‹ Histoire du directoireChapitre 99 sur 241 · IS · texte numérisé non relu

IS

tt II est rentré dans le néant, dit-il , ce monstre que le génie des rois avait vomi sur la France. Qu'avec lui disparaissent tous les crimes et tous les malheurs du monde. Armés tour à tour des poignards du fanatisme et des poisons de l'athéisme, les rois conspirent toujours pour assassiner l'humanité

» Peuple, ne crains plus leurs complots sacrilèges, ils ne peuvent pas plus arracher le monde du sein de son antpnr, ano Ift rpimor^s dft leurs propres cœurs. Infortunés, redressez vos fronts abattus^ vous pouvez encore impunément lever les yeux vers le ciel... Homme, qui que tu sois, tu peux encore concevoir de hautes pensées de toi-même. Tu peux lier ta vie passagère à Dieu , et même à l'immortalité. Que la nature reprenne donc tout son éclat, et la sagesse tout son empire. VÊtre-Suprêmen est point anéanti.

» Français, vous combattez les rois, vou§ êtes donc dignes d'honorer la Divinité. Être des êtres, auteur de la nature, l'esclave abruti, le vil suppôt du despotisme, Taristocrate perfide et cruel t'outragent en t'iûvoquant ; mais les défenseurs de la liberté peuvent s'abandonner avec confiance dans ton sein paternel. Être des êtres, nous n'avons point à t'adresser d'injustes prières. Tu connais les créatures sorties de tes mains; leurs besoins n'échappent pas plus à tes regards que leurs plus secrètes pensées. La haine de la mauvaise foi et de la tyrannie brûle dans nos cœurs, avec l'amour de la justice et de la patrie; notre sang coule pour la cause de l'humanité : voilà notre

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