‹ Histoire du directoire: 2 tom. augm. de pièces justificativesChapitre 99 sur 204 · LIVRE QUARANTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUARANTIÈME

server l'Italie avec moins de 35,000 homtnes à l'armée d'observatioD , oà il n'en avait que 8,000, et avec moins de 18,000 hooimes à l'armée de si^e, où il n'en avait que 9,000. Il pressa donc le Directoire de lui envoyer immédiatement un renfort de 13,000 hommes d'infanterie et de 1 ,500 hommes de cavalerie '.

En attendant, et comme le bnt dé ses campagnes en Italie était la paix entre la France et l'Empire, il écrivit en ces termes, le 3 octobre, à l'empereur d'Allemagne :

« Majesté, l'Enrope vent la paix. Cette guerre désastreuse dure depuis trop longtemps.

» J'ai l'honneur de prévenir Votre Majesté que, si elle n'envoie pas des plénipotentiaires à Paris pour entamer les négociations de paix , le Directoire exécutif m'ordonne de combler le port de Trieste et de ruiner tous les établissements de Votre Majesté sur l'Adriatique. Jusqu'ici, j'ai été re'tenu dans l'exécution de ce plair par l'espérance de ne pas accroître le nombre des victimes Innocentes de cette guerre.

» Je désire que Votre Majesté soit sensible aux malheurs qui menacent ses snjets , et rende la paix et la tranquillité au monde. »

Les prévisions de Bonaparte sur la reprise imminente des hostilités n'étaient pas vaines. Un troisième générai en chef, le feld-raaréchal Alvinzi, avait été désigné par l'Autriche pour réparer les désastres de ' > Correspondance de NapoUoit I", t. II, p. 3t-3 ; l" oct. 1796.

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«6 HISTOIRE DU DIBECTOIRE.

Beaulîeu et de Wurmser. Dès te 25 octobre, des mouvements de l'enneffli annonçaient qu'il se disposait à prendre l'offensive; le 3, un corps de 25,000 Autrichiens s'avançait de la Carinthie et arrivait sur la Piave, prêt à la passer. L'heure de la lutte nouvelle était donc venue. La paix, récemment conclue avec Napks et avec la république de Gènes en améliorait un peu les conditions; mais la durée et les effets de cette paix étaient évidemment subordonnés à l'issue de cette nouvelle campagne.

L'ennemi se présentait par trois points à la fois.

Une colonne descendait par la route de la Carinthie, se dirigeant vers Bassano, Vicence et Vérone.

Une seconde colonne, fortifiée des débris de l'armée de Beaulieu, restés dans le Trentin, entre l'Avisio et ta Brenta, débouchait par la vallée de l'Adige pour se réunir à Yérone à l'armée de ta Carinthie.

La troisième colonne, dirigée par le général Laudon, contournait par sa droite le tac de Garda, et marchait vers Brescia.

Il fallait donc tenir tète à ces trois invasions, et tâcher au moins de les contenir, en attendant de les vaincre.

Masséna fut envoyé à Bassano, sur la Brenta, pour observer la première colonne, avec ordre, lorsque l'ennemi aurait passé la Piave, de se replier sur Vicence.

Vaubois reçut pour instruction d'attaquer la se-

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