LIVRE XII
LA RÉVELLIÈRE-LÉPEÀUX.
LES TROIS CULTES DE LA RÉYOLUTIOll.
La Révellière-Lépeauz était royaliste. — Opinions de Danton, de Robespierre, de Marat et de La Révellière-Lépeaux sur la royauté. «^ Trois grands essais des révolutionnaires pour remplacer le christianisme. — Culte de la Raison. — Culte de l'Être suprême. » Culte de la Théophilanthropie. — Persécution philosophique.
La Révellière-Lépeaux, que le Moniteur de 1789 appelait M. de Lépo, était un de ces esprits vaguement curieux, si communs dans le dix-huitième siècle, étudiant capricieusement tout, et ne sachant sérieusement rien. Il était né à Montaigu en Vendée, le 25 août 1755; et, après une éducation classique et des études de droit achevées en Anjou, il vint prêter serment d'avocat au parlement de Paris. II appartenait, comme on voit, à cette génération d'avocats politiques et philosophes, dont d'Eprémesnil et Adrien Duport étaient les chefs à Paris, Mounier et Barnave en province; et qui, voulant imposer le joug des parlements à la monarchie , prit si habilement ses mesures et calcula si justement ses efforts, qu'elle renversa du même coup la monarchie et les parlements.
Le nouvel avocat avait à peine revêtu sa robe, qu'il s'en dégoûta, par le travail modeste, obscur et