‹ Histoire du directoire de la République française (volume 2)Chapitre 103 sur 152 · PROJETS DE DÉFENSE COTRE LE DIRECTOIRE · texte numérisé non relu

PROJETS DE DÉFENSE COTRE LE DIRECTOIRE

Ainsi tous les moyens de défense étaient vainement recherchés; les essais de négociation ne réussissaient pas mieux. Le Directoire se l'cf usait à tout accommodement. Les modérés du conseil des Anciens avaient fini par ne pas demander d'autre garantie que le remplacement d'Augereau par un autre général.

La réunion de Clicliy ne perdait pas courage ou plutôt elle refusait de croire au danger. Willot était le plus ardent; Imbert Colonies et les agents de l'émigration excitaient vivement les députés qui recevaient leur influence. Enfin il fut résolu de proposer la mise en accusation du Directoire. MM. Mersan,Pastoret etVaublanc furent chargés de cette commission; mais il fallait se concerter avec les hommes raisonnables du parti modéré; ils ne se refusèrent pas à seconder cette attaque, à la condition qu'en même temps le Directoire serait sonmié par un message de faire connaître ceux des représentants qu'il accusait de conspirer avec les royalistes. Cvt amendement au projet de Clichy eut pour effet d'y faire renoncer ceux qui l'avaient conçu.

Ainsi le parti que le Directoire voulait écraser, cette majorité qu'il avait résolu de détruire, sentait de plus en plus quelle était son inq)uissance, et s'abandonnait à son mauvais destin.

Le succès d^^s projets du Directoire, le sort d'un combat où l'agresseur ne devait trouver nulle résistance, ne présentaient aucun doute; tout était prêt : il n*y avait plus qu'à commander aux soldats de marcher; néanmoins c'était un grand parti à [)rendre; il y eut encore (pielques jours d'hésitation.

M. de Lavalette écrivait le 24 août : — « Le mouve- ]n(;nL ([ue je vous ai annoncé de la part de Barras est ajourné; ce (pii le recule, c'est le peu d'accord sur les

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