‹ Histoire du directoire de la République Française (volume 3)Chapitre 109 sur 141 · juillet · texte numérisé non relu

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pays. Le peu qui reste se serait sauvé. Celte proclamatioD , OÙ Ton s'attribue une juridiction sur un territoire neutre, est d'un très-mauvais effet.

<r Dans la position actuelle de Tltalie , il ne faut nous faire aucun nouvel ennemi et attendre la décision de la campagne pour prendre une parti conforme aux vrais intérêts de la République. En attendant, je désirerais qu'on ne se permît aucune menace , ni aucun propos à Livourne contre la cour de Toscane. Les moindres de vos paroles et de celles de vos commissaires sont épiées et rapprochées en y attachant une grande importance ; mais l'on croit toujours être ici dans les couloirs de la Convention. »

C'était uniquement la politique qui dictait au général Bonaparte ces égards pour les princes, ces scrupules sur le droit des gens et cette fidélité aux promesses. Dans la même lettre où il réclamait une meilleure conduite des commissaires, il indiquait d'avance que le grand-duc devait être dépouillé de ses États, dès qu'une complète victoire laisserait l'Italie à la disposition du gouvernement français.

Sur un bruit qui avait couru que l'empereur François était malade et en danger de mort , le Directoire écrivait au général Bonaparte ^ : « Le grand- duc de Toscane est héritier du trône impérial. 11 n'hésitera point à se rendre à Vienne aussitôt après la mort de son frère. Il s'agira alors de l'enlever comme ennemi de la République et d'occuper militairement la Toscane. » Le 11 août, le général Bonaparte, dans une lettre adressée à M. Miot, ministre de la République à Florence, tout en lui rappelant combien il était im-

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