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LIVRE QUINZIÈME. 2M

la tannerie à peu près dans l'état où il l'avait trouvée ; mais il procura à son auteur une f<Htune considérable, par la foumittire des cuirs dont il fut chargé. Cette fortune et des vues en industrie, qui n'étaient pas sans portée, lui permirent d'entreprendre avec succès de grandes et de fructueuses opérations.

Sur la fin de sa vie, Armand Séguin avait fait de l'hôtel d'Orsay, situé à l'angle de la rue de Varennes et de la rue Barbet-de-Jouy, un laboratoire de chimie fantastique, où les manies du vieillard rendaient méconnaissables et ridicules les anciennes et intelligentes expériences du collaborateur deBerthoUet '.

M. Collot, attaché, en 1796, à l'administration de l'armée d'Italie , recevait cette note honorable dans la foudroyante dépêche de Bonaparte que nous avons déjà citée : « Collot fait son service avec exactitude ; il a du zèle et plus d'honneur que ces coquins-là. » La tradition assure que M. Collot resta fidèle à la fortune du général en chef, et que c'est lui qui avança les fonds nécessaires aux dépenses secrètes du A 8 brumaire.

M. Tourton, fiJs d'un honorable et riche banquier de Paris, s'écarta quelque peu des traditions simples, méthodiques et rigides de la maison paternelle, séduit, à ce qu'il semble, parle faux éclat de la société de ce temps. Les contemporains le peignent comme un esprit étrange, épris des qualités que la Grèce aimait dans les athlètes de ses jeux; fier de ce qu'il

1 Cet hôtel est aujourd'hui la propriété de M. le comte Duchâtel.

Si2 HISTOIRE ]»n DIRECTOIRE.

€royak son kabileté an pogikA , à l'équitatkni et à l'eamine, etoooinmuittoiiscesraéritesimrréUAa^, fkàM momàMin que aiitgne, d'un géfnérslat dans la garde ôtoyanne.

H* YaDterborgbe, Bidge d'origine , faisait a^ac înteUtgeDce et profit le commeroe des l^és à Douai , lorsque les Ids sar les accapar^oents et le maœimum loi ai^gér^nt la prudei^e résdatîon de se soustraire anx fantaisies possiUes des sociétés populaires^ et do transporter son domicile à Paris, où il arriva précédé de la réputation de négociant habile.

Dœ relations qu'il noua , la première année du Cionsalat, avec M. Ouvrard, lui firent aborder à cette époque rap{Ht>visionnanent des armées. Il ne cessa plus, dès ce nusment, de prendre une part considérable soit aux fournitures , soit aux empmirts , pendant le Consulat, pendant TEmpire, et au cornmencement de la Restauration. L'empereur avait un peu conservé, depuis sa première campagne d'Italie, ses vîeiUes préventions contre les munîtionnaires, et il avait parfois avec eux d'étranges procédés. M. Vanlerberghe fut arrêté par son crdre en 1 81 0, et ne sortit de Sainte-Pélagie qu'après transaction.

Un àéfaï (te justice, pc»rtant sur des sommes énormes dues par l'État pour des fournitures fiites à la marine en 1 804, vint (rapper M. Vanlerbei^he m 1 84 «. L'intcf vaition du duc de W^in^on fut vainanent

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