‹ Histoire du directoire: 2 tom. augm. de pièces justificativesChapitre 23 sur 204 · LIVRE TRENTE-TROISIÈME. J · texte numérisé non relu

LIVRE TRENTE-TROISIÈME. J

ces promesses déclamatoires , dictées le plus souveot par ['hypocrisie ou par la peur.

Tel était le sentiment général de la France, lasse et honteuse des expériences violentes dans lesquelles on l'avait lancée malgré elle. Tout ce qui retardait le règne des idées d'égalité et de justice, pour les- (Juelles la révolution avait été entreprise, l'affligeait et l'irritait. La persécution infligée aux principes religieux ou politiques lui semblait un démenti donné à ces doctrines du dix-huitième siècle , si fières de leur tolérance. La sécurité, le repos, l'ordre, semblaient à cette société, excédée d'agitations, des biens d'un prix immense; etBoulay de la Meurthe pouvait dire, — le 3 vendémiaire an VI, — 24 septembre 1797, — à l'applaudissement du Conseil des Gnq- Cents , dans son rapport sur la fête du Dix-Huit Fructidor :

« Le peuple français est fatigué de toute idée de révolution, et ne demande qu'à être gouverné paisiblement '. »

' Monitetir du 8 veadémiaire an VI, — Î9 septembre <797.

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