‹ Histoire du directoire de la République française (volume 2)Chapitre 131 sur 152 · MORT DE HOCHE · texte numérisé non relu

MORT DE HOCHE

usé sa vie par les plaisirs connue par les fatigues, et sa mort avait pu être ])ré\iie assez longtemps d'avance.

Elle fut un événement considérable ; en ce moment tous les regards étaient tournés sur lui. Le général Bonaparte semblait le principal auteur du 18 fructidor; le général Hoche l'eût peut être exécuté d'une ftiçon plus funeste. Quoi (pi'il en fut, on le croyait mécontent ; sans avoir jamais témoigné le moindre sentiment d'envie ou de malveillaiu*e pour le vainqueur de l'Italie, il passait pour son rival de gloire et d'ambition ; il était facile à irriter ; il disposait d'une armée. En sa qualité de chef militaire , il avait goût à une autorité absolue et y voyait un moyen de défendre ce qu'il appelait la cause de la liberté, u 11 était, a écrit Napoléon longtemps après, d'une ambition active, inquiète, et ne savait pas attendre les événements. » — Sa mort laissait donc un vide sui* le théâtre des révolutions.

Elle donna lieu à de pompeuses célébrations. Le Directoire imprima un caractère de solennité nationale aux cérémonies qui furent ordonnées. Un discours de La Réveillère, un hymne de (Ihénier, exprimèrent une douleur publi(jue, ({ui , encore que réelle, était tempérée ])ar l'indifférence où le 18 fructidor avait plonge les esprits.

Augereau fut choisi ])our succéder à Hoche dans le commandement des deux armées, non pas qu'on eût giainle confiance en lui comme général en chef, mais la guerre avait cessé pour le moment, et il convenait d'éloigner de Paris un homme bruyant et déraisonnable, qui n'avait servi au coup d'Etat que dans l'intérêt du ])arti jacobin. Les troupes qui étaient placées dans la division militaire de Marseille furent remises sous

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