‹ Histoire du directoire de la République Française (volume 3)Chapitre 112 sur 141 · LE GÉNÉRAL WURMSER PASSE EN ITALIE · texte numérisé non relu

LE GÉNÉRAL WURMSER PASSE EN ITALIE

tinué, les sorties des assiégés avaient été repoussées. Le général Masséna , dont le quartier général était à Bassolengo , avait défendu les routes qui descendent du Tyrol en suivant les deux rives du lac de Garde , contre les attaques des avant-postes autrichiens et avait gardé les passages de TAdige. Ni Tune ni Vautre des deux armées n'était en position ni en état d'entreprendre une grande opération*

Cependant en apprenant de jour en jour les déplorables nouvelles de son armée , chassée de l'Italie , affaiblie , découragée et presque détruite , la cour de Vienne ne s'était point abandonnée au désespoir ; la consternation fut grande, mais cette puissante monarchie avait plus de ressources et plus d'énergie que n'en pouvait avoir le roi de Sardaigne.

Si des conseillers sages et prudents , tels que le comte de Colowrath, se hasardaient à proposer une tentative de négociation , il leur était répondu « qu'il était impossible de traiter sans l'Angleterre et qu'assurément on n'obtiendrait pas son adhésion ; que d'ailleurs, avant de se résoudre à la paix, il serait indispensable, pour ne point subir des conditions trop rudes , de faire encore des démonstrations de force ; les finances épuisées n'en donnaient pas les moyens , et sans les subsides de l'Angleterre on ne pourrait faire face aux dépenses. Ne venait-on pas aussi de se lier par un traité avec l'empereur de Russie ? Ainsi il fallait donc tenter encore avec courage la fortune des batailles. »

Mais pour mettre à exécution cette détermination, il paraissait nécessaire de changer les plans de campagne qui avaient été conçus. Les succès que le général Clairfayt avait obtenus sur les rives du Rliin, le mauvais état où l'on supposait que se trouvaient les armées

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