juillet
310 INSURRECTION DANS LE DIOCÈSE d'iMOLA.
portant de ne rien faire qui pût indisposer le grandduc, lui parlait de la maladie de Tempereur et ajoutait : — « Vous savez combien il est essentiel que je sois instruit du moment où le grand-duc se mettrait en route pour Vienne. » Ainsi quels que fussent ses desseins, il ne les soumettait pas au sens moral, mais il les subordonnait au calcul et n*entendait point qu*on le troublât dans les mesures d'ordre et de con* Yenance qu'il voulait prendre.
— (c Je vous prie , écrivait-il au commissaire Garreau , de vous restreindre désormais dans les bornes des fonctions qui vous sont prescrites; sans quoi je me trouverai obligé de mettre à Tordre de l'armée qu'il est défendu d'obtempérer à vos réquisitions. Nous ne sommes tous que par la loi. Celui qui veut usurper des fonctions qu'elle ne lui accorde point n'est pas républicain.
« Quand vous étiez représentant du peuple , vous aviez des pouvoirs illimités; tout le monde vous obéissait ; aujourd'hui vous êtes un commissaire du gouvernement; une instruction positive a réglé vos fonctions : tenez-vous-y. Je sais bien que vous répéterez le propos, ce que je ferai comme Dumouriez. >> Il est clair qu'un général qui a la présomption de commander l'armée que le gouvernement lui a confiée , sans un arrêté des commissaires , ne peut être qu'un conspirateur. »
En quittant Florence, le général retourna à Bologne; une insurrection avait commencé dans les campagnes entre Bologne et Ravenne. La petite ville de Lugo était au pouvoir d'une bande nombreuse de paysans. Ces désordres avaient surtout éclaté dans le