LIVRE DIX-NEUVIÈME
combsrttment les roîs ^ . Le rapport énonce même oe fait, importanl à noter, comme on verra, €[ue Farméê révolutionnaire n'était pas comprise dans les qoatorze.
Les Mémoires de Burère reviennait souvent sur ce» quaton^ armées, avec la pins parfaite œncordanee d'expressions : a C'est le Comité de salut public, dit-il d'abord, qui créa quatorze armées, les organisa, et leur donna des plans de canqpagne ^. » Plus loin, il dit : n J'étais diargé... des projets de décret sur l'administration de la guerre , et des rapports des victoires des quatorze armées^. » Enfin, plus loin encore, il ajoute : « Sans des procédés nouveaux, la France n'aurait pu fabriquer assez de poudre pour une armée; et il fallait en approvisionner quatorze *. »
If n'est donc pas surprenant que des ténK)ignages d'un tel poids, et qu'il serait aisé d^ multiplier, aient égaré des historiens, fort disposés d'ailleurs à vanter le Comité de salut public ; mais il est regrettable que des officiers instruits, dont les ouvrages sont adoptés dans les ^oles militaires^ aient patroné, sans la con-
* « Ainsi donc , la république déchirée aurait présenté le spectacle hideux dû quatorze armées, toutes réfiublieaiiies, Undes fidèles, combattani au dehors les rois et leurs esclaves, tandis qu'un autre régime militaire, une autre institution créée pour la défense de nos droits et pour la tranquillité de Paris , Tarmement de^ Tintérieur, auraksenri une ambition particulière» » — Jlfomt^tir du 28 mars 4794.
2 Barrère , Mémoires y t. I, p. 94.
3 /ôfd^t. II,p. las.
trèler, une pareille assertion, et contribuent si puissamnient à perpétuer une fable , imaginée par le gouvernement révolutionnaire, dans le double but de tromper la France et d'effrayer l'Europe sur l'étendue des ressources de la Convention.
Yoici donc la vérité toute pure sur le nombre des armées de la Convention , sur l'importance de ces armées y et sur le procédé à l'aide duquel la Convention les CRÉArr.
Le 10 juillet 1792, il y avait quatre armées, ou, pour parler plus exactement, Farmée française était divisée en quatre corps d'opérations, d'un effectif total de 190,000 hommes; savoir ;
Homme?.
Armée du Nord 48.000
Armée du Centre 47,000
Armée du Rhin 55,000
Armée du Midi 40,000
Sans compter 17,000 hommes dans les colonies, 1 1 ,000 hommes sur les côtes maritimes, 53,000 hommes dans les places : total général, St7 1,000 hommes , tant troupes de ligne que volontaires nationaux ^
C'était là l'armée que le gouvernement de Louis XVI, au moment de tomber, laissait à la révolution. La
1 Rapport du ministre de la guerre à l'Assemblée législative, le 10 juillet 4792. Moniteur du 42.