ARMISTICE AVEC NAPLE
pouvait lui être utile , le langage qui pouvait étonner, persuader, séduire et donner confiance. Le prince Belmonte lui parlait comme à un grand homme supérieur à la cause qu'il défendait et au gouvernement qu'il servait : le général Bonaparte, à qui il convenait beaucoup de ne point être regardé comme un révolutionnaire par les cours et les cabinets de TEurope , lui répondait : — « Croyez-vous que je me batte pour ces gredins d'avocats. »
l/armistice fut signé à Milan le 5 juin , et le général Bonaparte écrivait le 7 la lettre suivante au Directoire :
— « Vous trouverez ci -joint copie de Tarmistice conclu entre les deux armées française et napolitaine. — 1 " Nous ôtons deux mille quatre cents hommes de cavalerie à l'armée autrichienne et nous les plaçons dans un lieu où ils sont à notre disposition ; — 2"" nous ôtons aux Anglais cinq vaisseaux de ligne et plusieurs frégates; — 3"" nous continuons à mettre la coalition en déroute.
« Si vous faites la paix avec Naples y la suspension aura été utile, en affaiblissant tout de suite l'armée autrichienne. Si , au contraire, vous ne faites point la paix , la suspension aura de même été utile , en ce qu'elle me mettra à portée de faire prisonniers les deux mille quatre cents cavaliers napolitains , et que le roi de Naples aura fait une démarche qui n'aura point plu à la coalition.
« Ceci me porte à traiter la question militaire : pouvons-nous et devons-nous aller à Naples? Le siège du château de Milan et la garnison des places conquises demandent treize mille hommes. La garde de TÂdige et des positions du Tyrol, vingt mille hommes;