LIVRE niX-NEDVIÈME. éê
L* armée de Rhin et Moselle * , L^armée des Alpes , L'armée des Pyrénées-Orientales , L'armée des Pyrénées-Occidentales, L'armée d'Italie , L'armée de l'Ouest, L'armée des côtes de Brest , L'armée des côtes de Cherbourg.
An mois de juin suivant^ ces dix armées se réduisent à huit^ par la réunion des trois armées dn Nord^ des Ardennes et de la Moselle dans la nouvelle armée de Sambre^t-Meuse*.
Au mois de mars 1 795 , deux nouvelles armées disparaissent y Vannée des côtes de Cherbourg, qui est réunie kV armée des côtes de Brest ^j et V armée des Alpes ^ qui est réunie à l'orme d'Italie *•
Ainsi , le mois de décembre 1 ?93 est le point culminant des armées de la Révolution , quant à leur nombre ; il y en avait alors douze , dont deux , l'armée du Var et l'armée de Toulon, n'existaient pins dans les états du mois de janvier 1794.
1 C'est à tort qu'un document du ministère de la guerre , donné, dans V Histoire parlementaire de MM. Bûchez et Roux, t. XXXill, p. 271 , comme appartenant au mois de janvier 4794, mentionne l'armée de Sambre- et- Meuse j qui ne fut formée qu'au mois de juin suivant, «t sépare les armées du Bkin et de la Moselle^ qui furent réunies le \ 5 janvier 1794.
2 L'année de Sambre-et-Meuse fut formée avec les trois armées du Nord , des jérdennes et de la Moselle , qui contenait déjà celle du Rhin^^ par décret du 29 juin 4794. — Voyez le Moniteur du 30 juin.
3 Moni^wr du 5 mars 4795 ; — décret du 3. *Ibid.
Trois choses résultent donc des faits qui précèdent :
D'abord , la Convention n'avait point , pour créer les armées , le fiât solennel que lui attribue la tradition. Quand elle avait quatre armées, et qu'elle voulait en avoir huit, elle en faisait deux avec chacune des quatre premières. Voilà son procédé général de création.
Ensuite, les quatorze armées tant vantées sont absolument introuvables, et n'ont jamais existé que dans r imagination de Barrère et de ses collègues du Comité de salut public.
ËnQn , et nous soumettons cette question aux militaires , peut-on donner le nom d'armée à un corps de 16,000 hommes, comme Tarmée des Ardennes; à un corps de 15,000 hommes, comme Tarmée des côtes de Brest; à un corps de 13,000 hommes, comme l'armée des Pyrénées-Orientales ; à un corps de 10,000 hommes, comme Tarmée des côtes de Cherbourg?
Nous n'avons pas cru devoir mentionner une armée d'intérieur y portée dans les états de la guerre du mois de janvier 1794, et qui était composée de 1,500 hommes ^ Il serait plus simple, dans un tel système , de donner le nom d'armée aux régiments.
* Bûchez et Roux, Histoire parlementaire de la Révolution française, t. XXXlll,^.^'!^.