‹ Histoire du directoire de la République française (volume 2)Chapitre 86 sur 152 · DISCUSSION SUR LA MARCHE DES TROUPES · texte numérisé non relu

DISCUSSION SUR LA MARCHE DES TROUPES

cendait de la tribune, sans nier les motifs d'inquiétude qu'il avait présentés , parla contre l'urgence de la loi sur la garde nationale et demanda qu'on attendît du moins la distribution du rapport. — « L'organisation de la garde nationale ne serait pas , disait-il , une mesure assez prompte pour servir de sauvegarde contre les desseins qu'on suppose. Le Corps législatif est armé par la Constitution de moyens plus à sa portée et plus efficaces. » — Il s'associa aux regrets donnés aux ministres renvoyés. — « Si vous croyez, ajo.uta-t-il, que le Directoire se constitue en hostilité contre vous, produisez une dénonciation éclatante et signée; frappez de la foudre nationale ceux des membres de l'autorité executive qui se seraient rendus coupables. »

La discussion sur la garde nationale fut ajournée et la réponse au message apportée séance tenante. — « Le Directoire convenait qu'il y avait eu dans la marche des troupes une infraction à l'article 69 de la Constitution, qui interdisait à tout corps mihtaire de séjourner ou de passer à quinze lieues de distance du lieu oii siège le Corps législatif.

— « Le Directoire croit, ajoutait le message, que la malveillance n'a eu aucune part à cet ordre de route; il l'attribue à la simple inadvertance d'un commissaire des guerres. Il s'occupe néanmoins à recueillir sur cet objet les renseignements les plus positifs et il fera poursuivre les coupables s'il en découvre. »

— (( La réponse du Directoire ne me paraît nullement satisfaisante, dit Pontécoulant. Il nous dit que cette marche des troupes provient de l'inadvertance d'un commissaire des guerres. Pense-t-il qu'il s'agisse de jeux d'enfants? Où a-t on vu des commissaires des

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