LIVRE QUINZIÈME
les négooiants refosaient de prendre les aattgnats au sérîMix, et opéraienl ^œnforaiéiiieiit à la pratique de lOQles les piMes de conuBa-oe, au lieu de s'enthouâa«Mr poar les théories fi&ancières de la Coostitsante et de la GonventiM. Le DirecAeire et les deux Conseils partagèrent oes préventioiis insensées ; et ie louis d'or étant nonté à 3^950 fr. en assignats, à la bourse du 1 4 déoeminre 1795 , le Directoire la ferjna par arrêté de ce jour K
Les spéculateurs , chassés de leur temple , se réunirmt en plein air, au carrefour de la rue Vivienne et de ia me NeuTe-des-Petits-Cfaamps , et spécialement à l'entrée du perron qui donne ^KX)ès au Palais- Royal , Micore affublé à cette époque du ncnn de
làj se traitaient les immenses affaires d'une époque duH-gée d'opérer la liquidation des folies révolutionnaires; et parmi les spécmlateurs hardis ou puissants, ceux dont le souv^iir a le {^us surnagé étaient MM. Haii^ueriot, de Tilière, Roy, Armand Séguin, Collot, Tourton, Vanlerberghe et Ouvrard.
M. Hainguerlot devint, beaucoup plus tard, intendant général de la princesse Élisa, grande-duchesse de Toscane.
M. de Tilière donna son nom à ce bel hôtel de la
* Moniteur du 20 décembre M9^,
rue Basse-du-Rempart faisant face à la rue de la Paix , et qui porte le nom d'hôtel d'Osmond , par suite du mariage du vicomte d'Osmond avec Mlle de Tilière.
M. Roy, ancien avocat, devint intendant, puis acquéreur, à rente viagère, des biens du duc de Bouillon, qui lui constituèrent, par la mort du prince, une immense fortune, évaluée à 10 millions. M. Roy, membre de la chambre des Cent-Jours , donna le signal de l'opposition à l'Empereur , et devint, sous la Restauration, ministre, comte et pair de France.
M. Armand Séguin avait été signalé au Comité de salut public , avant le 9 thermidor , par Bertbollet, chargé de rechercher des procédés plus prompts de tannage. Sur un rapport de Fourcroy à la Convention, du 3 janvier 1795, Armand Séguin, qui prétendait tanner les cuirs en vingt-quatre heures, fut mis en possession, par décret, deThôtel Brancas, à Sèvres, ainsi que de Tile de la Seine qui avoisine le pont, et de la propriété nationale de Ravannes, près de Nemours, avec la charge d'y établir des tanneries conformes à son procédé '.
Quoique, dans son rapport, qui est un modèle d'enflure démagogigue, où les injures contre Robespierre et contre les rois se mêlent à la potasse, à la soude et au métal de cloches, Fourcroy eût prétendu que désormais chaque ménage pourrait tanner , chez lui, tous les cuirs nécessaires à ses souliers, plus aisément qu'il ne faisait sa lessive, le procédé de Séguin laissa
* Voir le Mcniieur du 10 janvier 1'}95.