imprimer quelque jour. En attendant les augmentations de cet ouvrage, nous allons commencer avec la grâce de Dieu par le Décret, et comme ou ne doibt commencer qu'au premier de Septembre, je seray bien ayse de scavoir votre ad vis sur quelques difRcultez.

Nous allons coumiencer par le Prologue d'Ivo sur son Décret, lequel Prologue est la dernière de ses Epistres , mais par ce qu'elle ne doibt pas estre là, nous le mettrons devant le Décret. Il me semble que le tillre du premier Livre , ou de la première Partie est trop simple, el qu'il ne seroit pas mal ainsi D, Ivonis

SI Carnoten. EjÀscopi Deoretorum (vel Decreti) Pars 1. de Fide et Baptismale, etc., Caput /, etc.

De plus, je croy qu'il ne seroit hors de propos de travailler à une table pour tout le livre. Car encores qu'il y ait pour le Décret des tables au commencement de chaque partie , elles ne sont neamoings que pour les matières généralles, et il y a beaucoup de choses dans le corps du livre, que l'on aurait bien de la peine à trouver sans table. Cela se peut faire en corrigeant le livre feuille à feuille, à mesure que Ton Imprimera. J'attens vostre response là -dessus. V. S. de Goussainville. De Paris ce 18 Aoust 1646.

Altéra Goussairwilla epistola, quâ Carnutenses in Ivonis operibus

publicandis, opérant collocasse, atque Souchetum

Decretum misisse agnosdt,

MONSIEUR, J'ay receu celle que vous m avés fait Thonneur de m'escripre , pour response à laquelle, je vous diray que ce m'est un redoublement de joye de veoir que tant de personnes de Chartres travaiUent à faire revivre la mémoire de leurs anciens Evesques. Neantmoins je croy, sauf meilleur advis, que ce seroit une chose de très-bonne grâce, si les œuvres d'Ives de Chartres estoient dédiées par vous à M. de Chartres. Vous en scavés bien la raison, estant ce livre une pièce de grande conséquence. Je vous prie d'y apporter tout le soin que vous pourrés, nous ferons de nostre côté ce qui sera en nostre pouvoir.

Depuis ma dernière on ma fait veoir un Chronicon d'Ives de Chartres, qui est intitulé de la sorte : Indpiunt eœcerpta Ivonis Venerabilis Episcopi Carnoten, imprimis de gestis qvxyrumdarn regum Assyriorum, et de gestis Romaruynim Imperatorumy et ad ulHmum de Carolo Magno Rege Francorum et ejus fiUo Ludotico Pio^ et ensuite est le petit Chronicon dlro De Regibus

Francorum, Cela m'oblige de vous importuner pour scavoir si les vostres sont conformes à ces deux là.

Je vous diray encores que depuis le Decretum que vous nous avés envoyé j j'en ay trouvé un autre qui est de la mesme impression et de la mesme année, mais TEpistre Dedicatoire n'est pas semblable à l'autre, quoyqu'elle soit dédiée à la mesme personne par le mesme ; mais le subjet de l'Episti'e est dissemblable. Je n*en ay peu trouver de raison , sinon que F Aulheur en ceste dernière a voulu s'estendre sur les louanges du Roy d'Espagne , et l'a faicte pour estre mise aux livres qui se débitteroient dans les terres du Roy d'Espagne : et l'autre qui est incomparablement plus belle et plus ample , pour envoyer partout ailleurs. Je vouldrois bien sçavoir si vous n'en avés rien veu, et ce que nous debvons faire là-dessus, etc. V. S. De Goussain ville, Prestre. De Paris ce 1" Septembre 1646.

Epistola D. F. F. le Febure, qud Soticheto offert opéra Ivonis MS. qua in Bibliotheca S. Dionysii Remensis asservantur.

MOiNsiEUR , Si plusieurs affaires que j'ay trouvé icy à mon retour, ne m'eussent osté le ressouvenir de la promesse que je vous avois fait de regarder nos MS, s'il y avoit quelque chose d'Ives de Chartres, j'aurois esté plus prompt à l'entretenir, mais j'espère que vous me pardonnerés plus volontiers, que moins elle procède du défaut d'atl'ection de vous rendre quelque service, estant très -véritable que je souhaitte ardanunent les occasions de vous faire paroistre la recongnoissance que j'ay et auray toute ma vie de l'honneur et de l'amour que j'ay receu de vostre part sans l'avoir premièrement mérité en aucune façon. Aussi tost la vostre receûe de la part de M. le Marquis de Rothelin , j'ay cherché le MS que nous avons d'Ives de Chartres, dans lequel j'ay trouvé les Traictés contenus dans le mémoire inclus eu celle-cy. Si vous trouvés qu'il y aye quelque chose

qui n'aye pas esté imprimé , le tout sera à votre service et entière disposition, car Je désire estre en tout et partout. V. F. F. le Febvre. De S. Denys ce 21 Septembre 1646.

Epistola Typographi, qud San-Genovrfanum tx-Abbatem apud

ipsum ivisse scribit, eique cùm Decreti, Ivoniani quatemiones

impressos vidisset , ad fratres suos Valeiacensis scripturum se

pollicitum esse, ut MS. eorum Decretum Soucheto sicut & alia

edenda traderent : & intérim auctoris espistola cudendas postulat,

MONSIEUR, J'ay différé de vous escrire croyant que ne sériés à Chartres, mais aux champs. Je vous diray qu'il est venu chez moy un Religieux de Saincte-Geneviefve, qui estoit Abbé il y a trois ou quatre ans, lequel voyant comme nous travaillions sur le Decretum y il me loua grandement mon ouvrage, et m'asseura d'escrire à leurs Religieux de S. Jean-en- Vallée, lesquels avoient un Decretum MS. et quelques autres œuvres MS du mesme autheur. Je lui parlay de vous, et que vous preniés grand soin à Tornement dudit ouvrage, il me dist qu il avoit l'honneur de vous congnoistre et que puisque ainsi estoit, il escriroit qu'on vous donnast lesdits MS. Je ne sçay s il l'aura fait. Je vous prie aussi que si vous avez le commencement des Epistres acommodées comme vous désirés qu'elles soient, de me les envoyer, d'autant que bien que Ton travaille sur le Decretum, je ne laisseray de faire travailler d'un autre costé sur les Epistres , affin que si cela se peut , notre ouvrage soit fait à Pasques. Vous me ferez un singulier plaisir de m'envoyer lesdites Epistres. Nous avons aussi faict escrire par ledit Religieux au Monastère de S. Quentin de Beauvais, aflRn d'apprendre s'il n'y a pas des MS. Je vous prie de me faire response. Ce qu'attendant je suis , V. Cottereau. De Paris, ce 18 octobre

Epistola Goussainvilla , quâ Souchetum in Ivone restituendo

laborasse faUtur, ab eo vitam illius prasulis expetit,

ejusque MS. Epistolas, cùtn ipsis careat,

MONSIEUR, Ilya longtemps que je me suis donné Thouneur de vous escripre, parce que je nay pas voulu interrompre le travail que vous faites pour Ives de Chartres. Maintenant que je sçay que vous estes sur la fin, suivant le temps qu'avez mandé à Monsieur Cottereau par vostre dernière, j'ay esté bien ayse de vous escripre ce mot, pour vous dire, que je trouve en ceste ville plusieurs MSS. tant des Epistres, qu'autres. C'est pourquoy je voudrois bien sçavoir quels sont les MSS. que vous avés trouvés pour faire imprimer et m'en mander les tiltres si faire se peut, affin que si se sont les mesmes que nous avons trauvé, nous ne nous en mettions davantage en peine. Je voudrois aussi bien sçavoir si vous faictes des Notes sur toutes les Epistres, ou seulement sur celles que vous avés trouvées MSS. On m'a dict qu'il seroit bon de faire une espèce de Chronologie de toutes les Epistres pour marquer le temps ausquels elles ont esté escriptes. Je fus hier à la Bibliothèque du Roy où Ton me bailla un MS. dans lequel il y a trois Sermons qui n'ont encore esté imprimés, à sçavoir de Oratione Dominicay de Symbolo Apostolorum^ de Adulterino habitu. Nous avons encore trouvé le Décret MS. dans la Bibhothèque de S. Victor, sur lequel nous corrigeons l'imprimé. Au reste on m'a dict qu'il devoit y avoir beaucoup de MSS. à Chartres, et aux Abbayes des environs qui ont estée fondées par Ives de Chartres. Je vous prie d'en faire toutes les perquisitions que vous pourrés, et surtout d'envoyer au plus tost ce que vous avés de prest, d'autant que Monsieur Cottereau veut faire conunencer un second volume; car le livre sera ainsi divisé, et par ce moyen on pourra travailler facilement à tous les deux en même

temps et correclement : car il y aura deux Alphabets, deux Commencements, etc. Je désirerois aussi bien sçavoir si vous travaillés à la me d'Ives de Chartres et si vous en avés de bons mémoires. En attendant vostre response, etc. Je vous prie d'envoyer les Epistres imprimées que vous avés pour servir de copie parce que nous n*en avons point. Y. S. De Goussainville. A Paris, ce 22 Novembre 1646.

Altéra Goussainvilla epistola, quâ in Ivane reparando Soucheti laborem excitât et urget,

MONSIEUR, Je suis bien resjouy d'apprendre par la vostre que vous estes en meilleure santé que vous n'avés esté. Je prie Dieu de bon cœur qu'il vous la donne encores plus parfaicte et pour sa gloire , et pour continuer le Pi^avail que vous avés commencé pour le service de son Eglise, lequel je vous asseure ne sera pas petit. C'est le sentiment des habiles gens qui se réjouissent de sçavoir que l'on travaille à cela. Je fais toute diligence pour recouvrer des MMSS. de quelques œuvres non encore imprimées ; mais il est assés difficile. On m'a fait veoir depuis peu un Commentaire fort ample sur les Psaulmes que Ton tient par tradition estre d'Ives de Chartres , mais cela est assés difficile de croire, n'y ayant point de nom, et n'y ayant aucun Autheur qui en aye jamais faict mention. Je voudrois bien sçavoir si vous n'en avés point ouy parler autrefois. On m'a promis encore de faire venir un Chronicon MS. fort ample^ lequel j'attends avec grande impatience. J'ay trouvé sept ou huict MMSS. des Epistres, mais je croy que Monsieur Juret les a toutes feuilletées quand il a fait imprimer les dernières. Au reste je vous conjure d'avoir soing de vostre santé, affin de pouvoir travailler à vostre ouvrage, Vostre, etc. De Paris, ce 5 Décembre 1646.

A lia Goussainvilla Epistola, quâ Souchetum urget ut Ivonis Epistolas quàm poterit ociùs Parisios ad se mittat.

MONSIEUR, Quoyque le temps que vous me marqués en vosire dernière pour nous envoyer les Epistres dlves de Chartres ne soit pas de beaucoup expiré, néantmoins nostre Libraire m*a obligé de vous escripre et vous prier de les envoyer le plus tost que pourrés , attendu qu'il désire commencer par là le 2. Tome des œuvres doives de Chartres. C'est de quoy je vous supplie par ce mot, etc. Vostre, etc. De Paris ce 5 Janvier 1647.

Typographi Epistola Ejusdem argumenti,

MONSIEUR, Celle-cy est pour accompagner la lettre de Monsieur de Goussainville et pour vous prier conjoinctement avec luy de nous envoyer ce que nous attendons de vous, qui sont les Epistres d'Ivo, d'autant qu elles nous sont grandement nécessaires pour advancer et faire despescher nostre ouvrage. Si ne pouvés nous tout envoyer, envoyès-nous au moins ce que vous en avés de faict. Cela me cause un grand retardement en Tadvancement de l'ouvrage, et me feroil plus de tort si à présent que toutes les Festes sont passées et que nous sommes dans les belles Sepmaines pour le travail , je ne pouvois pas faire travailler sur les Epistres. Pour ce que vous m'avés mandé que Ton pourroit faire des faultes au folio , et réclame, cela n'arrivera pas, pour ce que nous y donnerons bou ordre, etc. Vostre, etc. De Paris ce 5 Janvier 1647.

A lia Goussainvilla Epistola, qud Ivonis Epistolas à Soucheto

accepîsse se agnoscit & ab eo summa earum capita

& alla expostulat.

MONSIEUR, Je fus hier heureusement à la rue S. Jacques où je receus de Monsieur Cottereau un mot de vostre part, qui me mit beaucoup en peine, voyant que vous me mandiés que vous aviés envoyé les Epistres (Tlves il y avoit quinze jours; je priay ledit sieur Cottereau d'aller veoir au Messager de Chartres, et d'apporter le paquet qui estoit demeuré à l'hôtellerie depuis ce temps-là. Pour response donc je vous dirai : Premièrement que je croy qu'il ne faut pas changer Tordre des Epistres comme elles ont esté imprimées la dernière fois, etc. 2. Pour les diversités que marqués par une Ugne au dessoubs, je croy qu'il sera bon de les mettre par un, aliter, à la marge. 3. Pour les années que vous cottes de Baronius, je croy que cela sera fort utile , mais je vouldrois qu'il y en eust autant à toutes les Epistres si faire se pouvoit, etc. Au reste je vouldrois bien avoir vostre advis sur deux ou trois poincts qui m'embarrassent un peu, parce que je m'en voy pressé par plusieurs personnes de capacité. Premièrement s'il ne seroit pas bon de mettre en tiltre un sommaire de chaque Epistre, qui contiendroit en deux ou trois articles séparés par nombres, tout ce qui seroit contenu en ceste Epistre, etc. Mais il faudroit que cela fust faict par une personne qui eust bien leu et possédast parfaictement les Epistres dlves, comme vous, et si vous en vouliés prendre la peine, vous rendriés je m'asseure un grand service à l'Eglise. II. Pour le Décret, conmie il est tout remply de faultes, et fort différend en beaucoup de lieux du MS et des originaux, ne sériés- vous pas d'advis qu'on fist des Notes pour mettre à la fin, par lesquelles on remarqueroit ces choses, lesquelles Notes on vous feroit veoir avant que de les imprimer. III. Je vous prie de faire mettre au net le Sermon MS. que vous IV. il

avés sur le Symbole et me V envoyer. De tout ce que dessus, je me soubmets à vostre jugement. Voslre etc. A Paris, ce 24 janvier 1647.

Alla Goussaimilla Epistola, quâ Souchetum ut nuncupatoriam cotnponat, monet.

JE vous supplie de me mander si vous ne ferés pas VEpistre dédicatoire, et si vous y travaillés, d'autant que c'a taujours esté mon intention et que le livre fust soubz votre nom , comme de celuy quy a le plus utilement travaillé et qui a donné le dessein du Livre, outre que cela est digne de vostre qualité. C'est ce que je souhaite de tout mon cœur. Vostre etc. A Paris ce 11 May 1647.

Alia Ejusdem Epistola, quâ Ivonis vitam à Soucheto compositam San-Genovefano canonico tradidisse scribit, ut ex illâ et commentariis à Fani-Quintiniani conventu missis ncvam ederet, et Blondello tninistro responderet etc.

MONSIEUR, Enfin nostre ouvrage s'en va achevé, il ne reste plus que les tables. Il eust esté à propos que vous en eussiés faict une de vos Notes : mais puisque vou ne Tavés pas faict , il faudra Tinsérer parmy les autres. Pour ce qui est de la Vie, nous avons esté longtemps en peine pour cela, d'autant que j'eusse esté bien ayse qu'on eust mis la vostre. Mais d'autant que l'on a envoyé plusieurs mémoires nouveaux de S, Quentin y un Religieux de Sainte Genei>iefve en a faict une toute nouvelle et fort ample de la vostre et d£sdits mémoires; Joinct qu'il a fallu respondre à un Livre fait depuis peu par un Ministre nommé Blondel qui a fort mal mené Ives de Chartres. Nous avons recouvré ce Livre et examiné entièrement : de sorte que dans la Vie on respond à toutes ses

calomnies. C'a esté une chose dont nous ne pouvions pas nous défendre au jugement des habiles hommes. Foî/5 trouvères quelques fautes d'impression d<ins vos Notes : pource qu* elles estaient assés difficiles à lire et que M, V Imprimeur n'a pas voulu se donner la peine de les faire veoir en les imprimant. Je remets tout Fouvrage à M. Cottereau, estant obligé d* aller à douze lieues d'ici pour un temps. Cependant je me recommande à vos prières, et suis, Vostre etc. A Paris ce 12 Juillet

Epistoh Typographie quâ ratianes qua eum moverunt, ut libri dedicationem D. Frontello committeret , aperit.

MONSIEUR, J'ay receu la vostre du dernier du passé par laquelle j'ay veu que c'est avec toute sorte de justice que vous avés droict de vous plaindre des faultes qui sont passées dans vos Notes, que j*ay fait insérer dans les œuvres d'ives de Chartres ^ ei de ce que fay laissé aller la Dédicace à des personnes qui n'y ont que fort peu, ou rien du tout apporté du leur. Je n'ay aucune excuse à vous faire de cela que ce qui suit. Le sujet pour quoyje me suis laissé emporter que ces Mes- Heurs feissent VEpistre est qu*il m'avoient promis de m'en faire vendre un grand nombre , et que leur Chapitre tenant à PaHs au dernier mois passé j ils en feraient prendre à tous leurs Religieux y mais j*ay congneu tout le contraire. Car ils eussent bien voulu, mais sans argent et en pur don, leur en ayant fourny quelques uns qu'ils m'avoient promis me payer, de quoy je ne puis estre payé , non plus que de la somme de mil ou douze cens livres que leurs maisons me doibvent, etc. J'attendray sur ce vostre volonté , et tout ce que vous jugerés à propos de faire, vous asseurant que tout le regret qui me restera, c'est de vous avoir mécontenté, etc. Vostre , etc. De Paris ce 12 Octobre 1647.

éo

Epistola patris Typographie quâ San-Genavefenses canonicos nil operi contulisse nisi ratione laboris Soucheti, scribit.

"Onsieur, Je suis extrêmement fasché du peu de satisfaction qu'avés de l'Impression d*Ivo , et encores plus de VEpistre laquelle debvoit estre en vostre nom, ou de M. de Goussainville, puisque vous luy en aviés donné la permission, et non à ces Messieurs de Saincte-Geneviefve qui n*y ont rien contribué qu'au sujet de vostre travail. Mon fils véritablement pouvoit oster ceste difficulté s*il eust creu votre ad\is, etc. De Paris ce 12 jour d'Octobre 1647.

Epistola D. Sauvagîi, Prier is cœnobii S. Victoris Parisien, ad

Souchetum, quâ nullum MS. mutuo datutn San-Genavefanis

canonicis affirmât,

MONSIEUR, Je suis obligé d'advoûer que si tost que j'ay eu l'honneur de vous congnoistre, j'ai sceu que travaillés sur Ives de Chartres pour le faire réimprimer, ce qui fut au premier voyage, que V affaire que vous avés eue en main m'obligea de faire à Chartres, il y a bien quatre ou cinq ans. Je sçay de plus qu on travailloit il y a peu à ladite impression , pour ce que le Bibliothécaire de nostre maison a foumy un Décret à un Ecclésiastique qui s'appelle M. de Goussainville, qui demeure aux Incurables; et ce à la prière que nous en a aicte M. de Bassancour, auquel sieur de Goussainville nous avons encore preste du depuis sur autre Récépissé les œuvres dlves de Chartres de nostre Bibliothèque , toutes pleines de Notes e observations faictes sur lesdites œuvres et escriptes de la main de delTunct le P. Picart nostre Confrère, à condition qu'il seroit fait mention dans l'imprimé que lesdites Notes estoient dudit P. Picart. A quoi ledit sieur de Goussainville s'est obligé par

esciipt. Nous ne sçavons pas encore s'il Ta faict. Mais du costé des Religieux de Saincie Geneviefvey ni du P. Fronton y je vous puis assurer que nous ne leur en avons communiqué quoy que ce soit, etc. Vostre, etc. F. Sauvage. De Paris ce 6 novembre 1657.

Epistola amici cujusdam Soucheti, quâ Goussainvilla factum

arguit.

MONSIEUR, Ce n'est pas sans sujet que vous blasmez le sieur de Goussainville; car nous avons apprins qu'il est encores plus coupable de Tinjure qui vous a esté faite que peutestre vous ne pensez. Les Messieurs avec lesquels il demeuroit aux Incurables ( où il n*est pluç, et qui n'en sont pas restés trop satisfaits) nous ont dit qu'il avoit fait beaucoup de choses à leur insceu, et que c'estoit lui qui avoit adressé le Libraire au P, Fronton, dont ils le blasment, et il est impossible que VEpistre liminaire dont est question ^ aye esté mise à son insceu. Cela a esté concerté entre eux, etc. Vostre , etc. E. S. Ce 19 Novembre 1647,,

Epistola F. L Frontonis ad Souchetum, quâ plagium suum

diluere contenait.

F. L Fronto D. Soucheto.

PErvenit ad aures meas, Vir Clarissime , multos Camutùm adversùm me conqueri, quôd opéra Ivonis prsesuli vestro illustrissimo ausus sum meo nomine nuncupare, tamquàmindignumsitviro religioso, tibi propter fratres suos, hoc est ejusdem secum instituti multis titulis obstricto, in messem aUenam falcem injecisse. Doluitmihi, fateor, quàm maxime, cùm ista inaudivi. Nemo enim omnium hominum est, quem te pluris faciam, et quem minus offensum velim, tùm ob eaquibus fratres meos cumulasti bénéficia, tùm verô ob raram eruditionem quam in te semper et reveritus el exosculatus sum. Si

tamen per te mihi liceat, contra calumniam, quas undë sit, nomen meum injuste lacérât , pauca dicere, spero te quàm primùm excusatum habiturum , quem falsus rumor proscindit. Quam Ivonis nostri operibus praeflxi vitam, non edtdi, nisi importunis, et Typographiy et e jus qui editioni prœerat, D. de Goussainville j precibus fatigatus. Scriptum enim voluere in ea, non tantùm quod nominis patri et matri Ivonis, sed etiam quas ejus studia, quœ professio, quis coUector, caeteraque non pauca, quae mihi comperta esse noverant. Deindè cùm diebus ^bhinc aliquammultis D. Blondellus in libro de Formula Régnante ChristOf duré omninô in Ivonem invectus sit, sustinuerïtque Philippum ac Bertradam tandem aliquandô consentiente Summo Ponti&ce legitimo matrimonio fuisse conjunctos, ei saltem obiter responsum oportuit. Hsec omnia egimus et multa alla hactenùs indicta y quae tùm ex manuscriptis , cùm ex editis authoribus extraximus. Quod autem aiunt me iUam ad verbum ferè ex eâ quam exarasti, excripsisse, tute ipse agnoscis, V. C, quàm id falsum sit, nec opinor falsiloquis hominibus fidem habere, qui ejus rei conscius es. Neque verô mihi tàm curta suppellex, ut si quid edendum censeam, ab alio mihi mendicandum sit. Sed quid vita illa, pro tuis doctissimis annotationibus, ut hanc tibi vindices? Et sanè non est tanti ut proptereà mihi Us movenda sit. Venio ad Dedicationem , de quâ velim scias, V. C , ei me manum non priùs admovissey quàm certiorpm me fecerint et Typographus et D. de Goussainville te huic operœ nuntiuin remittere. Neque est imdè quis existimet me in alienum jus in volasse, qui consideraverit we solum huic editioni promovendœ adlaborasse : hue et iUuc itasse Bibliothecas evolutum, ut addsnda si que essent invenirem. Denique eudendo libro me solum unà cum D. de Goussainville pr^efuisse, ex quibus constat pro meo hîc jure egisse. Quàm. tamen aegrè adductus sim ut id facerem, testes habeo praedictum Z>. de Goussainville et Typographumy quibus suadere volui ut hanc provipciam assumèrent. Sed cùm gratias indè sperassem, car

liimnias repensum ivere ûonnulli, adeô ut me tamquàm furem manifestârium traducant vestrâ in urbe. Verùm adeône vanum et inanis gloriolse cupidum existimant, ut etiam detrimento aliorum eam mihi comparare velim? Satis mihiadhancaliundè ampla seges, si hoc œstro percitus sum, et vel in ipso Ivone. Malè certè operam meam repensant, quam meis, non alienis excolendis fœtibus, meliùs, aut saltem tutiùs coUocassem. Sed tu, V. G., linguas nomini meo detrahentium comprime, neque credas famse tuae aut existimationi me invidisse , quôd prsefatiunculse nomen meum subscripserim. Exegisti tuis eruditissimis observationibus monumentum aère perennius, cui laudes débitas saepiùs persolvo , tantùm abest ut ei quicquam deterere velim, tantusque tui amor, et tanta aestimatio animum meum incessivit, ut velis nolis, tibi addictus simus tuique observantissimus Deo dante, victurus sim. Vale. Lutetiae Parisiorum 10 Kalendas Decembris 1647.

Epistola Typographi, qud ipsi D. Fronto minas intentât, et suam,

Souchetique Epistolas auferri & supprimi, ac tertiam

substitut, consentit.

MONSIEUR, Gelle-cy est pour vous donner advis, comme depuis que j'ay mis vostre Epistre au jour, et que j'enay faict courir dans les œuvres doives de Chartres, les Religieux de Saincte-Geneviefve se sont remués, et le P. Fronteau est venu chez moy, et m'a dict qu'ils avoient résolu de ne pas souffrir que Ton mist au jour une Epistre si calonmieuse , ainsi Tappellent-ils, à tout leur Ordre, qu'estoit celle que vous voulés qui soit mise dans lesdites œuvres , et que pour cela s'ils aprenoient que j'y en misse davantage , ils m*enverroient un commissaire chez moy pour faire saisir mon Livre, et m'en ver roient quérir par Monsieur le Lieutenant Civil pour me faire prendre et payer une grosse amende, et qu'ils avoient assés de Justice pour cela. Jlt pour leurs raisons disent qu'on les a priés

de faire l'Epislre, quoy que cela ne soit paa^ et ainsi ils en disent autant de la Vie y quoy que cela ne soit pas y et m'ont dit qu'ils ne se soucient pas que leur Epistre soit dans le Livre y que l'on Voste, que l'on y en mette une autre de qui que ce soit, pourveu qu'elle ne leur soit point déshonorairCy ils ne s'en soucient pas. C'est pourquoy vous peserés un peu toutes ces choses, et me manderés ce que désirés que je fasse, etc. Vostre, etc. De Paris ce vingt-huictième Novembre 1647.

Alia Typographi Epistola, qud Ivanis editionem Soucheto & Goussainvilla tribuit.

MONSIEUR, Je recongnois quece^ Messieurs n* ont eu droict de s'attribuer l'hon/neur qui ne leur appartient pas y n'y ayant personne qui en sçache mieux la vérité que moy, qui ay conduit tout l'ouvrage depuis le commencement jusques à la fin. Et à dire vray, le premier honneur de tout l'ouvrage et celuy qui a le plus travaillé y vous est deub et vous appartient. Cela ne se peult disputer, car Ton le veoid. Le second pour le soing de V ouvrage appartient à Monsieur de GoussainvillCy et je ne veux confessant la vérité, dire autrement, que ces Messieurs ont trouvé (comme Von dit en commun proverbe) leur pourpoint tout taillé. Je ne vous en dis rien davantage , attendant response, je suis Vostre, etc. De Paris ce 9 Décembre 1647.

Alia Typographi Epistola, qud nihil correctioni opcrum Ivanis contulisse S. Genovefa religiosos asserit.

MONSIEUR, J'ai receu la vostre du il du courant, par laquelle vous me mandés que les Religieux de Saincte- Geneviefve vous ont dit que nous les avions priés de faire V Epistre et la Vie (d'Ives), Il est bien vray que nous avons été chez eux, comme en beaucoup d'autres lieux, pour sçavoir s'il ne se trouveroit rien des œuvres de l'Autheur ; mais il faut

6s que le P. Fronteau advouë, qu'il nous dit api^ès avoir leu la Vie, qu'il (woit tout auPi^e chose à y mettre que ce que vou^s y avés mis, et ainsi sur ce dire, nous nous laissâmes emporter, et ont grand tort de dire qu'ils ayent travaillé à la correction du Livre, car ce n'a esté en aucune façon , etc. Pour ce qu ils disent qu'ils ont preste un Décret, il est vray, mais ce n'a pas esté pour se servir du Livre , ains pour prendre dedans une table manuscripte, qui estoit telle que celle que nous avons mis à la fin de nostre Décret, laquelle je vouldrois que Ton n'y eust pas mise, d'autant que je l'eusse faict faire d'une autre façon, etc. Vostre, etc. De Paris, ce 14 Décembre 1647.

Epistola D. Luca D'Achery, Monachi Benedictini & Monasterii S. Germani Pratensis secundùm Parisios Bibliothecarii, qud nulla Ivonis opéra i bibliotheca ejusdem Domus D. Fronteau communicasse ttstatur.

'Onsieur, Pour satisfaire à vostre demande, je vous asseure que le Père Jean Fronteau, Religieux de S, Gèneviefve, ne m'a jamais requis ny pas un des nostres, d'aucuns Manuscripts des œuvrer d'Ives de Chartres, bien moings luy en aye preste, mais seulement à Monsieur de Goussain ville, lequel ayant la conduitte de l'impression des œuvres du mesme Evesque, en a emprunté de nous plusieurs volumes tant Imprimés que Manuscripts, et pour cet effet il se trouvoit presque tous les jours en nostre Bibliothèque , spécialement pour confronter les passages cités dans le Décret, à quoy il a beaucoup travaillé, etc. Vostre, etc. De S. Grermain-des-Prez ce 23 Septembre 1649.

Multù plura addere teslimonia possem, quibus injuriam, calumniariunve imibrse, quasD. Fronto efBnxit, veritatis lucc dissiparentur. Verùmcùm ex iis quae superiùs retuli, omnia

viri alioquiii eniditi argumenta refellantur, fucus quem ad credendum proclivioribus facere conatus est , diluatur, ipsius elevetur fides, et quibus me aspergit convitia detergantur, ultrô illa dimitto. Videant nunc recti renmi sestimatores, quid in Ivonis operibus concinnandis, aut publie! juris faciendis, contraxerit pulveris, aut laboris impenderit contendens meus, cùm nihil omninô temporis in illis sive purgandis , sive edendis insumpsisse diserte dicatur : et quo jure, quod suum profitetur, universum iilius scriptoris opus, sibi vindicare, absque plagii, quodtanto nisu à se avertere contenditj suspitione, potuerit, aequà lance pondèrent, et discussis hinc indè utriusque rationibus, veritati obsequantur, et cuique quod suum est tribuant. Aoc est unum quod ab ipsis expostulo.

SVPER APOLOGIA VENERABILIS

viri D. D. Soucheti Dod. Theol. et insignis Eccl. Camot. Canonîci

P. <I>pOVTOîiWeÇTl5.

O / quid Front is habes, habeas. Front elle, pudorem ; ^ Et plagii culpam confiteare tut.

Hactenus admissum sperasti, perfide, crimen

Posse tegi, sed jam frausque dolusque patent. Nam tua Souchetus brevibus mendacia chartis

Prodidit, et facinus dissimulare nequis, Silicet undè tibi nomenque decusque superbus

Quœsieras, ingens dedecus indè refers.

Siccine te fratrem fratres docuère modesti?

Siccine tu, Fronto, relligiosus homo es? Siccine non meritos audax tibi sumis honores ?

Quodque tuum non est, ambitiosè, rapis?

Redde suas mvibus fallax cornicula plumas,

Nec magis Ivonem dixeris esse tuum.

An quia te furem Soucheti pagina monstrat.

In Carnutœos aspera verba jacis ?

Anne Po'ètastros, asinosque vocare licebat

Quamquàm tu linguœ crederis esse malœ ? Veriîis ergo tuo capiti cano talia démens,

Quœque aliis aptas nomina, sume tibi.

Ipse nef as agnosce tuum, scelerisque peracit

Pœniteat, naso sed tamen ira cadat. Jntereà Ivonem, non ut Frontonis, at ipsum

Ut Souchetœum nos veneremur opus.

Sic sua dum libro constabit gloria, longitm

Vivet, et authoris fama perennis erit.

At tu, Fronto dicax, j'ubet ut lex Flavia, noto

Pro plagio, plagis excipiare mets.

IN FROlSfTONEM

APOLOGVM EPIGRAMMA.

QUid querreris Fronto plagii insimularier? undè Te deportandum pœnitet esse reum; Si Cathedralitii te vox premit , atque Cucullœ

Cum pudet, indignum te fore forte refers : Andabatesque feris , furis ut tibi conscius acti

Criminis, Authorum nomen inisse puiant.

An tuus est, qui se Carnuiûm munere gaudet

Exhibitum, minor est te repetente liber : Nec tuus è Gersen Kempensis prodiit; at quod

Prodidit, indè pium tu mediteris Opus.

Desine Gersenium et tibi sic addicere Ivonem,

Utrumque ignoras, Fronto, et uterque negat : Et quos vindicibus tentas agitare querelis,

Fronte vel oppositâ Zo le ferre nequis; Hinc malè quos carpis te contrectasse probatur,

Diim plagii crimen sustinuisse dotes.

Sic sua Soucheto est rcdivivi gloria Ivonis,

Frontonisque suant Flavius ipse dabit,

IN F. I. FRUNTELLI

REGULARIS S. GENOVEFiE

Parisiensis canonici adversùs D.

Souchetum D. Ivonis Carnu-

tensium Episcopi operum

restitutorem furentis,

ANAGRAMMA.

loannes Fruntellus Nonne furit asellus.

TAM vultus obnube tuos, Fruntelle, pudendas ^ Souchetus fraudes, furtaque nota facit. Percitus undè furis velut œstro insulsus asellus :

Nil mirum cùm illud nomina versa notent. Nonne furit, parient si convertantur, asellus.

O quàm prœclarum est hoc anagramma tuum !

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