‹ Histoire du directoire: 2 tom. augm. de pièces justificativesChapitre 159 sur 204 · LIVRE QUARANTE-TROISIÈME. 3fil · texte numérisé non relu

LIVRE QUARANTE-TROISIÈME. 3fil

dans les États du roi de Sardaigne, notre allié, les menées à peine dissimniéesde nos agents en Toscane, constituaient une violation manirest« du traité de Campo-Formio et nue menace contre le continent. Les Anglais, que la pacification habilement opérée par Bonaparte isolait en Europe, ne pouvaient manquer de tirer un grand parti des Tantes du Directoire, dont la turbulence oSrait à nos ennemis les> éléments d'une nouvelle coalition.

L'Empereur ne s'était résigné à la paix qu'au moment où Bonaparte touchait les frontières de ses États héréditaires. La cour de Naples, soumise aveuglément aux inspirations de l'Angleterre, se 8t volontiers la confidente et l'alliée de projets grandioses , dans lesquels l'Autriche voyait la réhabilitation de ses armes, et auxquels la politique ouvertement révolutionnaire du Directoire finit par gagner la Bussie. Avant la fin de 1798, la coalition était formée; et la dureté, les prétentions, les exigences des plénipotentiaires français à Rastadt ne servaient qu'à là favoriser, en prolongeant indéfiniment les négociations par des obstacles suscités comme à plaisir, et la plupart du temps trop peu fondés pour être sincères. Le Directoire voulait la guerre pour nourrir ses armées, pour alimenter l'activité de ses agents et

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pour, couvrir ses luttes intérieures du prestige de la victoire.

Vers le milieu de l' année 1798, la guerre était partout décidée et préparée.

Le Directoire rêvait rorganisation des six. grandes armées. Une armée d'observation de 30,000 hommes devait être placée en Hollande; une autre, ayant le même caractère, et portée a 40,000 hommes, aurait gardé te cours inférieur du Rhin; 80,000 hommes, réunis dans la haute Italie , franchiraient l'Adige ; et enfin 40,000 occuperaient la Toscane, Rome et le royaume de Naples. Mal^ureusement, ces plans ne purent être réalisés; on réunità peinel 0,000 hommes eu Hollande; 2,000 sur le Rbin; l'armée du Danube n'eutque 40,000 hommes; l'armée deSuisse, 30,000; l'armée d'Italie, 50,000; enfin, l'armée de Naples, 30,000.

On disposait donc en tout d'environ 170,000 hommes, disséminés sur une ligne d'opérations qui s'étendait du Texel au phare de Messine. On donna l'armée du Danube à Jourdan , l'armée de la Suisse à lAasséna , l'armée d'Italie à Schérer et l'armée de Naples d'abord à Championaet, puis à Macdonald. L'armée de Hollande fut donnée à Brune, et celle du Rhin à Bernadotte.

Schérer devait prendre l'offensive sur l'Adige, et Jourdan devait se porter en Bavière, en passant entre le Danube et le lac de Constance.

Le plan des coalisés, non moins vaste et aussi

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