LE GÉNÉRAL WCRMSER PA8SB EN ITALIE
diocèse d^Imola. L'évêque était alors Barnabe Chiaramonle, qui depuis fut le pape Pie YII. Il commença dès lors celte vie de soumission et de sacrifices consentis dans lespérance d'obtenir paix et protection pour rÉglise; condescendance qui devait, à la der* nière extrémité , se changer en une sainte résistance contre la plus indigne persécution. H envoya un grand vicaire à Lugo afin d'apaiser la sédition. Il publia un mandement sur les textes : « Rendez à César ce qui est à César. — Celui qui résiste aux puissances résiste à Tordre de Dieu. — Rendez à chacun ce qui lui est dû : la crainte à qui vous devez de la crainte. »
Ni le mandement y ni la mission du grand vicaire ne réussirent à calmer les paysans; une brigade de l'armée française triompha facilement de leur résistance : la ville fut prise de vive force et livrée au pillage.
Après quelques jours passés à Bologne pour y établir une administration régulière et mettre à profit l'élan pubUc vers la liberté , le général retourna à Milan afin d'y accomplir une semblable tâche ; le château venait enfin de capituler après une défense énergique; il en avait reçu la nouvelle précisément pendant qu'il était chez le grand-duc.
Mais le moment approchait où la guerre allait reprendre une nouvelle activité et demander à l'armée de plus grands efforts de courage et de fermeté, et de plus belles inspirations au génie du capitaine qui l'avait accoutumée à la victoire.
Pendant le voyage que le général en chef venait de faire en Italie , l'investissement de Mantoue avait cou-