RELATIONS DU DIRECTOIUE AVEC LE GÉN. BONAPARTE
les ordres supérieurs du géuéral eu chef de l'année d'Italie, et le i^éuéral Bernadotte fut désiiiué pour les couimauder. Il refusa et retourna prendre sa division dans l'armée active.
Ainsi , le Directoire avait été promptement délivré des inquiétudes que pouvaient lui donner les généraux placés à sa portée ; mais avoir l'approbation du général Bonaparte, obtenir la certitude qu'on ne Tavait point' mécontenté, qu'il n'aurait ni irritation ni rancune de ce qu'on avait fait , pour ainsi dire , sous son nom sans y être autorisé , c'était le point important.
Le surlendemain du 18 fructidor, M. de Lavalette se présenta chez Barras, dont il se tenait éloigné depuis quelques jours, afin de ne pas faire supposer que le général Bonaparte fût pour rien dans cet acte de violence. — « Vous avez, lui disait Barras d'une voix menaçante, trahi la République et votre général. Depuis six semaines, nous sommes sans lettres particulières de lui. Votre opinion sur ce qui se passe nous est connue, et nous ne doutons pas que vous n'ayez présenté notre conduite sous le jour le plus odieux. Je vous déclare que le Directoire a mis hier en déhbération si vous ne deviez point partager le sort des conspirateurs qui sont en route pour la Guyane. Par égard pour le général Bonaparte, vous resterez libre, mais je viens de faire partir mon secrétaire afin de l'éclairer sur ce qui s'est fait et sur votre conduite. »
L'aide de camp répondit : — « Je n'ai trahi personne : la journée du 18 fructidor est une calamité; on ne me persuadera jamais que le gouvernement ait le droit de punir, sans jugement , des représentants du peuple, au mépris de toutes les lois. Je n'ai pas