‹ Histoire du directoire de la République Française (volume 3)Chapitre 135 sur 141 · PBOJETS DU GÉNÉRAL BONAPARTE SUR L ITALIE · texte numérisé non relu

PBOJETS DU GÉNÉRAL BONAPARTE SUR L ITALIE

a On gâte tout en Italie ; le prestige de nos forces se dissipe; on nous compte; il est imminent, très-imnii— nent que vous preniez en considération la situation de votre armée en Italie : adoptez un système qui puisse vous donner des amis soit du côté des princes, soit du côté des peuples. Diminuez vos ennemis. L'influence de Rome est incalculable. On a très-mal fait de rompre avec cette puissance. Si j'avais été consulté, j'aurais retardé la négociation ? Toutes les fois que votre général en Italie ne sera point le maître de tout, vous courrez de très-grands risques. On ne doit pas attribuer ce langage à l'ambition; je n'ai que trop d'honneurs; ma santé est tellement délabrée que je crois être obligé de vous demander un successeur; je ne peux plus monter à cheval , il ne me reste que du courage, ce qui est insuffisant dans un poste comme celui-ci.

• w Des troupes , des troupes , si vous voulez conserver l'Italie! »

Avant même de recevoir cette lettre qui ne permettait plus l'indécision S Carnot avait compris qu'il fallait se hâter. Il se décida à reprendre tout de suite la négociation avec le prince Belmoiite. Rewbell et Barras s'étaient refusés à la continuer. Le projet de traité fut concerté le soir même entre les trois autres directeurs et Charles Delacroix, ministre des relations extérieures. Le lendemain ce projet fut apporté à la délibération du Directoire. Rewbell s'y opposa formellement, disant quç les conditions n'étaient pas honorables pour la France et déclara qu'il ne signerait point. Barras critiqua le traité d'un ton de dédain et d'un air apathique; Carnot disait que dans les circonstances où se trouvait l'armée

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