‹ Histoire du directoire: 2 tom. augm. de pièces justificativesChapitre 166 sur 204 · LIVRE QUARANTE-TROISIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUARANTE-TROISIÈME

envoyée dans la Baltique, devait prochainement amener des renforts qui porieraieol les forces de l'eancmi à 43,000 hommes, placés sous le commandement du duc d'York,

Débarquées près du Helder, les troupes ennemies s'établirent fortement dans le Zyp, ancien marais cultivé et habité, défendu par des digues, firune, qui avait des forces insuflisantes, dirigea sur le camp du Zyp, le 8 septembre, une attaque infructueuse; mais ayant renforcé et réorganisé son armée, il vainquit les Anglo-Russes à Castrikum, le 6 octobre, les cerna dans le Zyp, et s'étant emparé d'une écluse qui dominait le camp, il força le duc d'York à capituler et à évacuer la Hollande.

Assurément, la victoire de Brune était glorieuse ; celle de Masséna atteignait l'importance et l'éclat des plus beaux faits d'armes mentionnés par l'histoire; mais l'un et l'autre n'avaient fait que défendre le point de la frontière confié à leur garde. Malgré l'embarquement du duc d'York et le départ de Suwarow, l'Italie n'était pas moins perdue, le département du Yar menacé par les armées de Eray et de Mêlas, et te prince Charles était toujours sur le Rhin, à la tête des soldats qui avaient vaincu Jourdan à Stokach.

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De tous les généraux au service de la France, Bonaparte était le seul que la victoire n'eût jamais abandonné, devant lequel ta frontière de la patrie se fût toujours reculée, et qui n'eût cessé de rayonner du double génie de la politique et de la guerre. [1 était p»rti conquérant de l'Italie, il revenait conquérant de l'Egypte , couronné de l'auréole que la légende met sur te front de l'hisloire.

Parti de Toulon le 19 mai 4798, i) avait rallié toutes les parties de son expédition devant Malte, le 1 juin, s'était emparé de l'île le 1 1 , et, après y avoir laissé 4,000 hommes, sous les ordres de Vaubois, il avait cinglé, le f9, vers nn but encore inconnu de l'armée, mais qui, après diHize jours de navigation, s'était révélé aux yeux, le i" juillet, au point du jour, sous la forme des minarets d'Alexandrie.

On était en Egypte à l'embouchure du bras occidental du Nil.

Avoir évité la flotte anglaise, commandée par Nelson, était une trop grande faveur de la fortune pour qu'on n'en usât pas avec prudence. Bonaparte apprenait des pilotes d'Alexandrie que trois jours auparavant, Nelson s'était montré en vue du port; il n'était donc pas loin. Ixs ordres de débarquement étaient donnés immédiatement. A onze heures du

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